Québec - Mondialisation - dette, productivité

Cahier spécial : Le dérapage de la mondialisation

Le Québec

Le Québec est un cas en soi, personnellement un des pays démocratiques les plus mal gérés au monde, avec les Grecs, je pense nous sommes en têtes.

Péréquation

Péréquation de
1982 à 1989:

24402

Péréquation de
1990 à 1999:

41418

Péréquation de
2000 à 2010:

64862

Total: (en millions)

130182

Source : (21)

 

C’est quand même incroyable en quelques décennies, on a réussi à s’endetter plus de 224 milliards pour plus de 8 millions d’habitants, même en recevant plus de 130 milliards de péréquations et en ayant autant de ressources naturelles, au moins les Grecs ont l’excusent de ne pas avoir autant de ressource naturelle.

Un État tellement endetté, qu’il serait considéré la 5e la plus endettée au monde, si le Québec était souverain.

Un cas classique d’un État-providence sans avoir créé la richesse pour la supporter, les impôts, taxes les plus élevées de l’Amérique du Nord, on vient juste d’apprendre cette semaine que le Québec a dégringolé, en 2009, à la huitième place des provinces canadiennes en ce qui a trait au revenu net des particuliers.  Si ça continue, ça va être plus rentable de pêcher de la morue en Atlantique que de travailler au Québec.

Nos politiciens sont tellement corrompus, que corruption, copinage et collusion font les manchettes régulièrement dans les médias, mais le type de corruption est moins accentué que les pots-de-vin ou le travail au noir de l’État grec, mais la corruption étatique québécoise est aussi dévastatrice.

Créateurs de richesse - 2

           Source : (25)

Typique d’un État dysfonctionnel, le Québec a les mêmes symptômes que les Grecs, des politiciens corrompus, des groupes d’intérêts qui ont la mainmise sur la gouvernance de l’État et une large population dépendant de ceux qui créent la richesse et payent des impôts (environ 30 %), ajoutés une éducation très «basic» de l’économie, en pensant que l’argent pousse dans les arbres.

En fait, une chance que le Québec est sous le giron du Canada, car il y aurait belle lurette, qu’elle aurait été décotée.

Les syndicats ont la mainmise sur le pouvoir politique, ils ont même eu l’audace de demander au gouvernement d’augmenter les impôts des concitoyens pour s’assurer que le pouvoir d’achat des syndiqués de la fonction publique ne soit pas brimé, ce qui est le comble du ridicule. À tel point qu’ils ont du pouvoir, ils ont même réussi à avoir une augmentation salariale en pleine crise économique avec plus de onze ans de déficit structurel consécutif.

Ici, au Québec en 2010, on est encore en train de discuter pour savoir s’il faut avoir du privé dans la santé, les groupes d’intérêts s’y opposent fortement, évidemment avoir du privé, veut dire concurrence et nécessairement comparaison et imputabilité, IMPUTABILITÉ est un mot qui ne figure pas dans le dictionnaire du secteur public au Québec.

Compétitivité - EurpoeSource : 26

Si Angela Merkel était devant moi, je la féliciterais d’avoir des syndicats conciliants capables de comprendre qu’il faut faire des sacrifices pour rester compétitif, de faire accepter pendant des décennies aux syndicats allemands de réduire au maximum les hausses salariales et les bénéfices pour rester compétitifs, ce qui exige de la maturité et de la responsabilité, en fait, l’Allemagne, vous récoltez ce que vous semez.

C’est évident, que nos syndicats québécois, n’auraient jamais accepté un gel de salaire et une réduction de 14,000 postes de fonctionnaires sans crier despotisme, ce qui est encore plus surprenant vous êtres un pays drôlement en meilleure santé financière que le Québec et vous avez appliquée toujours de la rigueur.

