Moins de syndicats, moins de déficits?

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Extrait de : Moins de syndicats, moins de déficits?, Martin Croteau, La Presse, 07 janvier 2011

(Montréal) Des États américains jonglent avec la possibilité de restreindre le pouvoir des syndicats afin d'assainir leurs finances publiques, une tendance qui préoccupe les centrales québécoises. Mais d'autres estiment qu'il est grand temps que la province se dote de mesures semblables.

Aux prises avec des déficits croissants, les élus d'une dizaine d'États américains, dont le Maine, proposent de nouvelles lois qui viseront à limiter la force de frappe des syndicats, a rapporté cette semaine le New York Times. Si elles sont adoptées, les mesures toucheront particulièrement les associations qui représentent les fonctionnaires.

Récemment élu gouverneur de l'État de New York, le démocrate Andrew Cuomo envisage un gel salarial pour tous les travailleurs du secteur public pendant un an. Le projet permettrait d'économiser jusqu'à 400 millions US. D'autres États étudient des mesures qui pourraient affaiblir les syndicats à long terme. Des élus républicains du Maine, de l'Ohio et de l'Indiana, notamment, songent à bannir l'adhésion et la cotisation obligatoires à des syndicats, une mesure appelée right-to-work qui a déjà cours dans 22 États du sud et de l'ouest américain.

«Nous savons qu’une réglementation excessive du marché du travail, tel que l’obligation d’adhérer à un syndicat est un facteur important pour l’investisseur privé, la prospérité de la région et la migration des individus.

Droit de non-affiliation : Donne le choix aux travailleurs d'adhérer librement à un syndicat, permet aux salariés qui ne souhaitent pas devenir membres d'un syndicat de payer moins de cotisations ou de ne pas en payer du tout.

Le droit de la non-affiliation (Right to Work) modifie le comportement des unions sur la négociation des travailleurs. Un État où le droit de la non-affiliation est appliqué, l’union doit travailler pour garder la fidélité du travailleur pour qu’il reste dans l’union et de payer ses cotisations syndicales.

Les syndicats sont plus susceptibles de se concentrer sur les questions fondamentales, telles que : la rémunération, les avantages et les conditions de travail qui offrent des avantages immédiats pour les travailleurs, et moins susceptibles à négocier des accords complexes qui renforcent leur contrôle sur le lieu de travail au prix d’entraver la productivité.

En conséquence, les syndicats qui sont assujettis au droit de la non-affiliation deviennent moins un frein sur la productivité, mais pas au détriment des travailleurs.

Les avantages pour les employeurs sont évidents ; dans un État où le droit de la non-affiliation existe, les d'employeurs reçoivent plus de productivité pour chaque employé.

Pour les salariés, le bénéfice d'une loi ‘Right to Work’ peut être moins évident, mais influence inévitablement l'économie fondamentale : La productivité du travail incite aux futurs employeurs à s'y installer, donc, plus de  demandes pour la main-d'œuvre, plus d'emplois sont offerts et augmentent les salaires attachés à ces emplois.

On remarque empiriquement que les emplois et les salaires augmentent plus rapidement dans les États où le droit ‘Right to Work’  existe, une proposition gagnante-gagnante pour les travailleurs et les employeurs.

Nous pouvons facilement le constater depuis une décennie, les fabricants d’automobiles se déplacent vers les États où le droit de la non-affiliation existe.»

Right to Work States - 2010

 

Leur argument principal: rétablir l'équilibre face à des centrales puissantes qui influencent le cours des campagnes électorales, et qui plombent les finances publiques à cause des généreuses caisses de retraite dont bénéficient leurs membres. Si elles sont adoptées, ces mesures réduiront les sommes qui sont versées dans les caisses des centrales. Leur pouvoir de négociation et leur influence politique s'en trouveront réduits.

Pour sa part, le nouveau gouverneur du Wisconsin, Scott Walker, souhaite carrément retirer aux travailleurs du secteur public le droit de se syndiquer et de négocier des conventions collectives.

«Ça nous préoccupe dans la mesure où le dernier budget du gouvernement du Québec s'inspire déjà de plusieurs politiques de la droite américaine», affirme Michel Parenteau, directeur adjoint du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui représente 90 000 travailleurs du secteur public.

Il souligne en outre que le gouvernement Charest a déjà augmenté les tarifs d'électricité, la taxe sur l'essence, la TVQ et imposé une taxe santé de 200$.

Mais d'autres estiment que le Québec doit s'inspirer des mesures envisagées aux États-Unis. L'économiste Youri Chassin, de l'Institut économique de Montréal, souligne que les lois qui encadrent le travail dans la province sont uniques et elles donnent beaucoup de pouvoirs aux centrales syndicales. Selon lui, les travailleurs qui oeuvrent dans un milieu syndiqué devraient pouvoir choisir s'ils adhèrent ou non à leur association.

«Il y a un débat à faire sur le droit de s'associer ou de ne pas s'associer, ce qui est reconnu à peu près partout, estime-t-il. Le Code du travail du Québec est jugé comme étant contraire aux droits de l'homme à peu près partout ailleurs dans le monde.»

Notre code du travail est complètement désuet, et favorise outrancièrement les syndicats, pourquoi pensez-vous qu’il n’y a plus d’investissement majeur privé autre que les ressources naturelles au Québec, car notre environnement d’affaires n’est plus compétitif, par rapport à nos voisins de proximité.

