Montréal: la fonction publique la plus chère au Québec

J’ai fait des commentaires à l’intérieur et à la fin du carnet, l’élément le plus pertinent de l’article est le titre, pour le reste, ça manque sérieusement de profondeur au niveau de l’argumentation.

À la fin de cet article, je reprends un autre article de la Presse, qui compare les coûts entre les villes, vous allez constater comment les coûts des charges sociales à Montréal ont littéralement dérapé par rapport aux autres villes.

Extrait de : Montréal: la fonction publique la plus chère au Québec, Martin Croteau, La Presse, 19 janvier 2011

(Montréal) La fonction publique municipale coûte plus cher à Montréal que dans toute autre grande ville québécoise. Et pas seulement parce que la Ville compte plus d'employés: chacun de ceux-ci coûte en moyenne 100 000$ par année aux contribuables.

Avec l'aide de l'économiste Jean-Pierre Aubry, fellow associé au centre de recherche CIRANO, La Presse Affaires a compilé les salaires et les avantages sociaux que les principales villes québécoises versent à leurs employés. À ce total, nous avons ajouté les charges sociales que les villes versent aux gouvernements pour chaque travailleur, par exemple des cotisations à l'assurance-emploi.

Dans les cas de Montréal et de Longueuil, nous avons produit une estimation parce que des employés de ces deux municipalités offrent aussi des services à des villes défusionnées.

«J'ai l'impression que les municipalités sont plus ou moins en concurrence les unes avec les autres, estime Jean-Pierre Aubry. C'est un milieu fortement syndiqué et, si l'un demande ceci, l'autre demandera cela. De sorte que, de négociation en négociation, il y a une spirale qui s'est créée.»

Les hausses de salaire ont essentiellement suivi le rythme de l'inflation depuis 1991, affirme le directeur des ressources humaines de la Ville de Montréal, Jean-Yves Hinse.

Le niveau intellectuel n’est pas fort, ce n’est pas juste le salaire qui doit être comptabilisé, ce sont aussi tous les avantages sociaux qui l’entourent, évidemment ce directeur des ressources humaines de la ville de Montréal, n’a jamais travaillé dans le privé, car on lui aurait montré les rudiments élémentaires de la saine comptabilité niveau 101.

Le coût des travailleurs de Montréal, Québec, Laval, Gatineau, Longueuil, Sherbrooke et Trois-Rivières s'élève à près de 92 000$ par année lorsqu'on additionne la masse salariale de chacune des ces villes et qu'on divise le total par le nombre d'employés. Le salaire de base moyen est d'environ 66 000$.

En guise de comparaison, le salarié moyen dans la province gagne 38 500$, un chiffre qui ne tient pas compte des avantages sociaux.

Avantages sociaux, loin d’être aussi avantageux, 75 % dans le privé n’on même pas de régime de retraite offert par leurs par  employeurs.

Pas d'économies d'échelle

La création de villes fusionnées devait entraîner d'importantes économies d'échelle, avait affirmé le gouvernement péquiste à l'époque. Jean-Pierre Aubry affirme que cette promesse ne s'est jamais concrétisée. Et la défusion effectuée par le gouvernement libéral n'y a rien changé.

«Il ne semble pas y avoir d'économies d'échelle?: les grandes villes ne peuvent pas offrir les mêmes services à moindre coût, remarque Jean-Pierre Aubry. Peut-être offrent-elles plus de services, peut-être qu'il y a une certaine inefficacité, ou les centres municipaux importants doivent payer des coûts importants parce que les banlieusards s'y rendent.»

J’admire le mot peut-être  ‘qu’il y a une certaine inefficacité’

J’avoue les médias, vous m’époustouflez quand vous écrivez vos articles:

Comment voulez-vous que ça soit efficace quand personne n’est imputable de rien, protégé par des monopoles syndicaux qui instaurent permanence, ancienneté, plafond d’emplois, sécurité d’emploi et restriction de la sous-traitance, l’imputabilité individuelle basée sur la compétence et le rendement est quasi inexistante.

