L’Europe - Mondialisation

Cahier spécial : Le dérapage de la mondialisation

L’Europe

La forte croissance des pays émergents tire vers le haut les prix des matières premières et des carburants. Ce sont désormais eux qui dictent le rythme de l’économie mondiale. Et l’Europe, entre austérité et chômage, a du mal à suivre.

Alors que les économies occidentales sont à la traîne, la Chine, l’Inde et le Brésil accélèrent le pas. Aujourd’hui ce sont les pays émergents qui donnent le rythme de l’Économie mondiale et déterminent les prix. Résultat : une tendance générale à la flambée des prix, au plus mauvais moment pour les économies des pays riches, qui risquent ainsi d’avoir à supporter le double fardeau d’un développement anémique et d’une inflation galopante.

Ce qui est en train de se produire sur les marchés mondiaux préfigure donc une année 2011 dure et difficile pour les consommateurs, en Occident surtout. En cette période où le chômage est élevé et où les revenus stagnent, les augmentations vont pleuvoir : l’essence à la pompe sera plus chère. Les grands distributeurs annoncent déjà aux détaillants que les prix de presque tous les produits courants – viande, pain ou jeans – vont, eux aussi, augmenter. Ce qui compliquera non seulement les budgets des familles, mais aussi ceux des États.

Trade Balance G20Source : (3)

Une fois encore, l’Europe peine à trouver une position commune, cette divergence se traduit par l’absence d’une véritable politique européenne, (l’Allemagne est très dépendante de ses exportations), britannique et scandinave envers toute mesure de type protectionniste, évidemment ils exportent principalement dans les pays émergents.

Alors, pour la première fois les États-Unis sont prêts à changer les règles de la mondialisation, arrêter de penser à court terme :

Vous êtres redevables au peuple, pas aux multinationales

soyez assurés, ils vont s’ajuster en conséquence.

Selon la Banque mondiale, les économies émergentes devraient afficher une progression en moyenne deux à trois fois plus rapide que «les pays à revenu élevé».

Les perspectives se présentent de façon très contrastée, en faveur des pays en développement qui devraient afficher une progression en moyenne deux à trois fois plus rapide que «les pays à revenu élevé», autrement dit l'Europe, l'Amérique du Nord et le Japon.

Pour le premier groupe l'expansion devrait s'élever à 6 % cette année (après 7 % en 2010) et 6,1 % en 2012, pour l’Union européenne,
elles sont de l’ordre de 1,8 %.

Ainsi, la différence entre le PIB en parité de pouvoir d’achat et le PIB nominal chinois est de 80 %. Théoriquement, cela signifie que les Européens pourraient taxer à 80 % de droits de douane les produits chinois importés pour conjurer cette concurrence déloyale ! Ce qui est irréalisable.

Mais cela signifie que la guerre des changes menée par la Chine et d’autres pays exportateurs à monnaie sous-évaluée risque à terme de détruire les industries des pays occidentaux, notamment européens, les plus vulnérables face au dumping social asiatique.

 

L’ouvrier européen

 

Il est clair que l’ouvrier européen est en situation de concurrence totalement déloyale face à l’ouvrier chinois, dénué de protection sociale et sous-payé., cela est accentué par l’effet multiplicateur du yuan sous-évalué.

 

·         Ainsi, en refusant de remettre en question le dogme de l’euro fort,

·         les États européens pénalisent leurs exportations,

·         s’interdisent tout effet d’allégement de la dette

·         et s’imposent une rigueur insoutenable au détriment de la relance.

Source : (11)

Alors, sur quelle règle divine qui empêche de changer les règles du jeu de la mondialisation, les Américains disent oui, alors pour une fois que la porte est ouverte, il est peut-être temps de corriger le tir, car vous risquez de danser tout seul !

Je vais citer de nouveau le commentaire de M. Jarislowsky :

À moins de vouloir perdre notre niveau de vie, nous devons agir afin de neutraliser l'effet du déséquilibre salarial, en passant du libre-échange au libre-échange équitable.

 

Selon moi, il s'agit de la seule façon d'éviter d'autres années de recul pour l'Occident, (14).


Cahier spécial : Le dérapage de la mondialisation

Table des matières

Le dérapage de la mondialisation

Le monde dans lequel nous vivons doit-il changer ?

La deuxième phase de la mondialisation

Les bienfaits de la mondialisation provenant de notre élite intellectuelle

Que doit-on faire ?

Deux positions différentes et tous deux ont raison, que fait-on ?

La mondialisation, un vice de forme

Séoul, G20

Les États-Unis

La solution proposée par M. Jarislowsky

L’Europe

Le Canada

Les exportations

La dette du pays

Une crise immobilière

En résumé :

Le Québec

Source

Version PDF : Le dérapage de la mondialisation