Le père de l'assurance maladie prône le REER obligatoire

Toujours la même solution, on augmente les taxes, évidemment où va vous siphonner encore plus, parce que vous n’économisez pas assez pour votre retraite, il faudrait au moins qu’il nous en reste, c’est tellement pathétique comme raisonnement

Une telle solution aurait dû être suggérée, il y a 15 ans, pas maintenant où la cohorte des baby-boomers va se retrouver sous le seuil de pauvreté dans les prochaines années.

J’ai ajouté des commentaires dans l’article et lisez la solution que la FCEI a suggérée pour aider les retraites du peuple envoyé au ministre Flaherty, elle est assez acide, à la fin de cet extrait de La Presse.

En fait, ce sont les seuls qui ont assez de courage de dire la vérité, c’est assez ! la retraite dorée payée par le peuple.

Extrait de : Le père de l'assurance maladie prône le REER obligatoire, Stéphanie Grammond, La Presse, 11 janvier 2011


Selon les conclusions d'un rapport rendu public mardi, les travailleurs ayant atteint l'âge de 35 ans et qui ne participent pas à un régime d'employeur devraient être tenus de cotiser 5% de leur revenu de travail.

 (Montréal) Le système de retraite au Québec est malade. Sans remède, plus de la moitié des travailleurs devront réduire significativement leur niveau de vie à la retraite, prévient Claude Castonguay.

Il n’ose pas le dire, mais c’est surtout le seuil de pauvreté
qui les attendent.

Sa prescription? La mise en place d'un REER obligatoire pour tous les travailleurs qui ne bénéficient pas déjà d'un régime de retraite avec leur employeur.

«Après une quarantaine d'années où les mesures facultatives n'ont pas donné les résultats escomptés, il faut bien se rendre à la conclusion qu'il faudra imposer quelque chose», a expliqué à La Presse celui que l'on considère comme le père de l'assurance maladie.

Et oui ! nos chers politiciens pensant seulement à court terme, ils ont juste oublié à moyen terme que le système n’était pas viable,
et maintenant on se retrouve avec la patate chaude.

Les gouvernements ont bien tenté d'encourager les entreprises à mettre en place un régime de retraite, malgré tout, le nombre de régimes a fondu de plus de moitié en 25 ans au Québec.

Désormais, à peine le tiers (37%) de la main-d'oeuvre québécoise participe à un tel régime. Dans le secteur privé, à peine un travailleur sur cinq a un régime de retraite, rapporte M. Castonguay, fellow invité au Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (CIRANO), dans une étude diffusée hier.

Selon lui, l'actuel régime enregistré d'épargne-retraite (REER) ne joue pas non plus son rôle, même après 50 ans d'existence. Les aînés tirent à peine 2% de leurs revenus du REER, et cette proportion diminue. «Les gens économisent dans leur REER, mais ils ne conservent pas l'argent pour leur retraite», a constaté M. Castonguay.

C'est pourquoi il propose la mise en place d'un nouveau REER obligatoire immobilisé, dans lequel les travailleurs ne pourraient pas puiser, sauf pour l'achat d'une maison.

Plusieurs pays ont déjà mis en place des régimes semblables, notamment le Danemark, la Suède et l'Australie. Au Canada, la Saskatchewan a aussi instauré un tel régime, mais les individus ont le droit de ne pas y adhérer.

Par contre, en Suède, cette décision a été prise au début des années 98, de plus il n’y a aucune disparité de régime entre le secteur privé et public, tout le monde est sur la même enseigne, petit détail qu’ils ont tous tendance à oublier, notre élite intellectuelle !.

Contribution de 5%

Selon M. Castonguay, tous les travailleurs de 35 ans et plus devraient verser 5% de leurs revenus de travail (de 25 000$ jusqu'à 70 000$ environ) chaque année. Les cotisations seraient déductibles d'impôt, allégeant ainsi le fardeau.

Les sommes seraient prélevées à la source, comme les contributions au Régime des rentes du Québec (RRQ).

Les sommes s'accumuleraient dans le compte individuel de chaque travailleur. Mais ceux-ci ne prendraient aucune décision de placement.

Système équivalent par point, tel que la Suède.

