Dumping social (Définition)

L'expression récente « dumping social », péjorative, est employée pour désigner la concurrence entre les travailleurs, qui se serait exacerbée du fait de la mondialisation économique.

Le taux de chômage élevé dans les pays modernes et la stagnation, voire le recul des revenus des travailleurs, ont contribué à relancer le débat sur les conséquences pour les pays développés du commerce avec les pays en développement.

Parce qu'il n'y a pas plus clairement un avantage
à jouer par les règles en vigueur!

Certains, craignent que les salaires et les prestations sociales des pays riches ne soient contraints à la diminution par la compétition considérée déloyale des pays aux plus faibles coûts du travail (dont le coût de la main-d'œuvre fait partie) et considérés comme les moins avancés en matière de protection sociale (concept occidental).

Cette menace de dumping social qui pèserait sur les économies des pays développés entraînerait un phénomène de diminution massive de l'emploi pour l'industrie des pays développés.

Qui peut sérieusement se réjouir d'une telle perspective ? Qui peut s'étonner que ce discours a du mal à passer auprès des populations des pays modernes ?

Initialement, les pays émergents produisaient des produits de masse qui demandait peu de savoir faire, mais maintenant la situation se corse, les pays en développement deviennent de plus en plus compétitifs et le niveau de valeur ajoutée de leurs productions augmente.

Par ailleurs, le niveau de scolarité de plus en plus élevé des pays émergents, menace notre supériorité technique, également affaiblie par la perte des activités manufacturières.

Or l’on constate que la délocalisation concerne désormais également des emplois qualifiés. C’est ainsi que les activités de recherche-développement des entreprises font désormais également l’objet de délocalisations.

En termes clairs, les compagnies  à fortes teneurs technologiques se délocalisent pour réduire les salaires des employés que les pays industriels ne lui permettent pas d’accomplir.

On pourrait comprendre leur décision si la compagnie était déficitaire, que la productivité était faible et que la compétition internationale était trop forte. Or, il n’en est rien.

La délocalisation vers le Tiers-monde n’a qu’un objectif : Utiliser la faiblesse de la masse salariale.

Dans les pays modernes, dans lesquels on a un équilibre entre le marché et la démocratie, la justice sociale peut s’exprimer.

Cela ne peut plus être le cas pour les pays désormais grand ouverts au marché mondial…

En effet, le mondialisme a permis d'exercer un dumping social d'une ampleur jusqu'alors inconnue.

À l'échelle mondiale, avec des différences de coûts salariaux entre pays pouvant aller de 1 à 30, le dumping social a pris toute son importance.

Mais entre un ingénieur d’un pays industriel qui est 10 fois supérieur à un ingénieur d’un pays émergent, on est bien loin de la mondialisation heureuse…

Particulièrement face à des concurrents indiens ou surtout chinois qui, outre leur très faible prix de main-d’œuvre, sont extrêmement compétents et entreprenants.

Cette ignorance et surtout la volonté de la cacher dénotent un pourrissement du débat et de l’intelligence, par le fait d’intérêts particuliers souvent liés à l’argent.

A l’efficacité économique du marché devrait
répondre la justice sociale de l’État.

Avoir oublié cela et avoir permis la neutralisation du contre-pouvoir étatique à la dictature, du marché a abouti à rétablir une tyrannie : Celle de l'argent roi, sans contre pouvoir, écrasant tout ce qui ne permet pas son rendement au maximum, notamment la justice sociale.

Il est clair que l'ouvrier des pays modernes est, en situation de concurrence totalement déloyale face à l'ouvrier chinois, dénué de protection sociale et sous-payée, cela est accentué par l'effet multiplicateur du yuan sous-évalué.

Ainsi, en refusant de remettre en question le dogme de la mondialisation :

·         Les pays industriels pénalisent leurs exportations;  

·         S'interdit tout effet d'allégement de la dette;  

·         Et s'impose une rigueur insoutenable au détriment de la relance;

·         Haut taux de chômage persistant;

·         Destruction de la classe moyenne;

·         Pression à la baisse sur les salaires et les conditions d'emploi;

·         Hausses d'impôts et de taxes constantes pour tenter de limiter les déficits.

Plus concrètement, les règles à dégager sont d’une simplicité folle : Du chômage résulte des délocalisations, elles-mêmes dues aux trop grandes différences de salaires.

À partir de ce constat, ce qu’il faut entreprendre en devient tellement évident ! Il est indispensable de rétablir une légitime protection.

À moins de vouloir perdre notre niveau de vie, nous devons agir afin de neutraliser l'effet du déséquilibre salarial, en passant du libre-échange au libre-échange équitable.


J’ai utilisé plusieurs sources pour tenter d’en faire une définition,
qui représente l’esprit du «dumping social».