Le FMI propose un remède controversé à la planète: une baisse du dollar

Pauvre FMI, tu ne sais plus sur quel pied danser, si tu n’avais pas accepté volontairement depuis des décennies une sous-évaluation de la monnaie asiatique, surtout le Yuan chinois, on aurait eu un libre-échange plus équilibré.

Mais maintenant, tu ne sais plus comment t’en sortir, remarques, les politiciens oligarchiques ne savent plus comment se justifier devant leurs peuples.

Il y a toujours un effet de pendule, naturellement elle redevient toujours en équilibre.

Je vais dire comme le ministre des Finances du Brésil au dernier G20.

All Asian countries need to stop devaluating their currencies, it is a set of responsibilities, it is not just China,”

 

Brazilian Finance Minister Guido Mantega said.

Donc, tu ne sais plus comment réparer les pots cassés, en plus, tu dis que la dévaluation de la monnaie américaine est justifiée, alors que l’euro ne l’est pas  !

Difficiles à justifier aux peuples européens, quand ils subissent des taux de chômage de 10 % et plus, avec un accroissement de PIB seulement 1.7 %, autres que l’Allemagne bien sûr!

Cette situation pernicieuse a été maintenue depuis trop longtemps, on doit revenir sur un libre-échange qui est beaucoup plus équitable entre les pays émergents et les pays industriels.


Extrait de : Le FMI propose un remède controversé à la planète: une baisse du dollar, AFP, l’Express.fr, 23/02/2011

WASHINGTON - Le Fonds monétaire international a révélé mercredi sa proposition controversée pour soutenir l'économie de la planète: aider les Etats-Unis à réduire leurs déficits vis-à-vis des autres pays en permettant au dollar de se déprécier.

Cette suggestion figure dans une note aux ministres des Finances et banquiers centraux des pays riches et émergents du G20, qui étaient réunis à Paris vendredi et samedi.

D'après les calculs des économistes du Fonds, le taux de change du dollar est plutôt surévalué, ceux de l'euro et du yen sont "globalement conformes" aux fondamentaux économiques, et plusieurs monnaies de pays émergents asiatiques "sous-évaluées", surtout celle de la Chine.

Par conséquent, le FMI appelle le G20 à faciliter une baisse du billet vert.

"Une nouvelle dépréciation effective du taux de change du dollar contribuerait à une baisse durable du déficit des comptes courants des Etats-Unis vers un niveau plus en conformité avec les fondamentaux de moyen terme, apportant un soutien à une croissance plus équilibrée",

affirme le Fonds dans cette note.

"Une nouvelle dépréciation effective du taux de change du dollar contribuerait à une baisse durable du déficit des comptes courants des Etats-Unis vers un niveau plus en conformité avec les fondamentaux de moyen terme, apportant un soutien à une croissance plus équilibrée", affirme le Fonds dans cette note.

Dans sa précédente note au G20, avant une réunion à Gyeongju (Corée du Sud) en octobre, le FMI n'allait pas aussi loin.

Il avait la même évaluation des taux de changes, et estimait que pour les "pays émergents à croissance rapide", il y avait des "arguments en faveur d'une appréciation" de leurs devises respectives.

Le niveau adéquat du dollar est un sujet controversé entre économistes, banquiers centraux et gouvernements.

Aux États-unis, une opinion répandue est qu'il devrait baisser pour aider à combler le déficit commercial.

Ailleurs, des économistes dénoncent les effets pervers de chaque baisse de la grande monnaie de réserve du monde : hausse des cours des matières premières, tensions commerciales, incertitudes pour les entreprises, ou encore spéculation sur les monnaies des pays émergents.

Le Trésor américain reste depuis une quinzaine d'années sur une même ligne, répétant qu'"un dollar fort est dans l'intérêt des Etats-Unis", et la banque centrale (Fed) affirme défendre sa monnaie en favorisant la croissance de la première économie mondiale.

Mais plusieurs pays du G20 accusent ouvertement Washington d'avoir une politique de dollar faible, destinée à favoriser ses exportateurs.

En l'espace de quatre mois, de la fin juin à la fin octobre, le dollar a perdu 6% de sa valeur face à la monnaie de ses principaux partenaires commerciaux. Les diverses tentatives de pays du G20 pour résister à l'appréciation de leur monnaie ont alors conduit le ministre brésilien des Finances, Guido Mantega, à lancer le terme désormais célèbre de "guerre des monnaies" fin septembre.

Le Japon était intervenu deux semaines auparavant sur le marché des changes afin de contrer l'appréciation du yen, pour la première fois depuis 2004. D'autres pays du G20 étaient soupçonnés de le faire plus discrètement, comme la Corée du Sud, l'Inde ou l'Indonésie.

A la même époque, les Etats-Unis et la Chine étaient en conflit ouvert sur le taux de change du yuan. Et les Européens se plaignaient d'être victimes de la baisse du dollar, voyant l'euro comme trop fort et pénalisant les exportations européennes.

En octobre, afin d'apaiser les tensions, les pays du G20 s'étaient engagés à s'abstenir de dévaluer leur monnaie au profit de leurs exportateurs. Mais alors que d'autres engagements antérieurs ont été repris dans la déclaration commune de Paris, celui-là n'a pas été réitéré.


Meetings of G-20 Finance Ministers and Central Bank Governors

IMF - Meetings of G-20 Finance Ministers and Central Bank Governors

·         While financial turbulence has receded in recent weeks, underlying stresses in peripheral euro area economies remain unresolved and are linked to the core through financial exposures.

·         In line with the two-speed recovery, downside risks remain elevated in advanced economies, while overheating risks are growing in emerging economies.

·         In many G-20 advanced economies, high unemployment and balance sheet strains continue to be a drag on a private-sector-led recovery, and core inflation remains low.

·         Financial turbulence has receded in recent weeks, but underlying stresses in peripheral euro-area economies remain unresolved and are linked to the core through financial exposures.

·         Tensions in the euro area periphery pose a significant risk to the recovery in the region and possibly beyond.

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IMF - Feb 2011 - 2

 

 

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Source: : IMF, Meetings of G-20 Finance Ministers and Central Bank Governors, February 18–19, 2011, Paris, France