Singapour : brille par les performances de son système de santé

Singapour, cité-État d’environ 5 millions d’habitants, brille par les performances de son système de santé.

Les dépenses y sont modérées (3,5% du PIB contre 11,4% en Suisse) tandis que l’espérance de vie y est parmi les plus élevées de la planète (78 à 83 ans selon le sexe, contre 79 à 84 en Suisse et 75 à 80 aux États-Unis).

La densité médicale y est faible, mais le pays ne connait pas de pénurie de soins : il accueille chaque année 400 000 patients étrangers, venus d’Asie ou d’Océanie. Le compte épargne santé fut introduit en 1984. Chaque personne doit épargner chaque mois une somme représentant 6 à 8% de son salaire.

Les versements sont capitalisés et rapportent un intérêt annuel. Les comptes servent à payer les dépenses médicales de toutes sortes.

La sur-consommation est évitée et les comportements responsables encouragés puisque l'argent non dépensé enrichit son propriétaire. Il y a par exemple très peu d’obésité à Singapour.

Tout est également fait pour renforcer les incitations à offrir des soins de qualité et bon marché.

Depuis 2002, les soins publics sont scindés en deux réseaux qui se font concurrence et dont les performances sont publiques. Le système génère un avantage essentiel : l’épargne abondante qui y est accumulée sert à financer l’économie et Singapour y doit une partie de sa grande prospérité.


Les Canadiens comprennent souvent mal le véritable coût de leur système de santé public.

Ce malentendu découle en partie du fait qu’il n’existe aucun frais au moment de recevoir les soins de santé, ce qui mène plusieurs à sous-estimer grandement le coût réel des soins fournis. De plus, les soins de santé sont financés grâce aux recettes générales du gouvernement plutôt que par l’entremise d’un impôt dédié, ce qui rend encore plus flou le véritable coût en argent du service.

Je vous invite à lire le carnet: Le prix de l’assurance maladie publique