Une sérieuse réforme de la santé au Royaume-Uni

Quête du meilleur prix 

À l'heure actuelle, les hôpitaux publics anglais sont contrôlés par une chaîne hiérarchique qui va des échelons régionaux jusqu'au ministère de la Santé tout en haut.

Cela ne nous rappelle pas notre bon système santé Québécois

Une profonde réforme de la structure de cette institution est donc en marche, le NHS s’apprêtant à vivre la plus importante reforme depuis sa création en 1948.

Deux niveaux hiérarchiques du système de santé vont en effet disparaître : les 152 Primary Care Trusts et les 10 Strategic Health Authority. Surtout, à partir de 2013, le contrôle du budget sera confié aux groupements régionaux de médecins généralistes auxquels reviendra la très lourde tâche de définir les objectifs de soins.

Ces médecins de famille, réunis en groupements régionaux, auront la responsabilité de gérer jusqu'à 80 milliards de livres sur un budget total de plus de 100 milliards de livres.

En fonction de leurs besoins et de leurs objectifs, ils définiront des objectifs de soins et pourront mettre en concurrence des hôpitaux publics et des structures privées pour fournir des services au meilleur prix.

·         Les hôpitaux publics seront mis en concurrence directe avec le secteur privé.

·         Le budget de la santé sera décentralisé et confié aux médecins de famille. Objectif: économiser 20 milliards de livres.

·         Le plan va donner plus de pouvoirs aux médecins généralistes et va mettre en concurrence des structures privées et publiques.

·         L'argent économisé en réformant le système devrait être intégralement réinvesti pour améliorer le système santé.

Que tente-t-il de faire ?

Il sépare le rôle du payeur (État) et les pourvoyeurs de service.

En termes d’incitations, l’objectif de ce nouveau rôle de financement du gouvernement central est d’encourager l’échelon local à améliorer l’efficacité du système de santé en lui faisant supporter le poids financier de ses décisions.

Il remet l’imputabilité aux groupements régionaux, qui décideront quels types de services sont les plus efficaces, ils donnent pleines latitudes sur leurs choix, par contre leur enveloppe budgétaire est fermée, si le gestionnaire ne prend pas de bonne décision, il sera imputable.

En lui donnant libre choix, il utilise le jeu de la concurrence, de produire des gains d’efficacité, d’autant plus une organisation décentralisée permet une plus grande adaptation aux innovations et aux changements.

Dans tous les types de système, les transferts de responsabilité en matière de gestion ou d’administration des soins ont tendance à réduire les gaspillages et augmenter la productivité.


Extrait de: Passport to surgery anywhere in the EU Pioneer: , Mail On Line, 23 Janvier 2011

Yvonne Watts from Bedford travelled to France in 2002 to have a hip replacement after being told she would have to wait for a year in the UK

All NHS patients will have the right to seek treatment abroad and send the bill home under an EU law to which Britain signed up yesterday.

Que fait-on ici, on crée de la concurrence, même à l’extérieur du pays, pour que les organismes de la santé soient efficaces, pour empêcher un risque monopolistique à l’intérieur du pays.

They will be allowed to demand to escape queues or care from a private hospital in any other EU country.

Même raisonnement que le premier, on force la concurrence entre le public et le privé pour avoir le meilleur prix pour l’offre de service.

The new law was hailed by campaigners as a ‘milestone for cross-border healthcare’.

Patients will effectively be able to shop around for medical care across all 27 EU member states.

Provided the treatment is something that would be funded at home, and they can argue they would not get care within a reasonable time, they will be allowed to go abroad.

Until now, patients who have decided to pay for better treatment in France, Germany or other EU countries have had to mount legal action to force the NHS to reimburse them.

Waiting times fell dramatically under Labour as cash was poured into the NHS. But for many conditions, they are still far longer than elsewhere in the EU, and there are fears that they will rise again over the years ahead as central targets are scrapped by the coalition.

Safeguards have been built into the new law, which will come into effect from 2013, to prevent NHS finances being thrown into chaos.

Travel and hotel costs cannot be reclaimed and foreigners travelling to this country for treatment will have to pay the full NHS cost of treatment. However, world-renowned NHS facilities such as Great Ormond Street Hospital for Children and the Royal Marsden cancer hospital are seen as potential draws for foreign patients.

GO PRIVATE, DON'T PAY

Patients will be entitled to free treatment at private hospitals under a major expansion of choice in the NHS.

They will be free to decide where they want to have an operation, as long as the unit meets minimum standards and does not cost any more than it would on the Health Service.

On s’assure que les prix payés aux privés ne sont pas supérieurs aux prix payés par l’État.

The plan will fuel a massive increase of private-sector involvement in the NHS, while more services will be provided by charities.

Patients can already gain private treatment – paid for by the NHS – if they have been waiting almost 18 weeks; but the Coalition wants to extend this level of choice to all patients.

And local communities will have greater powers to stop the unpopular closure of hospital maternity and A&E departments.

NHS doctors will have to give authorisation for British patients seeking care abroad, though unreasonable refusals will be overturned on appeal.

However, the change in the law is expected to lead to a big increase in the number of patients travelling overseas for treatment, which already stands at 60,000 a year.

En fait, si vous n’êtres pas assez efficaces et vous coûtez trop cher, les Anglais vont aller voir ailleurs.

There is also concern about expatriate Britons living abroad charging the NHS for their medical care. Currently, many rely on private medical insurance to cover the cost of being treated locally.

EU Health and Consumer Policy Commissioner John Dalli said the rules could help patients needing specialised treatment, and would mean better health co-operation, including the recognition of prescriptions, between member states.


Certaines vidéos à consulter :

NHS- Reform - 1

Health Secretary Andrew Lansley

 

 

NHS - Reform 2

Écoutez-le ça vaut la peine !, genre de premier ministre que nous avons besoin au Québec, pas des politiciens qui couchent avec les groupes d’intérêts.