Que doit-on faire ? - Mondialisation

Cahier spécial : Le dérapage de la mondialisation

Que doit-on faire ?

Yuan - dollar rate

Les Américains maintiennent que les Chinois abusent de maintenir le Yuan trop bas, et fait une concurrence déloyale à son secteur manufacturier.

Quelles sont les doléances des Américains :

1)      De laisser la monnaie chinoise, le yuan, s'apprécier beaucoup plus qu'elle ne le fait actuellement. "C'est une politique indéfendable", pour les États-Unis.

À exhorter une nouvelle fois Pékin à mettre fin aux :

2)      "subventions" industrielles,

3)      aux "barrières commerciales", à la préférence nationale

4)      et au "vol de propriété intellectuelle", qui, a-t-il dit, "reste très répandue".

Il s'agit d'abord de défendre les intérêts des entreprises américaines pour qu'elles puissent faire jeu égal en Chine avec leurs concurrentes chinoises.

Angela Merkel, dis aux Américains que leur problème manufacturier n’est pas un problème de mondialisation, mais plutôt un problème d’irresponsabilité, et elle a raison : crédit trop facile, système bancaire hors contrôle, dépense exhaustive à faveur électorale, manque total de rigueur budgétaire, négligence des petites et moyennes entreprises,  commercialisation défaillante, le hic avec ce genre d’argument, c’est qu’il représente plus de 80 % des pays industriels démocratiques.

"The German export successes are not the result of some sort of currency manipulation, but of the increased competitiveness of companies," Schäuble said. "The American growth model, on the other hand, is in deep crisis.

·         The United States lived on borrowed money for too long,

·         inflating its financial sector unnecessarily and

·         neglecting its small and mid-sized industrial companies.

There are many reasons for America's problems, but they don't include German export surpluses.", (6).

 

Économist - Total debt % of GDPSource : (4)

Eh oui, malheureusement dans la plupart de nos pays démocratiques, n’ayant aucune démocratie encadrée, nos politiciens ont légèrement dérapé sur les dépenses d’État, géré à courte vue, dépenses à outrance pour satisfaire groupes d’intérêts et la faveur populaire pour rester au pouvoir sans voir les conséquences économiques à moyen long terme.

Ils n’ont pas eu comme l’Allemagne cette rigueur et cette discipline budgétaire.

Deux positions différentes et tous deux ont raison, que fait-on ?

Par ailleurs, la plupart des pays en développement bénéficient à nouveau d'entrées de capitaux importantes. Les investissements directs venus de l'étranger dont ils ont bénéficié, en 2010, ont représenté 410 milliards de dollars, en progression de 16 %.  

 

Tout semble montrer que la crise financière n'a pas interrompu le processus de mondialisation et de localisation des activités industrielles en leur faveur, (1).

 

US - Industrial SectorSource : (3)

Les Américains vont attendre que leurs systèmes manufacturiers se délocalisent vers les pays émergents ?

Ils vont attendre que tout s'écroule pour donner raison à Angela Merkel, oublier ceci :

La réponse est NON !

Ils sont beaucoup trop pragmatiques et ont des comptes à rendre qu’à leurs peuples, surtout avec un taux chômage qui dépasse 9 %.


Cahier spécial : Le dérapage de la mondialisation

Table des matières

Le dérapage de la mondialisation

Le monde dans lequel nous vivons doit-il changer ?

La deuxième phase de la mondialisation

Les bienfaits de la mondialisation provenant de notre élite intellectuelle

Que doit-on faire ?

Deux positions différentes et tous deux ont raison, que fait-on ?

La mondialisation, un vice de forme

Séoul, G20

Les États-Unis

La solution proposée par M. Jarislowsky

L’Europe

Le Canada

Les exportations

La dette du pays

Une crise immobilière

En résumé :

Le Québec

Source

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