Augmenter les salaires, "la dernière bêtise à faire" pour Trichet

Extrait de : Augmenter les salaires, "la dernière bêtise à faire" pour Trichet, Par TF1 News, le 20 février 2011

Face à l'envolée des cours des matières premières, le patron de la banque centrale européenne met en garde contre les "effets de second tour" : hausse des prix... et des salaires. Car augmenter les salaires en Europe minerait les efforts de lutte contre le chômage.

Augmenter les salaires serait "la dernière bêtise à faire" en Europe et nuirait à la réduction du chômage, a estimé dimanche le président de la BCE Jean-Claude Trichet, renouvelant ses mises en garde contre les effets en cascade liés à l'envolée des prix des matières premières.

"Nous ne pouvons rien contre l'augmentation immédiate des prix du pétrole ou des matières premières. Mais en revanche, nous devons éviter à tout prix ce que nous appelons les 'effets de second tour', c'est-à-dire que les autres prix se mettent à bouger", a déclaré le patron de la banque centrale européenne sur Europe 1.

Et Jean-Claude Trichet a bien précisé qu'il entendait par là "tous les autres prix, y compris bien entendu les salaires". Interrogé spécifiquement sur l'hypothèse d'augmenter ces derniers, il a estimé que "ce serait la dernière des bêtises à faire".

Eloge de la maîtrise des coûts

L'inflation dans la zone euro a atteint 2,4% sur un an en janvier, son plus haut niveau depuis fin 2008, en raison notamment de la hausse forte et rapide des prix de l'énergie et des matières premières agricoles.

Cette poussée inflationniste alimente les revendications salariales, en particulier en Allemagne où des années de modération ont contribué à faire baisser rapidement le chômage ces deux dernières années.

"Lorsque je regarde le succès, ou le relatif insuccès, au sein de la zone euro, il est parfaitement clair que ceux qui ont su maîtriser leurs coûts connaissent un grand succès en matière de réduction du chômage, ce qui est quand même l'objectif majeur de la plupart des pays", a souligné dimanche le patron de la BCE.

Il a mis en avant la santé "remarquable" de l'Allemagne, parvenue à réduire son chômage pendant la crise, en soulignant que "depuis la création de la zone euro", les salaires dans la fonction publique n'avaient augmenté que de 17% outre-Rhin, contre "environ 35%" en moyenne en France et dans la zone euro.

Exacte, mais ce n’est pas juste la fonction publique qui est le vrai problème, comment veux-tu te battre contre un chinois qui gagne dix fois moins que toi,
  il est là, le vrai problème.

Tu veux que la classe moyenne devienne encore plus pauvre?

Martelant le credo de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet a réaffirmé que la lutte contre l'inflation, "un impôt sur les plus pauvres et les plus démunis qui sont les moins protégés", restait "la priorité constante" de l'institution.

La BCE se fixe pour objectif de maintenir l'inflation à moyen terme légèrement en-dessous de 2%. "C'est une erreur que de prendre pour le niveau des prix permanent ce qui est une bosse", a estimé le président de la BCE, en arguant du fait que l'inflation dans la zone euro avait été tout juste inférieure à 2% en moyenne sur les 12 dernières années.


Les blogueurs :

·         Il pense qu'augmenter les salaires n'est pas une bonne chose pour l'économie actuelle, alors réduisons le sien !

Pour votre information personnelle !

Combien coûte un banquier central  ?

 

Ainsi, le "traitement de base" du Président du directoire, Jean-Claude Trichet, est de 345 252 euros par an, celle du vice-Président, Lucas Papademos, de 295 920 euros, et celle des quatre autres membres du directoire, de 246 588 euros chacun.

 

Ils se sont augmenté de 2% entre 2006 et 2007. Ce traitement est soumis à l'impôt communautaire.

 

A ces sommes s'ajoutent "une indemnité de résidence et une indemnité pour frais de représentation.

 

Pour ce qui concerne le président, un logement de fonction appartenant à la BCE est mis à sa disposition, à la place de l’indemnité de résidence.

 

Conformément aux conditions d’emploi du personnel de la Banque centrale européenne, les membres du Directoire ont droit à des allocations scolaires, de foyer et pour enfant à charge, en fonction de leur situation individuelle".

 

Ces indemnités supplémentaires ainsi que "les prestations qu’ils ont perçues au titre des cotisations de la BCE aux régimes d’assurance maladie et accidents se sont élevées au total à 579 842 euros (557 421 en 2006),

 

Portant le montant total des émoluments à 2 207 366 euros (2 153 013 en 2006)".

 

Source : Combien coûte un banquier central

 

·         D'accord, donc la classe moyenne sera encore plus pauvres, et les riches (comme ce monsieur j'imagine) restent riches... rien de nouveau en somme...

·         "Il n'y a pas de solution pour éviter l'envolée des matières premières ?" Monsieur Trichet, commençons par contrôler voire interdire l'achat de matières premières agricoles par des acteurs qui n'en ont pas "d'utilisation directe". Ou alors, obligeons ces spéculateurs à se faire livrer leurs commandes de blé, de maïs, de lait, de soja... Comment peut on tolérer que des institutions (bancaires notamment) s'enrichissent sans créer le moindre progrès pour l'humanité ?