«Je propose que les sommes soient confiées à un petit organisme qui confierait la gestion aux meilleurs gestionnaires de fonds, plutôt qu'à la Caisse de dépôt qui n'a pas eu de bons rendements ces dernières années», a dit M. Castonguay.

Sur ce point, je suis d’accord, on se sauve de cette institution,
il y a trop politique qui gravite autour.

La centralisation de la gestion des actifs permettrait d'éviter que les investisseurs ne soient victimes de fraude financière, tout en permettant de réduire considérablement les frais de gestion. «On pourrait parler de frais de l'ordre de 0,5% par année, par rapport à plus de 2% dans les fonds communs de placement», a avancé l'économiste.

À partir de 65 ans, les travailleurs utiliseraient l'argent accumulé pour se procurer une rente viagère auprès d'une institution accréditée. Ils ne risqueraient donc pas d'épuiser leurs économies avant leur décès.

La meilleure option

Le REER obligatoire est l'option la plus avantageuse pour le Québec, estime M. Castonguay.

Celui-ci n'est pas favorable à la bonification de la couverture de la RRQ et de son pendant, le Régime de pensions du Canada, comme l'a déjà suggéré le gouvernement Harper.

Une telle réforme serait difficile à effectuer au Québec, à cause du déséquilibre financier de la RRQ qui a davantage souffert des mauvais rendements au cours de la crise du crédit. Les changements risqueraient de se faire sur le dos des générations futures, ce qui serait injuste.

Exacte, puisque le RRQ va être à sec en 2039, c’est encore vous les jeunes qui allez tenter de renflouer le manque d’argent.

En plus, les employeurs devraient fournir une partie de l'effort, ce qui en inciterait plusieurs à saborder leur régime actuel, craint M. Castonguay.

Raisonnement typique d’un individu qui n’a jamais créé de la richesse, avec toutes les charges de la masse salariale, que l’employeur doit payer,
il n’est même plus compétitif.

Il ne croit pas non plus au projet présenté en décembre dernier par le ministre des Finances du Canada. Le nouveau Régime de pension agréé collectif se veut une option d'épargne simple et peu coûteuse pour les travailleurs autonomes et les PME.

Or, ce nouveau mécanisme ne serait pas obligatoire. «La démonstration a été faite que cette voie-là ne donne pas les résultats, dit M. Castonguay, et je ne crois pas qu'elle en donnera davantage.»


FCEI veut corriger l’écart entre les pensions publiques et privées avant d'hausser le RPC.

La lettre demande aux ministres des Finances d'étudier l'écart grandissant entre les pensions de la fonction publique et les instruments de retraite disponibles aux autres Canadiens. La FCEI réclame que les gouvernements appliquent les mesures suivantes avant d'obliger les Canadiens à cotiser un sou de plus :

·         mettre fin aux possibilités de retraite anticipée,

·         assurer un partage égal et équitable des coûts liés à la retraite et des prestations offertes aux retraités,

·         et faire preuve de transparence en rendant compte de toutes leurs obligations relatives aux prestations de retraite des fonctionnaires.


Le 13 décembre 2010

L'honorable James Flaherty

Ministre des Finances

Finances Canada

140, rue O'Connor

Ottawa (Ontario) K1A 0G5

RENFORCER LE SYSTÈME CANADIEN DE REVENU DE RETRAITE

Monsieur le Ministre,

En prévision de votre rencontre avec vos homologues provinciaux et territoriaux à Kananaskis, je vous écris pour faire suite à notre correspondance antérieure au sujet des discussions sur les moyens de renforcer le système canadien de revenu de retraite. Comme vous le savez, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) a exprimé de grandes inquiétudes lorsque, à l’issue de la réunion ministérielle de juin qui s’est tenue à l’Île-du-Prince-Édouard (Î- P.-É.), on a largement appuyé l’idée d’augmenter les cotisations au Régime de pensions du Canada (RPC) ainsi que les prestations qui en découlent.

Lors de la réunion à l’Î.-P.-É., la FCEI a fait savoir que, dans le cadre d’un sondage réalisé en 2010, 71 % de ses membres sont opposés à l’augmentation obligatoire des cotisations au RPC. Bien qu’une augmentation « modeste » du RPC ne soit pas la seule recommandation résultant de cette réunion, elle semblait toutefois être l’élément principal de la stratégie visant à accroître le revenu de retraite.