Ce constat ne surprend guère la professeure Danielle Pilette, du département d'études urbaines et touristiques de l'UQAM. La chercheuse affirme qu'il a depuis longtemps été démontré que la bureaucratie coûte plus cher dans les grandes villes que dans les petites.

«C'est rêver en couleur! s'exclame-t-elle. Ça ne marche pas dans le municipal.»

Des grandes villes peuvent réaliser des économies pour certains services comme la collecte des ordures et le traitement de l'eau, explique-t-elle, car ces opérations requièrent des investissements importants et peuvent desservir une grande population. Mais d'autres services, par exemple les pompiers, requièrent une main-d'oeuvre abondante et une logistique complexe. Il faut donc davantage de cadres et de professionnels pour en assurer le bon déroulement.

Dans une étude parue en novembre, l'Institut statistique du Québec a comparé les conditions de travail dans la fonction publique provinciale, la fonction publique municipale et le secteur privé. À métier égal, l'organisme a conclu que les fonctionnaires provinciaux gagnaient 2% de plus que les travailleurs du secteur privé en tenant compte du salaire, des avantages sociaux et des heures travaillées.

Encore une démagogie journalistique lamentable, ils font référence à  l’étude bidon de l’ISQ sur la différence entre les coûts du privé et du privé.

Pour faire cette étude, ils ont juste oublié 99 % des entreprises québécoises, allez discuter avec  votre journaliste Claude Piché, il va le confirmer.

Mais toujours à métier égal, les fonctionnaires provinciaux gagnaient 30% moins que leurs confrères du secteur municipal.

Selon Jean-Yves Hinse, cet écart est directement lié à la décision du gouvernement Lévesque de réduire les salaires de la fonction publique provinciale en 1982. Les salaires des fonctionnaires provinciaux et municipaux ont simplement progressé au même rythme depuis, de sorte que la différence ne s'est jamais comblée.

Quel beau raisonnement a-t-on pensé que les salaires étaient trop haut au départ, par rapport à notre réalité économique.

N'empêche, les conditions de travail de certains fonctionnaires municipaux sont «éhontées», dit Françoise Bertrand, présidente de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ). Selon elle, les villes doivent réviser certains avantages au plus vite. D'autant plus que les contribuables qui voient leur impôt foncier grimper chaque année sont de plus en plus rares à jouir d'une rémunération aussi enviable.

«À une certaine époque, peut-être avons-nous voulu attirer des gens dans ces services, indique Mme Bertrand. Ça avait un certain sens quand les nombres étaient mesurés. Mais ça s'est accru de façon tellement importante, avec des conditions de travail tellement avantageuses qu'on n'en a plus les moyens.»

Enfin, une pensée intelligente, mais c’est normal, ça provient du privé, c’est lui qui paie.

Le salaire moyen que nous obtenons à Montréal pourrait être quelque peu surévalué, a-t-on indiqué au service des finances de la Ville, auquel nous avons soumis notre estimation. Il reste qu'à quelques centaines de dollars près, les policiers, pompiers, cols bleus, cols blancs et élus montréalais gagnent 69 000$ par année, un salaire de base comparable aux employés des autres municipalités. En tenant compte des avantages sociaux, leur rémunération annuelle bondit à environ 94 000$.

Ils font la moyenne de tous les moyens, pour ne pas offusquer les concitoyens, ce que je vais est beaucoup plus précis, je l’ai fait par métier.

Le salaire moyen n'est pas une mesure valable des conditions de rémunération des employés municipaux, affirme Jean-Yves Hinse. Selon lui, il faut comparer entre eux les travailleurs de chaque métier, par exemple les pompiers, pour déterminer si la fonction publique coûte trop cher.

