Difficile de retenir les immigrants investisseurs

On perd plus de 10,000 Québécois par année, en migration inter-provinciale, imaginez un immigrant investisseur.

Quand je constate que l’on s’époumone encore sur la loi 101, et on n’est pas capable de garder nos propres Québécois au Québec, ça prouve à quel point que l’on a perdu le sens de la réalité.

Lire la section des blogueurs à la fin du carnet, un petit moment de réflexion s’impose.


Extrait de : Difficile de retenir les immigrants investisseurs, Radio-Canada, 8 février 2011

Le Conseil des relations interculturelles du Québec invite le gouvernement à mieux intégrer les immigrants hommes et femmes d'affaires.

Lors d'une intervention devant la Commission des finances publiques, la présidente du Conseil, Patricia Rimok, a souligné l'échec de la rétention de cette catégorie d'immigrants. Elle a rappelé que des 11 170 immigrants investisseurs arrivés au Canada de 1998 à 2007, environ 1100 d'entre eux demeuraient dans les faits au Québec.

Le Conseil suggère donc de mettre en place une stratégie de rétention des immigrants investisseurs et d'accroître l'attraction des capitaux afin de générer pour le Québec un nouveau levier de création de la richesse.

Mme Rimok fait valoir qu'il existe un vide en matière de service d'accompagnement personnalisé et adapté aux immigrants investisseurs.

Elle propose que son organisme reçoive un tel mandat, estimant que l'expertise de son organisme en relations interculturelles est bien ancrée au sein des diverses communautés culturelles et d'autres réseaux.

Disant pouvoir apporter une solution, elle s'oppose ainsi à l'abolition de son conseil consultatif, comme le prescrit le projet de loi 130 qui vise aussi l'abolition d'autres organismes.


Les blogueurs :

Envoyé par Filiposfor Canada , 9 février 2011 à 01 h 59 HNE

Bonjour Decebal,

Tout mon plaisir d'avoir partagé cette information avec les membres. Ce que reflète www.quitterlequebec.com n'est qu'une tendance migratoire en sens unique. Le démographe Turcotte l'a déjà mentionné dans ses interventions à plusieurs reprises.

Les gens qui viennent au Qc (de même qu'au Canada) ne sont pas nécessairement en quête d'argent comme beaucoup semblent le croire en mélangeant les immigrants investisseurs et immigrants économiques connus sous le nom de travailleurs qualifiés aux immigrants politiques comme des réfugiés. Ce dernier groupe d'immigrants ne représente que 10 à 20% du quota annuel. Ce sont les deux premiers groupes qui représentent la majorité des immigrants actifs au Canada.

Croyez-moi qu'une personne sans sou et ruiné n'atteigne pas le Canada car une immigration coute cher. D'ailleurs ils se sont fait piégé par la propagande du Gouv du QC en faisant miroiter une société bien en santé et dynamique.

Comme on disait l'un des ministres de l'Ontario: 'tu invites des gens chez toi pour un souper, et tu leur demandes de faire la vaisselle au retour'. Et il continue ' nous cherchons des maçons mais on fait venir des architectes pour faire le boulot. Pourquoi? Parce qu'un architecte a plus de moyen de financer son projet d'immigration.

La réalité rattrape très vite ces immigrants lorsqu'ils foulent le sol québecois. Du coup, ils quittent en douceur la belle province vers une autre destination plus verte, moins de contrainte sociale et plus stable politiquement. Bien que l'argent soit une impérative pour vivre, il n'est pas nécessairement le principal objectif de celui qui immigre avec 250 000 euros dans sa valise. C'est plus compliqué que ca.

Bizarrement ces mêmes immigrants se sentent davantage chez eux et mieux accueillis lorsqu'ils se trouvent dans les autres provinces canadiennes. Matière à réfléchir.

Bien à vous,

Envoyé par decebal ,8 février 2011 à 22 h 19 HNE

@Filiposfor

QuitterQuebec

Bienvenue sur QuitterLeQuebec.com

Le site quitterlequebec.com est très édifiant. Merci de me l'avoir montré. J'ai moi-même quitte rle Québec il y a 15 ans et j'ignorais que nous étions si nombreux. Et ce n'est peut-être que la pointe de l'iceberg... peut-être sont-ils plus nombreux??

On y apprend que 205 Québécois ont quitté ; 275 veulent quitter le Québec et que 45 seulement sont revenus, mais la moitié à reculons pour des raisons familiales ; c'est pour vous dire. Je me suis reconnu dans tous les commentaires de ces ex-Québécois.