La FCEI s’alarme du fait que le Congrès du travail du Canada (CTC) ait proposé qu’on double les prestations du RPC. Par ailleurs, à la suite de la réunion à l’Î.-P.-É., d’autres groupes ont également recommandé une hausse importante du RPC, soit en augmentant le niveau des bénéfices, soit en haussant le maximum du revenu ou des gains donnant droit à une pension. Or, toutes ces propositions négligent un aspect très important : l’incidence que l’augmentation des cotisations au RPC aura sur l’économie, l’emploi et les salaires.

Afin de cerner ces éléments qu’on a passé sous silence, la FCEI a mené une étude économétrique sur l’impact de la proposition du CTC avec le concours de Peter Dungan de la Rotman School of Business. Voici les résultats clés de cette étude (le rapport intégral est disponible à www.cfibfcei.ca/cfib-documents/rr3210f.pdf) :

·         Il faut un délai de 40 ans pour mener à bien le projet de doublement des prestations du RPC; cela veut dire que peu de Canadiens ayant plus de 30 ans à l’heure actuelle auraient lapossibilité d’en bénéficier de leur vivant.

·         Pour doubler les prestations, il faudrait des cotisations supplémentaires de 1 300 $ par an de lapart des employés pour ceux qui ont atteint le maximum des gains ouvrant droit à une pension.

·         Elles s’ajouteraient au supplément de 1 300 $ que les employeurs cotisent pour chacun de leurs employés.

·         Ce qui est le plus inquiétant, c’est que la proposition du CTC coûterait à l’économie (et aux Canadiens) 1,2 million années-personnes d’emplois.

Tout cela est d’autant plus préoccupant que l’économie émerge à peine d’une récession débilitante.

Il est également important de se rendre compte que d’autres impôts sur la masse salariale sont déjà en hausse à l’échelle du Canada. Bien que le gouvernement augmente les cotisations à l’assurance-emploi (AE) moins rapidement que ce qu’il avait prévu à l’origine, elles seront majorées dès 2011 pour atteindre des taux sensiblement élevés au cours des prochaines années. La plupart des régimes d’indemnisation des accidents du travail, particulièrement celui de l’Ontario, sont en mauvaise posture et les cotisations ne cessent d’augmenter. Dans plusieurs provinces, le salaire minimum a également connu une hausse importante au cours des dernières années, et il est question de l’augmenter davantage. Par conséquent, les petites et moyennes entreprises (PME) font face à un coût par employé qui augmente substantiellement, et ce, au moment où nous peinons à nous relever de la récession, ce qui décourage la création d’emplois.

Il est également important de se rappeler que chaque mesure engendre une conséquence à l’opposé. Relever les prestations du RPC risque de pousser les Canadiens à restreindre leurs cotisations personnelles au REER, au CELI et à d’autres actifs à long terme. Par ailleurs, une augmentation des cotisations au RPC peut obliger les employeurs à diminuer leurs cotisations au REER collectif, au RER et à d’autres instruments d’épargne-retraite.

Malgré ces nombreuses pressions, les employeurs comprennent bien la nécessité d’améliorer le système d’épargne-retraite au Canada. À cette fin, la FCEI a proposé des solutions pratiques qui sont indiquées dans son récent rapport disponible à www.cfib-fcei.ca/cfib-documents/5466f.pdf .

Un moyen simple par lequel les gouvernements pourraient permettre aux petites entreprises d’offrir un REER collectif à son personnel est de supprimer les cotisations qu’elles sont obligées de verser au régime des employés. Par exemple, actuellement, si un employeur offre un régime donnant droit à une pleine pension (comme le RPA), il n’est soumis à aucune charge sociale sur ses cotisations; pourtant, dans le cas des REER, il est obligé de verser des cotisations à l’AE et au RPC sur ses contributions. Cette pratique n’est pas équitable, car la plupart des petits employeurs ne sont même pas en mesure d’offrir un plan de retraite privé étant donné le coût et les formalités administratives que cela implique.

Avant tout, les gouvernements doivent faire en sorte que les Canadiens disposent de ressources financières suffisantes pour épargner en vue de leur propre retraite.