Le salaire moyen élevé des employés de la métropole témoigne plutôt des besoins de la Ville, poursuit-il. Montréal doit en effet composer avec une série de problèmes spécifiques à une métropole, ce qui l'oblige à embaucher davantage d'employés spécialisés.

«Quand on regarde la spécificité de Montréal par rapport aux autres villes, au niveau des policiers et des pompiers, c'est pratiquement le tiers de la main-d'oeuvre, souligne M. Hinse. Et, lorsque ces employés atteignent le haut de l'échelle salariale, il est clair qu'ils gagnent plus de 100 000$ en tenant compte de leurs avantages sociaux.»

Le Service de police de la Ville de Montréal, par exemple, est le seul corps policier municipal qui doit répondre à des exigences gouvernementales dites «de niveau 5». Il doit ainsi se doter de diverses escouades pour combattre le crime organisé et une équipe spécialisée dans les interventions nautiques.

Il y aucun rapport avec les avantages sociaux éhontés, ce qu’il tente d’éviter à tout prix durant la discussion.

Le Service des incendies de Montréal doit lui aussi composer avec des problèmes précis qui l'obligent à gonfler ses effectifs. La Ville demande en outre aux pompiers d'agir comme premiers répondants lors d'appels d'urgence, une tâche pour laquelle ils touchent un salaire supplémentaire. Et la révision du schéma de couverture a obligé les autorités à embaucher une centaine de pompiers dans les deux dernières années.


Alors, typique d’un article sans grande profondeur journalistique…, il ne faut jamais oublier que les journalistes à la Presse sont syndiqués.

Donc, ils ne parleront pas des avantages sociaux qui sont honteusement sur-rénumérés à la ville de Montréal, car les vieux journalistes de la Presse possèdent aussi des régimes à prestations déterminées, qui sont une aberration en 2010.

Sur un autre article, ils ont comparé les coûts entre les villes, j’en ai fait un fichier Excel, on voit rapidement les distorsions, évidemment ils ne sont pas donnés la peine d’en faire un tableau, mais au moins ils ont fait l’effort de trouver les chiffres.

Coût de la fonction publique municipale au Québec

Coûts municipaux entre les villes

On remarque immédiatement que les coûts sociaux des employés municipaux de Montréal sont presque 25 % supérieurs aux autres villes du Québec.

Comment ont-ils réussi à avoir de tel gain ?

Par simple chantage syndical, arrêtez le métro de Montréal et vous allez constater le pouvoir politique qu’ils ont.

De plus, même si 25 % semblent raisonnables comme avantages sociaux, il y a un vice de forme, ça comprend malheureusement un régime de retraite à prestation déterminée qui est un gouffre sans fond.

Un jour ou l’autre, il faudra convertir ces régimes de prestations déterminés en cotisations déterminées, tel que les entreprises privées l’ont fait.

Il peut enfin transformer complètement son régime PD en régime CD la valeur des prestations acquises est créditée au compte de chaque participant. Toutes nouvelles cotisations de l'employé et de l'employeur sont par ailleurs accumulées dans un compte dont le participant héritera au moment de sa retraite.

 Sur un autre carnet, j’ai ventilé les coûts des employés de Montréal selon le type de métier.

Montréal - Rénumération - 2

Toujours sur le même article de la presse, les coûts entre les villes, ils ont tenté de comparer les coûts avec les gens de la fonction publique, malheureusement les obligations comptables sont totalement différentes entre la province et la ville.

La ville doit compenser les pertes actuarielles en taxe, la province la transfère sur la dette, si on veut une comparaison juste, il faudrait au moins ajouter les pertes actuarielles de 83 milliards sur les coûts de la fonction publique.

Ce qui démontre à quel point ces régimes sont insoutenables financièrement, d’autant plus que ces pertes augmentent dans le temps à cause du phénomène pyramidal «moins en moins de cotisants pour de plus en plus de prestataires».