Des commerçants contestent l'augmentation des taxes municipales

Extrait de : Des commerçants contestent l'augmentation des taxes municipales, Radio-Canada, 24 février 2011

Une centaine de commerçants montréalais se sont réunis mercredi soir à Montréal dans le but de s'organiser pour contester l'augmentation de leur compte de taxe municipale.

Les représentants des sociétés commerciales de la rue Saint-Denis, de Saint-Laurent et de l'avenue Mont-Royal ont écouté les conseils d'un expert qui leur a expliqué leurs recours possibles.

Les hausses de taxe sont substantielles pour l'année en cours, et ce, dans tous les quartiers de la ville. Sur le Plateau Mont-Royal, l'augmentation est de 30 % en moyenne pour les trois prochaines années, ce qui fait craindre la fermeture de certaines boutiques.

Les commerçants observent déjà des difficultés dans la marche de leurs affaires. Il y a plusieurs locaux vacants sur Saint-Laurent et un grand roulement d'entreprises sur Saint-Denis et Mont-Royal.

Des citoyens mécontents

Par ailleurs, une pétition lancée par un citoyen circule toujours pour demander à la Ville de revoir l'augmentation du compte de taxe. Plus de trois mille personnes l'ont déjà signée.

Selon Benoît Gignac, l'instigateur de cette pétition, il existe des solutions alternatives pour déterminer le compte de taxe, actuellement lié à l'évaluation des maisons.

« Il y a des exemples, même au Canada, comme en Nouvelle-Écosse, où l'on applique le principe de l'augmentation selon l'indice des prix à la consommation. Si le coût de la vie a augmenté de 3,2 %, pourquoi est-ce qu'on aurait une augmentation de 6,8 %? », s'interroge-t-il.

Pauvre M. Gignac, le problème, c'est que nos politiciens carriéristes ont accordé des retraites dorées aux employés municipaux, qui sont foncièrement insolvables.

Et comme la Ville n’a pas le privilège comme la province de l’ajouter sur la dette brute, alors vous subissez des hausses de taxes, et comme c’est un gros trou noir,
ce n’est que le début.

Conseil, sauvez-vous !

M. Gignac souligne que la pression exercée par l'augmentation des taxes pousse certains citoyens vers les banlieues ou vers d'autres communautés, au détriment de la ville. Selon lui, des mouvements de contestation s'organisent également dans ces villes.

Un autre organisme, Évaluation équitable, travaille en parallèle sur le dossier et mène ses propres activités.