Le monde a changé

Voici quelques commentaires et certaines réactions sur le discours de l’État des Unions 2011, que j’ai retenus en parcourant une centaine de communiqué de presse.

"Le monde a changé"

Se livrant à une analyse sans concession des réalités économiques, Barack Obama a souligné que de nombreux Américains se souvenaient de l'époque, avant la mondialisation, où il suffisait de travailler dur pour obtenir un salaire et des avantages sociaux décents. Mais "le monde a changé et, pour beaucoup, le changement a été douloureux", a-t-il indiqué. "Les règles ont changé. En une génération, des révolutions technologiques ont transformé la façon dont nous vivons, travaillons et commerçons", a-t-il encore remarqué.

Face à la montée de nouvelles puissances industrielles comme l'Inde et la Chine, le président des Etats-Unis a appelé ses compatriotes à ne pas se décourager, soulignant  que l'économie de leur pays était encore la plus prospère du monde. "Oui, le monde a
changé. La lutte pour les emplois est réelle. Mais cela ne doit pas nous décourager. Cela doit nous galvaniser", a déclaré le président, en appelant ses adversaires républicains à soutenir les investissements pour  "innover, éduquer et construire mieux que le reste du monde"

Ce qui tente de dire, bienvenue dans l’ère de la mondialisation, pas convaincus que les pays industriels se sont préparés adéquatement, sauf à de rares exceptions.

Éducation

"Maintaining our leadership in research and technology is crucial to America's success," he said. "But if we want to win the future -- if we want innovation to produce jobs in America and not overseas -- then we also have to win the race to educate our kids."

A key component of Obama’s education plan is the replacement of the No Child Left Behind Act with a policy that focuses more on children at a local level.

Obama called Race to the Top, a program that awards schools with the highest quality teachers and student achievement, “the most meaningful education reform of the last century.”

Évidemment, ici on parle de la réforme scolaire, d’instaurer de l’imputabilité aux professeurs et aux gestionnaires des écoles.

The President promised that by the end of this decade, America will once again have the largest proportion of college graduates in the world through increased financial assistance from the government.

You don't have to be Republican to question whether more education spending will be a worthwhile investment in human capital or just more money poured into an inefficient and unaccountable educational establishment. Through the Education Department's "Race to the Top" grants, the administration has already demonstrated its determination to use additional funding to leverage needed reforms. One would hope a similar strategy could now be used with these new investments in higher education, getting schools to improve productivity through creative use of technology and new teaching and learning techniques.

President Obama then complimented China and India on their economic successes and their ability to act quickly to educate their children on the necessary skills to succeed in the new world.

Pas facile à dire, mais d’une triste réalité pour les pays industriels.

Innovations

Les économies ainsi réalisées devraient permettre, selon lui, de financer l'innovation technique, en particulier dans le domaine de ce qu'il appelle les "sources d'énergie propres": énergie éolienne, solaire, nucléaire,combustion propre du charbon, et gaz naturel.

Il a tenté de le faire en annonçant un agenda ambitieux axé sur l'emploi , l'innovation, et la reconquête de l'esprit de compétition. C'est ce que le Président appelle le nouveau «Spoutnik moment» pour les Etats-Unis, en référence au sursaut de la conquête spatiale américaine après le défi du lancement du satellite Spoutnik par les Russes en 1957. Aujourd'hui, ce n'est plus un satellite, mais les trains en grande vitesse en Europe ou la montée de la Chine qui doivent stimuler l'Amérique. «Nous devons faire encore mieux», a lancé Barack Obama.

L'investissement dans les techniques de pointe, notamment énergétiques,  "renforcera notre sécurité, protégera notre planète et créera des emplois innombrables" aux Etats-Unis, a-t-il ajouté, répétant l'un de ses credos.

L'Amérique est-elle en déclin? Obama se veut combatif: «Oui, le monde a changé. Mais nous sommes Américains. Nous relevons les défis», a-t-il lancé. Selon lui, «pour reconstruire l'Amérique, il faut investir dans l'éducation, la recherche et les infrastructures». «Les trains à grande vitesse vont plus vite en Chine, l'Internet est plus rapide en Corée. Nous avons un challenge devant nous», estime-il.

Difficile d’admettre que les pays émergents font mieux que les États-Unis, par contre aux cours des dernières décennies, ils ont toujours démontrer qu’il pouvait relever les défis, soyez assurer ils ne se laisseront pas faire, préparez-vous ça va jouer dur.

However, he failed to lay out a plan or even a vision as to how America might play this new game. With the soaring rhetoric and lofty ideals of his campaign now a distant memory, he instead peddled the hackneyed notion that America's answer lay in its own innate and unique brilliance. Innovation, creativity, reinvention: things no one would argue with, no one can measure, and no president can do much about.

