Discutera-t-on de la suspension des allocations ?

Extrait de : Discutera-t-on de la suspension des allocations ?, Sébastien Ménard, Le Journal de Montréal, 17/02/2011

Alors qu'il mène la guerre au décrochage scolaire, le Québec recevra vraisemblablement la visite du ministre de l'Éducation de France, dans quelques semaines, un pays qui vient de serrer la vis aux parents d'élèves qui s'absentent trop de l'école en permettant la suspension de leurs allocations familiales.

Selon ce qu'a appris le Journal, Luc Chatel envisage d'effectuer une visite à Toronto, Montréal et Québec du 11 au 14 mars prochain. Le ministre français souhaite profiter de ce voyage afin de mener des «comparaisons en matière d'éducation » et d'étudier «les bonnes pratiques», notamment «en matière de violence scolaire», a-t-on expliqué, hier, au Consulat général de France à Montréal. Cette visite n'a pas encore été confirmée, mais la ministre québécoise de l'Éducation, Line Beauchamp, en a été informée. «On essaie d'avoir une rencontre. On tente de faire concorder les horaires. L'ordre du jour n'est pas encore établi, mais il y a des discussions entre les deux bureaux», a confirmé son attaché de presse, Dave Leclerc.

Controverse

Il ne serait pas étonnant que Luc Chatel profite de sa visite au Québec pour rencontrer le professeur Égide Royer, de l'Université Laval, à qui la France avait fait appel, au printemps 2010, lors des États généraux sur la sécurité à l'école.

Au moment où le Québec tente par tous les moyens de contrer le décrochage scolaire, en particulier chez les garçons, la France y est allée d'une mesure quelque peu controversée, au cours des derniers mois.

Depuis la fin janvier, les parents d'élèves qui s'absentent de l'école plus de quatre demi-journées sans justification au cours d'un même mois risquent de voir leurs allocations familiales être suspendues.

En fait, c’est évident que les parents ont un rôle à jouer pour que les enfants puissent terminer leurs secondaires et peut-être d’aller à l’université,
comment –explique-t-on que les étudiants immigrants
chinois et indiens

se retrouvent à 60 % à l’université.

Par contre, notre système scolaire à de sérieuses défaillances d’efficacité et d’imputabilité, aussi sclérosé que le modèle français, en fait ils sont tous jaloux du modèle scandinave, mais l’autocratie et la bureaucratie semblent être prédominantes dans leurs systèmes d’éducation aussi.

Lire : L’art de fabriquer des crétins français

«Il ne faut pas caricaturer la politique du gouvernement sur le sujet, a insisté Luc Chatel, il y a quelques semaines. La réponse sera d'abord préventive pour éviter à un élève de sortir du système scolaire. Il recevra un avertissement, puis sera convoqué avec ses parents avant d'envisager la suspension des allocations.»


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