Montréal : Comment détruire une ville à petit feu !

Comment détruire une ville, augmente les tarifs et les taxes de tous bords.

Pauvre Montréal, tu dépéris et entre temps on donne de majestueux avantages sociaux aux employés de la ville.

Quel politicien va avoir assez de courage de renégocier ces ententes avec les syndicats, ou vous préférer que la ville fasse défaut de paiement ou fasse faillite.


Extrait de : Plateau : augmentation des tarifs des parcomètres le 1er mars, Journal de Montréal, 21 janvier 2011

MONTRÉAL – Les parcomètres de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal passeront de 2 $ à 2,5 $ l’heure au 1er mars.

Une nouvelle version du Règlement sur les tarifs de la ville de Montréal, amendée en ce sens, sera présentée aux élus lors de l’assemblée du Conseil municipal de la semaine prochaine.

Cette augmentation de 25 % n’est qu’une première étape, puisqu’elle sera suivie, le 1er janvier 2012, d’une hausse identique, faisant ainsi passer le prix de tous les parcomètres du Plateau à 3 $ l’heure.

Après on se demande pourquoi les gens vont magasiner au Dix 30, Promenade St-Bruno ou à Laval …

Les nouveaux tarifs devraient être entérinés sans problème, puisqu’ils découlent d’une entente conclue en décembre dernier entre l’administration Tremblay et le maire de l’arrondissement, Luc Ferrandez.

L’administration du Plateau-Mont-Royal, composée uniquement d’élus de Projet Montréal, aurait souhaité que la hausse s’applique dès le 1er janvier, mais les règlements municipaux n’ont pu être modifiés avant le congé des fêtes.

Actuellement, la tarification à 3 $ l’heure est appliquée seulement dans une petite portion de l’arrondissement, au sud de l’avenue des Pins.

Saga des parcomètres

Le dossier du stationnement a fait couler beaucoup d’encre sur le Plateau-Mont-Royal à la fin 2010. Luc Ferrandez et son équipe avaient présenté un plan pour ajouter 600 nouveaux parcomètres, augmenter les tarifs, rendre payantes certaines places du boulevard Saint-Laurent jusqu’à 1 h du matin et créer des zones payantes, appelées «parcojour».

Après des protestations musclées de nombreux commerçants et résidents, l’arrondissement s’est entendu avec la Ville, le 2 décembre, pour étaler sur deux ans l’augmentation de prix. L’idée de la tarification jusqu’à 1 h du matin dans le quartier des bars a également été abandonnée, et le «parcojour» devra faire l’objet d’une analyse plus poussée avant d’être implanté.

Cette entente permettra au Plateau-Mont-Royal de recevoir de nouveaux revenus estimés à 4 millions $ par année, qui seront utilisés pour les infrastructures, sans avoir à imposer une taxe spéciale aux résidents.

Une partie des revenus sera aussi réinvestie dans les rues commerciales par la Ville, mais selon les documents obtenus, il n’y a toujours pas d’entente sur les modalités de cette redistribution.


Le coût moyen d’un policier à la ville de Montréal avec ces avantages sociaux est de : 130 273 $ après on demande pourquoi on donne des contraventions de tous bords.

L’éternel problème de nos politiciens, l’art de dire OUI constamment aux revendications syndicales pour maintenir supposément la paix sociale, en oubliant si le concitoyen avait les moyens de payer et ajouter un enrobage fusion, ce qui n’a pas aidé.

Extrait de : Quotas de contraventions, Journal de Montréal, 21 janvier 2011

Le syndicat des policiers réagit

MONTRÉAL – Le président du syndicat des policiers de Montréal, Yves Francoeur, s'est dit «surpris» et «heureux» de la transparence dont a fait preuve la nouvelle direction du Service de police de Montréal (SPVM) en admettant que des quotas de contraventions soient imposés aux policiers, une réalité qu'il dénonce depuis au moins deux ans et demi.

M. Francoeur estime que cette sortie du SPVM incitera le responsable de la sécurité publique à la Ville de Montréal, Claude Trudel, à emboîter le pas, lui qui a nié jusqu'à récemment une telle pratique.

Le président du syndicat des policiers reconnaît que l'imposition de contraventions constitue «une part importante» du travail du policier, mais déplore les «aberrations» entourant cette tâche, citant, par exemple, l'augmentation des effectifs policiers affectés au contrôle routier au détriment des appels d'urgence.

Il doute que cette pratique de la direction ait pour seul objectif la sécurité routière.

«En 2004, on donnait pour 40 millions $ en contraventions et, aujourd'hui, on en donne pour plus de 100 millions $. Qu'on ne vienne pas nous dire que c'est une simple préoccupation de sécurité routière», a-t-il lancé.

M. Francoeur dit avoir comme principale préoccupation la bonne gestion des effectifs policiers afin que ceux-ci sévissent dans les quartiers montréalais aux prises avec une plus grande criminalité.

«À la lumière des conversations que j'ai eues avec le nouveau directeur [du SPVM], Marc Parent, à ce sujet, je pense qu'il va effectivement réorienter les priorités du Service de police aux bons endroits», a-t-il précisé, concluant que «la seule chose que je peux assurer aux Montréalais, c'est que si l'on constate encore des aberrations, ça me fera un plaisir de lui rappeler.»