Avenir et Recherche

«L'avenir n'est pas un don, c'est une conquête», il a d'abord fixé trois grands objectifs concrets : un million de voitures propres sur les routes américaines en 2015, doublement de la part des énergies propres dans la production d'électricité à 80% d'ici à 2035 et des trains à grande vitesse pour 80% des Américains en 2035

Les Chinois et les Indiens investissent dans l'éducation et la recherche, a-t-il averti, jugeant que la compétition serait rude.

Nous devons surclasser le reste du monde dans les domaines de l'innovation, de l'éducation et de la construction [...]. C'est comme cela que nous allons gagner dans le futur", a-t-il lancé aux parlementaires américains.

Il a dévoilé sa vision en trois points : investir dans l'innovation, réformer et investir dans l'éducation, et reconstruire les infrastructures vieillissantes.

Concernant l'innovation, le président américain a indiqué qu'il fallait conserver le leadership en matière de recherche et de technologie, qui représente un enjeu vital pour le pays.

"Dans quelques semaines, je vais faire parvenir au Congrès un budget qui va nous aider à atteindre cet objectif. Nous allons investir dans la recherche biomédicale, dans les technologies de l'information et plus particulièrement dans les énergies propres - un investissement qui va renforcer notre sécurité, protéger notre planète et créer d'innombrables emplois pour notre peuple", a-t-il affirmé.

Économie

"We do big things." "Nous faisons de grandes choses." C'est la conclusion d'un discours sur l'état de l'Union 2011 placé sous le signe de l'économie, de la création d'emploi et de l'innovation. Barack Obama propose à ses concitoyens de "remporter la bataille de l'avenir." Un avenir que le président veut bipartisan, appelant républicains et démocrates au compris. Débriefing.

Productivité

But Obama made it clear that Americans are still leading the pack. “America still has the largest, most prosperous economy in the world. No workers are more productive than ours. No country has more successful companies, or grants more patents to inventors and entrepreneurs. We are home to the world’s best colleges and universities, where more students come to study than any other place in the world,” said Obama

Nous sommes en pleine guerre économique, notre principal client sont les américains et ils sont les plus productifs, pauvre Canada, on risque de subir de sérieux dommages collatéraux.

Emplois et chômage

Obama avait décidé cette fois de redonner confiance à son peuple, alors que celui-ci affronte un taux de chômage persistant de 9,4% , qui laisse 14 millions de personnes sans emploi. «Oui le monde a changé. La lutte pour les emplois est réelle. Mais cela ne doit pas nous décourager, cela doit nous stimuler».

The President sympathized with how the job market went from a place where “if you worked hard, chances are you’d have a job for life, with a decent paycheck, good benefits, and the occasional promotion,” to a place where businesses are shutting down, people are losing money, and others are losing their jobs all together.

Obama credited the advances in technology to the shrinking of the job market. Factory jobs no longer need as many workers and some jobs don’t require humans at all anymore.

Which is a shame, because unemployment remains the country's No. 1 problem over the next few years: The high rate of joblessness is a drag on both short-term growth and long-term human capital, as time out of work tends to degrade skills.

The economy is recovering, but not quick enough: If we doubled the 103,000 jobs the economy created in December, it'd still take more than five years to return to full employment. The country needs to address our long-term challenges, but doing so isn't a substitute for solving the crisis we're facing right now. And I fear that the situation is even a bit worse than that: Both parties, for different reasons, are using action on long-term challenges to distract from inaction on unemployment.

Délocalisation

"Ma priorité numéro un est de m'assurer que nous sommes compétitifs, que nous connaissons la croissance, et que nous créerons des emplois, non seulement aujourd'hui mais dans le futur", a-t-il dit.

"L'enjeu actuel (...) est de savoir si de nouveaux emplois et de nouvelles industries s'enracinent dans notre pays ou ailleurs"

But making America more open for business addresses just one part of our national economic decline. The other challenge is how to make our corporations more open to doing business in America.

"Maintaining our leadership in research and technology is crucial to America's success," he said. "But if we want to win the future -- if we want innovation to produce jobs in America and not overseas -- then we also have to win the race to educate our kids."

 

Michigan residents who have seen their jobs, their employers and even entire industries relocate overseas won't dispute the president's assertion that the crucial competition is the global contest for 21st Century jobs. For those Michiganders, the news that the White House plans to continue pressing for competiveness-boosting initiatives ranging from tax credits for college tuition to high-speed rail and corporate tax reform is a relief.