Je ne comprends pas toutefois les raisons pour lesquelles nos élus, qu'ils soient fédéralistes ou séparatistes, ne font rien mais absolument rien pour endiguer cet exode de Québécois et d'immigrants du Québec vers le Canada anglais ou les US ou l'Europe... Est-ce l'aveuglement collectif, la pensée unique, le déni total? C'est triste, parce que le Québec pourrait être une grande province, mais je crains que cette province n'a fait aucun progrès en 40 ans, qu'elle n'arrive tout simplement pas à avancer, à regarder vers l'avant, à prendre le taureau par les cornes... Il y a de sérieux problèmes au Québec, qui ne sont pas si catastrophiques ailleurs au pays.

J'invite sérieusement les blogueurs de ce site à visiter le site quitterlequebec.com pour comprendre l'ampleur du problème. Je suis renversé, ébahi, je n'en reviens tout simplement pas. A ceux qui veulent quitter le Québec, n'ayez jamais peur et foncez, n'écoutez pas les médias québéco-centristes du Québec qui ne montrent qu'un revers de la médaille, ou les envieux et les jaloux. Je ne regrette certes pas mon départ... Bonne chance à tous (et bonne chance surtout à ceux qui restent).

Envoyé par Filiposfor Canada, 8 février 2011 à 19 h 19 HNE

Salut à tous,

Il n'y a pas que les immigrants qui quittent le navire qui chavire. Les québecois le font aussi. Cela fait 5 ans que j'ai quitté cette province pour les même raisons qui poussent les autres immigrants à plier bagages. Le seul regret que j'ai c'est d'y être resté 11 mois. J'ai compris au bout de trois mois de mon arrivé là bas que cet endroit n'est pas fait pour moi.

Le Qc est devenu juste une porte d'entré au Canada pour les francophones immigrants. Au bout de deux ou au plus tard trois ans ils se retrouveront la plupart à l'ouest ou en Ontario. Les européens comme les français rentrent directement chez eux. D'ailleurs le Ministère de l'immigration du Qc n'aime pas trop avancer une statistique sur les immigrants ayant quitté la province car le nombre est flagrant.

Venez à Calgary ou à Edmonton pour s'en rendre compte.

Voici deux sites qui pourraient vous donner un frisson:

http://www.immigrer-contact.com/

http://quitterlequebec.com/

Tout cela est loin maintenant et très heureux d'être en Alberta qui est devenu ma terre d'adoption.

Les francophones sont ici très nombreux et ont une place importante dans la société. Beaucoup de québecois viennent également investir ici sans aucun malaise de rejet par la société d'accueil.

Cordialement

Envoyé par ak69002  8 février 2011 à 12 h 56 HNE

Cela fait 35 ans que je me suis installé au Québec. Peu de temps après mon arrivée je pensait déjà repartir. Croyez-moi, depuis 76, j'en ai vu des immigrants arriver, s'installer et se faire avoir.

La plus grande partie d'entre-eux est allée s'installer ailleurs et c'était des francophones. Moi, j'ai résisté car j'ai presque toujours travaillé en Ontario car au Québec c'est l'enfer comme ambiance, salaire, stabilité, la xénophobie ambiante et pesante.

Cela ne me dérange pas de payer plus d'impôts pour avoir des services adéquats mais c'est rendu le bazar, plus rien qui fonctionne. Le Québec est trop à gauche, il y a trop de syndicats, ils sont trop puissants, et la corruption généralisée ça n'aide pas. Trop de complications, trop de papiers, trop de règlementations, trop de surveillance...de moins en moins de place pour respirer...Bien entendu tout cela offre certains avantages comme le prix de maisons plus bas... eh bien oui la demande étant plus faible!

Je comprends aussi l'histoire et la situation du Québec dans le Canada et je pense que la séparation serait profitable à tous. Je comprends aussi qu'un nouvel immigrant (idéal) (et j'en connais plusieurs) ont le choix, beaucoup de choix autres que le Québec, qui devient au fil du temps de moins en moins attractif. Celui qui a l'éducation, l'expérience et l'argent, je lui dis d'aller voir ailleurs tout simplement. Et il faut arrêter les grossiers mensonges lors des séances de marketing organisées pour séduire les candidats potentiels. Bref, si c'est la guerre dans votre pays, si vous crevez de faim, alors oui le Québec peut être un paradis, sinon, allez voir ailleurs, vous vous ferez mois plumer et vos efforts seront mieux récompensés, tout en étant plus libre.

En 35 ans le Québec n’a pas trop évolué. Et ce sera de pire en pire une fois les baby boomers disparus. La province fait dur, dur.