Montréal veut resserrer la gestion des régimes de retraite

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Extrait de : Montréal veut resserrer la gestion des régimes de retraite, Martin Croteau, La Presse, 19 janvier 2011

Après avoir vu sa masse salariale bondir de 20% en deux ans, la Ville de Montréal veut resserrer la gestion des régimes de retraite de ses employés. Elle va aussi supprimer 200 postes de cadres d'ici 2013.

«Il faut repenser nos régimes de retraite dans le futur, affirme le directeur des ressources humaines de la Ville, Jean-Yves Hinse. Est-ce qu'ils correspondent encore à la réalité d'aujourd'hui?»

La Ville vient d'embaucher un actuaire pour l'aider à réviser la manière dont les employés profiteront de leur caisse de retraite. Elle songe à modifier l'âge d'admissibilité à la retraite. Car actuellement, certains travailleurs quittent leur emploi après 30 ans de service à l'âge de 50 ans, et jouissent d'une rente équivalente à une large portion de leur salaire jusqu'à leur décès.

Et oui, après 30 ans service, vous voyez le problème, si l’employé faisait 70,000 $ à la fin de sa carrière, en lui donnant 70 % de son salaire et il meurt à 85 ans, on va lui avoir donné 1, 750,000 $ de fonds de retraite, et si cette personne à cotiser en moyenne 8 % de son salaire à un rendement de 5 %, il va avoir contribué 500, 000 $ qui va payer la différence, c’est vous pauvre peuple qui va travailler jusqu’à 65 ans et tout probablement la moitié d’entre vous, vont être sous le seuil de pauvreté.

De plus, je suis extrêmement généreux, car ils n’ont jamais cotisé 8 % au long de sa carrière, et de plus ils ont surtout cotisé pour ceux qui n’avaient pas assez payé.

Et comme c’est un modèle Ponzi, moins en moins de cotisants et de plus en plus de prestataires, les déficits actuariels augmentent constamment.

On appelle cela un modèle pyramidal, ou une arnaque grossière entre le secteur privé et les futures générations, à vous de choisir !

En plus, je paie les politiciens pour me faire arnaquer, pas pire comme système démocratique.

«On essaie de trouver un juste équilibre entre ce que la Ville est prête à consentir en termes de régime, ce que les employés sont prêts à payer, indique M. Hinse. Et la conséquence de cela, c'est quel est l'impact sur le compte de taxes.»

L'administration Tremblay a haussé le fardeau fiscal des Montréalais de 6% en 2010, et de 4,3% cette année. À cette dernière augmentation s'ajoute une contribution de 45$ pour chaque véhicule immatriculé dans l'île de Montréal.

Ces deux mêmes années, la masse salariale de la Ville a bondi de 20%. Les cadres et contremaîtres recevront cette année 46 millions de plus qu'en 2009. Les professionnels et cols blancs coûtent 112 millions plus cher. Les cols bleus sont augmentés de 46 millions, les policiers de 132 millions, et les pompiers de 37 millions.

Mauvais rendements

En présentant son budget, début décembre, le maire a affirmé que la hausse de taxes est directement liée au rendement des caisses de retraite de la Ville.

Les fonds de retraite ont été frappés de plein fouet par la crise boursière de 2008. Elles ont perdu 2,3 milliards, soit 18% de leur valeur. L'impact budgétaire est énorme pour la Ville, puisque la loi l'oblige à renflouer les pertes.

La Ville va d'ailleurs entreprendre des démarches pour convaincre Québec et Ottawa de la soustraire à la loi qui oblige les employeurs à renflouer les caisses de retraite. Cette loi a été conçue pour que les fonds de retraite soient solvables même si une entreprise fait faillite, explique M. Hinse. Or, souligne-t-il, la municipalité ne peut déclarer faillite.

C’est la phrase la plus idiote, que j’ai lus depuis des mois.

Imaginer, il dit :

Cette loi a été conçue pour que les fonds de retraite soient solvables

Serait-ce que les fonds de retraite ne devraient pas être solvables ?

Ce qu’il tente de dire, il aimerait avoir une comptabilité aussi tortueuse que le provincial et le fédéral et de transporter le problème sur la dette, en espérant que Saint-Esprit va régler le problème, ou tout simplement transporter le problème au futur résidant de Montréal, jusqu’au moment où la ville fasse défaut de paiement ou elle se fasse décotée.

En fait la comptabilité de la ville est juste, elle démontre à quel point que ces régimes n’ont aucun sens financièrement, mais faire admettre cela a un petit carriériste, est au dessus de sa moralité.