Malheureusement, le type de syndicat que nous avons, c’est le type de vos voisins grecs, syndicats de confrontations et sangsues de revendications, ils vont  préférés que l’État fasse faillite et se fasse décoté, avant de perdre un seul privilège, c’est quoi votre secret ? Si vous n’étiez pas ministre de l’Allemagne, je vous engagerais comme conseillère extraordinaire, pour remettre le Québec d’aplomb, votre prix sera mon prix, on en a grandement besoin.

À tel point, que les syndicats sont omniprésents au Québec, encore cette semaine, on vient d'apprendre qu'ils ont commencé à syndiquer les dépanneurs, je vais dire comme certains blogueurs, ils vont bientôt syndiqués les gens sur le bien-être social et les chômeurs.

Un exemple, comment nos politiciens québécois ne sont pas présents sur la scène économique, je n’aurai jamais accepté la vente d’Alcan à Rio Tinto, tout au moins je l’aurais sérieusement contesté.

Ce qui est une aberration en soi, les propriétaires d’Alcan n’étaient pas seulement les actionnaires, mais tous les Québécois, c’est grâce aux subventions et aux tarifs privilégiés hydroélectriques qu’Alcan a pu prospérer, des milliards, qui ont été investis par le peuple québécois, ont permis à Alcan de devenir un chef de file dans le monde. 

Car on sait très bien quand un fleuron industriel devient sous contrôle étranger, le pouvoir décisionnel se déplace et une large partie des profits aussi.

Évidemment, nous n'avions pas le même type de politicien que la Saskatchewan, le ministre conservateur Brad Wall,  est devenue un héros populaire en se mettant en travers du chemin gouvernement Harper et des élites économiques ontariennes pour empêcher la vente de la société Potash Corps à des intérêts australiens, et, il a gagné sa bataille. Les nôtres étaient tellement empêtrés dans leurs scandales qu’ils n’ont même pas levé le petit doigt pour empêcher la transaction.

Évolution du PIB par hab Québec-Ont-Canada-États-Unis-2009Source : (29)

La productivité au Québec, oublié cela, on est moins productif que le Canada, et le Canada est moins productif que les États-Unis.

En fait, le Québec ne sait même pas préparer aux deuxièmes plus importants problèmes démographiques au monde, on estime qu’ils vont être 2 fois plus pauvres d’ici 15 ans, alors imaginer une guerre économique par-dessus, où notre principal client sont les Américains et qu’ils dévaluent leurs argents, oublier cela c’est quasi une cause perdue.

Écart de niveau de entre le Québec et l'OntarioSource 30

Si ça continue comme cela, l’économie du Québec va ressembler à celle de 40 ans, un simple exportateur de matière première, et, malheureusement ce n’est pas ce qui est le plus payant, l’Afrique le prouve chaque jour.

Le Québec est un des principaux talons d’Achille du Canada, donc, si j’étais acheteur d’obligations souveraines du Québec, je n’achèterais que du court terme.

Conclusion

La crise économique semble perdurée à tous les niveaux comme on dit en bon Québécois, on n'est pas sorti du bois : (on n’est pas au bout de nos peines).

Donc, il est temps que l'on fasse des réformes sur la mondialisation, je suis d'accord avec la banque mondiale, le chemin risque d'être très houleux.

Puisqu’il y a une opportunité pour changer les règles du jeu, ils seraient opportuns que les pays industriels trouvent une solution équitable avec les pays émergents.

Sans cela, les États-Unis ne changeront pas leur mode opératoire, ce qui affectera l’ensemble des économies.


Cahier spécial : Le dérapage de la mondialisation

Table des matières

Le dérapage de la mondialisation

Le monde dans lequel nous vivons doit-il changer ?

La deuxième phase de la mondialisation

Les bienfaits de la mondialisation provenant de notre élite intellectuelle

Que doit-on faire ?

Deux positions différentes et tous deux ont raison, que fait-on ?

La mondialisation, un vice de forme

Séoul, G20

Les États-Unis

La solution proposée par M. Jarislowsky

L’Europe

Le Canada

Les exportations

La dette du pays

Une crise immobilière

En résumé :

Le Québec

Source

Version PDF : Le dérapage de la mondialisation