La CSST coûte plus cher malgré une baisse des accidents

Voici un autre exemple qui réduit la liberté économique, toute charge irraisonnable fait fuir l’investisseur potentiel.

«Un récent palmarès des provinces canadiennes et États américains selon un indice de liberté économique place le Québec en 60e position en 2007, soit la dernière place.

Une hausse dans l'indice de liberté économique accélère la croissance économique. (Source: Institut Fraser, 2010»


Extrait de : La CSST coûte plus cher malgré une baisse des accidents, Argent,  23 février 2011

CSST  - IEDM

Les coûts de la CSST explosent, alors que les réclamations diminuent. Et les délais d’attente dans les hôpitaux en sont largement responsables.

Le nombre d’indemnisations a diminué de 41 % depuis 1998, toutes proportions gardées, rappelle Jacques L. Archambault, auteur d’une étude sur le sujet.

Le nombre de décès est aussi en forte baisse. Il est passé de 197 il y a 20 ans à 62 l’an dernier, une diminution de 75 %. Selon Me Archambault, avocat et chercheur à l’Institut économique de Montréal, la prévention est responsable de la baisse des accidents au travail.

Néanmoins, le régime coûte plus cher. Ses coûts totalisent 2,5 G$. Me Archambault pointe du doigt les délais d’attente en hausse constante depuis 1989.

« Les gens qui sont en attente pour une chirurgie doivent recevoir des indemnités durant les traitements de maintien, note l’avocat. Les attentes croissantes pour une chirurgie expliquent donc une hausse importante des coûts depuis 20 ans. »

Cette augmentation des délais s’est traduite par une hausse de la durée des indemnisations. « Pendant que nos délais augmentaient de 30 %, les Albertains diminuaient les leurs de la même proportion. » Québec serait au courant du problème depuis deux décennies. Me Archambault estime qu'il est plus que temps d'agir dans ce dossier.

Il y a un hic, aussi longtemps que le système santé est un monopole d'État géré par un monopole syndical, oublie cela !
l'efficacité n'est pas la priorité.

Délais inacceptables

Les délais d’attente des travailleurs pour une chirurgie sont de 33 semaines, quatre fois plus que dans la population en général. Le coût moyen d’une indemnité de remplacement du revenu est d’ailleurs passé d’un peu plus de 6000 $ constants en 1999 à plus de 10 000 $ en 2008.

Par ailleurs, au Québec, il n’existe pas de limite maximale pour le nombre de traitements de physiothérapie que peut recevoir un accidenté. Ailleurs au Canada, les régimes de santé et de sécurité au travail ont depuis longtemps établi une telle limite.

Pourtant, les experts de la santé ont établi que dans le cas de lésions simples, seuls les 20 premiers traitements sont efficaces. Dans la Belle Province, la moyenne est de 53 traitements. Plus de 60 % des indemnisés reçoivent plus de 20 traitements. Près d’une victime de lésion professionnelle sur six reçoit au-delà de 100 traitements.

Jacques L. Archambault estime que les indemnisations sont souvent en décalage avec la réalité. Alors qu’en Ontario et en Colombie-Britannique, les indemnités sont versées selon les gains réels du travailleur pendant les trois premiers mois, le Québec indemnise en fonction d’un revenu théorique.

Lorsqu’un travailleur occupe un emploi saisonnier ou à temps partiel, la CSST calcule tout de même les indemnités en fonction du salaire minimum annualisé. Par exemple, un employé gagnant 12 $ l’heure et travaillant 15 heures par semaines recevra près de 20 000 $ en indemnités – alors qu’il en gagne réellement 9300 $.

Le Conseil du patronat propose toutefois d’encadrer les travailleurs dans leur recherche d’emploi et d’en diminuer la durée. « Si on amenait un support au travailleur, cela réduirait grandement la durée des prestations et donc les coûts », estime Carmel Laflamme, vice-présidente en santé et sécurité de l’organisme.

Par ailleurs, certains travailleurs ont terminé leur réadaptation, mais ne peuvent pas reprendre leurs anciennes fonctions : ils en sont souvent incapables physiquement. Ces indemnisés bénéficient, au Québec, d’une année complète de recherche d’emploi payée par la CSST. Ailleurs au Canada, un maximum de 15 semaines a été établi.

« Certains travailleurs pourraient se trouver un emploi avant un an, mais prennent quand même la durée maximale quand même », estime Jacques L. Archambault.

Les perdants

Les employés sont les plus grands perdants, insiste le Conseil du patronat.

Pas seulement, les employés, mais  tous les contribuables
Québécois qui paient des impôts.

« Les employeurs doivent donc couper quelque part, soutient Carmel Laflamme. Cela se traduit donc par moins de création d’emplois et probablement moins de bénéfices sociaux pour les travailleurs. »

Pendant une longue période, les travailleurs perdent ainsi des réflexes professionnels et de l’expérience, ce qui leur nuit pour se retrouver un emploi, croit Jacques L. Archambault