Particulièrement au Québec, que l’on siphonne
le contribuable de tous bords.

À cet égard, nous vous demandons de prendre en considération l’écart grandissant entre les pensions des fonctionnaires et les instruments d’épargne-retraite à la disposition des autres Canadiens.

Il est extrêmement difficile d’économiser en vue de notre propre retraite lorsque nous finançons aussi massivement la retraite des millions de fonctionnaires.

C’est pourquoi le gouvernement devrait envisager les mesures suivantes avant d’obliger les Canadiens à cotiser un sou de plus : mettre fin aux possibilités de retraite anticipée, assurer un partage égal et équitable des coûts liés à la retraite et des prestations offertes aux retraités et repenser les régimes à prestations déterminées à l’intention des nouvelles recrues.

En ce qui concerne les pensions auxquelles les fonctionnaires ont droit, il est vital, à notre avis, que les Canadiens soient informés de l’étendue des coûts et des obligations qui y sont liés. Bien que certains gouvernements et agences du secteur public établissent un cadre pour les prestations, il semble qu’il n’existe aucune méthodologie commune, ni base de données exhaustive à cette fin.

Incroyable, mais exact, leur déficit actuariel ressemble plus à une fumisterie comptable que la réalité des obligations engagées, pauvre peuple, on ne sait même pas dans quel bateau nos politiciens nous ont embarqués.

Les récents articles dans les médias sur les engagements de retraite non capitalisés au niveau des municipalités, des divisions scolaires, des universités et des gouvernements finissent par rendre les contribuables canadiens très nerveux relativement à l’avenir. De plus, les prestations complémentaires de santé et de soins dentaires pour les fonctionnaires à la retraite semblent être encore plus obscures pour le grand public. Par exemple, à notre connaissance, les engagements non capitalisés en matière de soins de santé pour les retraités des Postes Canada s’élèvent à trois milliards de dollars. Il reste à savoir combien il existe de telles obligations dont les coûts sont faramineux. Il y a fort à parier qu’elles sont nombreuses.

Les contribuables canadiens ont le droit de connaître l’ensemble des engagements en jeu.

Nous estimons que, avant d’obliger les Canadiens à cotiser davantage aux charges sociales, le gouvernement devrait d’abord faire preuve de transparence en rendant compte de toutes ses obligations relatives aux prestations de retraite des fonctionnaires.

Transparence : est un mot qui semble être très obscur,
dans notre démocratie.

Nous demandons à tous les ministres d’étudier cet enjeu important en adoptant une approche pancanadienne et une méthodologie commune.

Finalement, si les gouvernements tiennent absolument à l’idée d’augmenter les cotisations au RPC, nous leur recommandons de le faire uniquement pour les employés en maintenant les cotisations des employeurs au niveau actuel. Cela se justifie par la logique du régime d’AE dans le cadre duquel les employeurs paient 60 % alors que les employés ne versent que 40 %. Après tout, même si une telle augmentation touche le salaire immédiat des employés, elle déplace simplement leur revenu actuel vers l’avenir. Par contre, elle n’engendre aucun avantage futur pour les employeurs et ne représenterait qu’une autre hausse de taxes sur la masse salariale.

Je vous remercie de l’attention que vous porterez à ces importants éléments de réflexion. Sachez que la FCEI est entièrement disposée à collaborer avec votre gouvernement sur les questions évoquées dans la présente.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, mes salutations distinguées.

Catherine Swift

Présidente et chef de la direction

CC : Ministres des Finances provinciaux

Source : Renforcer le système canadien de revenu de retraite, FCEI, 13 décembre 2010


 

  1. gravatar

    # by Charles - 12 janvier 2011 à 11 h 31

    C'est d'abord un problème d'éducation. Si on donnait des cours de planification financière à l'école, les jeunes comprendraient l'importance de ne pas dépendre du gouvernement pour la retraite tellement les allocations sont minimes.

    On fait le contraire, non seulement on n'enseigne pas mais on cache la vérité à la population en ne voulant pas les alarmer. Croyant que tout va bien et que la retraite est fournie par l'état, on dépense notre argent.

    C'est un cercle vicieux et là le gouvernement veut régler le problème en nous alourdissant encore plus. Soit ce n'est pas sérieux, soit je rêve.