L'usine Elkem Métal devient chinoise

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Les Chinois sont assis sur 1.5 trilliard de réserves, et nous on est assis sur 1.1 trilliard de dettes publiques (Canada+provinces).

Ils achètent richesse naturelle et technologie dans le monde entier, pour prendre contrôle de l’économie et liquider leurs réserves américaines.

Tout achat par des fonds souverains devrait être contesté.

Et vous, M. les politiciens vous faites quoi ? …

Pas de problème, bientôt le Québec, ce qui va exporter ce sont des boulettes de fer et des lingots d’aluminium.

Sans usine de transformation, ça ne fait pas une économie très forte, j’ai l’impression que l’on revient 50 ans en arrière.

Vivre la mondialisation sauvage !

Extrait de : L'usine Elkem Métal devient chinoise, Radio-Canada,1 février 2011


L'entreprise Elkem, filiale du groupe norvégien Orkla, a été achetée par la compagnie chinoise China National Bluestar au coût de 2 milliards de dollars américains.

La transaction inclut les usines d'Elkem Solar, Elkem Silicon Materials, Elkem Carbon, Elkem Foundry Products et Elkem Energy.

Au Saguenay, la China National Bluestar devient propriétaire des installations d'Elkem Métal, qui produisent du ferrosilicium destiné aux aciéries et aux fonderies, et de la centrale hydro-électrique de 37 mégawatts sur la rivière Chicoutimi. L'entreprise compte 84 employés dans la région.

Le directeur d'Elkem Métal, Jean Villeneuve, affirme que la transaction ne changera rien aux opérations de l'usine de Saguenay et du groupe Elkem. « On ne prévoit pas de changement opérationnel, explique-t-il. La seule chose c'est qu'au conseil d'administration, il va y avoir des gens de Bluestar au lieu de personnes de Orkla. »

Par exemple, le projet d'investissement d'un milliard de dollars pour la production de lingots servant à la fabrication de panneaux solaires ne serait pas compromis selon M. Villeneuve.

Le président du syndicat Métallos chez Elkem Métal, Alexandre Lavoie, constate avec satisfaction que le groupe Elkem n'a pas été séparé. « On ne sent pas vraiment une différence parce que c'est toute l'organisation norvégienne qui continue de nous chapeauter. C'est plus financier qu'on change de propriétaire, mais on sait que c'est une entreprise qui possède un bon fond et qui est intéressée à ce qu'Elkem continue de vivre », souligne M. Lavoie.

L'économiste Marc-Urbain Proulx affirme aussi que la région peut ressortir gagnante de la transaction. « Nous sommes à la recherche d'investissements pour stimuler l'économie et les Chinois sont à la recherche d'opportunités partout dans le monde, dit-il. Pourquoi ne pas faire le lien? »

Au moment de l'annonce de la transaction, le 11 janvier dernier, les dirigeants ont précisé que le changement de mains n'implique aucune modification importante des activités et de la structure principale des usines existantes.

La transaction pourrait être conclue au cours de la première moitié de l'année 2011


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