Mais il reconnaît que les lois envisagées par les États américains ne constituent pas une panacée face aux problèmes des finances publiques. Il cite en exemple le passif des caisses de retraite du secteur public québécois, qui oblige le gouvernement à emprunter 67 milliards chaque année.

«Ce problème ne se règle pas nécessairement sur la base de la possibilité d'une législation back-to-work, convient M. Chassin. C'est vraiment dans la négociation de ses conventions collectives que le gouvernement doit considérer l'impact à long terme.»

Ah Oui, nos chers déficits actuariels des fonds de pension de nos fonctionnaires, pensez-vous que l’on va avoir les moyens de vous donner une retraite dorée, quand nous n’avons même plus les moyens de payer les comptes courants. La seule différence avec les gouverneurs américains et le notre ministre Charest, c’est que les syndicats américains ne peuvent acheter le silence de leurs gouverneurs.

Dans leur bilan de fin d'année 2010, des centrales syndicales québécoises ont exprimé leur inquiétude face à l'essor des mouvements de droite. Elles font notamment allusion au nouveau Réseau Liberté-Québec, qui prône la réduction de la taille de l'État et une vaste remise en question du «modèle québécois».

«On sent qu'il y a une montée de la droite assez profondément antisyndicale», convient la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau.

Il le faut, car on se dirige vers une décote, vous être un exemple typique de chef syndical de confrontation, qui va préférer que le Québec fasse faillite avant de perdre un seul et unique privilège. Alors, je vous suggère de faire un petit tour en Grèce ou à Détroit, pour constater les résultats de syndicats qui refusent de voir la réalité en face.

Le Québec ne vit pas dans un vase clos, elle est en concurrence directe avec ces voisins, si son environnement d’affaires est malsain, les investisseurs étrangers  se foutent totalement de votre discours, ils vont faire des affaires ailleurs, ou tout simplement ce sont les Québécois qui décident d’allez voir ailleurs.

Continuer, comme cela et vous allez perdre toute crédibilité.

Mais la réalité du Québec est différente de celle des États-Unis, poursuit-elle. Entre autres parce que le taux de syndicalisation est d'environ 40% chez nous, comparativement à 11,5% chez nos voisins du Sud.

Le président de la FTQ, Michel Arseneault, souligne pour sa part que la crise économique a été provoquée par la cupidité des banques, qui ont consenti des prêts hypothécaires à des milliers d'Américains qui n'avaient pas les moyens de devenir propriétaires.

Bon dieu, nous n’avons même pas eu de crise immobilière au Québec, et nous sommes en déficit structurel depuis onze ans. Réveillez-vous M. Arsenault votre discours est archaïque et dépassé, vous avez le monde entier à chaque jour qui vous prouve le contraire à moins que vous preniez le peuple et les fonctionnaires pour des imbéciles.

Il faut revenir avec de la rigueur budgétaire, pas de différence de classe entre le privé et le public, l’État doit devenir imputable et efficace. Alors, votre mode opératoire, sécurité d’emploi, permanence, ancienneté, plafonds d’emplois, limitation de la sous-traitance, OUT.

Le peuple paye des taxes pour que l’État soit efficace pas pour des privilèges pour certaines classes de la population.

 «C'est un faux problème, affirme-t-il, de dire que c'est la syndicalisation des travailleurs américains qui fait en sorte que les États sont dans le marasme.»


Source: Right to Work States Benefit From Faster Growth, Higher Real Purchasing Power – 2010 Update


Lectures complémentaires :

 

FORMULE RAND

05/09/10

Le droit de la non-affiliation (Right to Work State) aux États-Unis, Le droit de la non-affiliation (Right to Work) modifie le comportement des unions sur la négociation des travailleurs. Un État où le droit de la non-affiliation est appliqué, l’union doit travailler pour garder la fidélité du travailleur pour qu’il reste dans l’union et de payer ses cotisations syndicales, 22 États sont sur la loi Right to Work State (non-affiliation), graphique des États sur les revenus additionnels grâce à la loi Right to Work State.

19/12/09

Formule Rand, une fois qu'un syndicat est accrédité dans une entreprise tous les employés sont soumis à la cotisation (Formule Rand) et régis par les conditions spécifiées dans la convention. C'est lui, le syndicat, qui contrôle la totalité de l'offre de travail et qui dicte les conditions de travail. Le taux de syndicalisation atteint 40% au Québec, contre 31% pour l'ensemble du Canada et 14% (9% dans le privé) aux États-Unis. Le Canada perd du terrain depuis de nombreuses années relativement à ses partenaires en matière de croissance économique et de productivité, pour le Québec nous sommes à la queue du peloton pour l’Amérique du Nord.

19/12/09

Réjean Breton, la lutte pour la liberté individuelle et la prospérité économique au Québec passe nécessairement par une remise en question des monopoles syndicaux.

19/12/09

Monopoles syndicaux au Québec, En effet, la « liberté syndicale » est en réalité le pouvoir qu'ont les syndicats d'imposer leur présence et leurs  manières de faire à tous les employés d'une entreprise, qu'ils le veuillent ou non. Dès qu'un syndicat fait son entrée dans une entreprise, tous les nouveaux employés de cette entreprise doivent adhérer au syndicat, peu importe leurs opinions et leurs choix personnels. Le pouvoir énorme que détiennent les syndicats au Québec et ses effets dévastateurs sur le dynamisme de la société québécoise.