 

Mondialisation

U.S. corporations can't sit on their nearly $2 trillion in cash reserves forever - but that doesn't mean they're going to invest their stash in job-creating enterprises within the United States.

In recent weeks, several leading corporations have boosted their dividends and buybacks of their own stock. Those are legitimate ways to use their money, but as job generators they fall short even of John Maynard Keynes's facetious proposal to hire people to bury banknotes in the ground and then dig them up again.

Il faut être réaliste la mondialisation profite principalement à trois entités.

1)     Les multinationales qui délocalisent en faisant des milliards de profits.

2)     Les banques qui jubilent, car ils vivent sur les dettes, imaginer les dettes des pays souveraines se situent environ à 41 trilliards pour 2011, et toute la population qui se sont surendettés depuis une décennie, un vrai souper à 7 couverts.

3)     Et bien sûr, les pays émergents, qui font des trilliards de profits, quand les pays industriels font des trilliards de déficits, en espérant d’avoir au moins 2 % de PIB d’accroissement.

Déficit

"Notre pays approche du bord du précipice. Nous sommes arrivés à un moment où si la croissance du gouvernement n'est pas maîtrisée, le meilleur siècle des Etats-Unis aura été le dernier", a-t-il accusé dans la réponse républicaine officielle au discours présidentiel.

Les Américains s'inquiètent de voir le déficit atteindre 1.300 milliards de dollars et la dette fédérale monter. Celle-ci risque d'atteindre son plafond autorisé de 14.300 milliards de dollars d'ici au 31 mars.

Républicains et démocrates divergent quant à la méthode pour résoudre ces questions budgétaires: les premiers veulent fortement réduire les dépenses; les seconds veulent imposer plus lourdement les Américains les plus riches.

Réactions

Pour l'opposition, le président des Etats-Unis a "présenté un plan de préservation des déficits", a déclaré le chef du parti républicain à la Commission financière du Sénat, Jeff Sessions. Pour le leader des républicains au Sénat, le gel des dépenses gouvernementales sur cinq ans (...) n'est pas suffisant".

Paul Ryan a été choisi cette année par le Parti républicain pour répondre officiellement au discours de l'état de l'Union prononcé par Barack Obama. Non seulement parce qu'il est depuis 1998 député du Wisconsin, mais aussi pour son statut de président de la commission budgétaire à la Chambre des représentants. Tout un symbole pour le GOP qui compte bien en découdre avec l'administration Obama dans quelques semaines, lors du vote sur le montant limite de la dette américaine. Sans surprise, Ryan tacle le président sur les dépenses engagées par le gouvernement, critique la réforme du système de santé et appelle à de nouvelles réductions d'impôts. Regardez sa réponse en vidéo.

Baisse de l'impôt sur les sociétés

"Ce soir, je demande aux démocrates et aux républicains de simplifier le système. Supprimez les niches fiscales.Uniformisez les règles et utilisez les économies pour abaisser le taux de l'impôt sur les sociétés pour la première fois en 25 ans, sans augmenter notre déficit", a déclaré le président dans son allocution de politique générale dite discours sur l'état de l'Union.

Le taux maximal de l'impôt sur les entreprises est actuellement de 35 % aux Etats-Unis, mais de nombreuses niches permettent aux entreprises, surtout les plus grandes, de réduire leur imposition.

Pas de cadeaux fiscaux aux pétroliers

Barack Obama s'en est pris en particulier aux "milliards de dollars de cadeaux" fiscaux accordés aux groupes pétroliers, qu'il a demandé aux élus d'abroger purement et simplement. "Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais elles se débrouillent très bien toutes seules. Au lieu de subventionner l'énergie du passé, investissons dans celle de demain", a dit le locataire de la Maison blanche.


2011 State of the Union Address


Sources :

1)      Le discours de l'état de l'Union

2)      Obama parle économie et économies

3)      L'emploi au coeur du discours sur l'état de l'Union d'Obama

4)      Discours sur l'état de l'Union: Obama appelle à investir davantage dans l'innovation, l'éducation et les infrastructures

5)      Que faut-il retenir du State of the Union de Barack Obama ?

6)      3 audios provenant de bfm

7)      USA - Obama prônera un gel des dépenses budgétaires

8)      The more the State of the Union changes, the themes stay the same

9)      Obama's state of the union address: panel verdict

10)  Editorial: Growing jobs in a world transformed

11)  Obama addresses future of education

12)  Obama Delivers State of the Union Address – Focuses on Economy, Education, and Clean Energy

13)  Think bigger, Mr. Obama

14)  On public investment, Republicans again show they aren't serious

15)  What about the short term?