Le gagnant et les perdants de la crise économique au Canada




Les perdants

Le gagnant

Le peuple et le pays

Les banques

Le Canada a une dette publique de 1.1 trilliards de dollars.

Pour la première fois, leurs profits annuels totalisent plus de 20 milliards de dollars en 2010, en hausse de 6 milliards par rapport à l'année précédente.

Le Canada avec les provinces auront approximativement 75 milliards
de déficits cette année.

Maintien d’un oligopole

Les ménages canadiens ont un taux d’endettement proche de 150 %.

 

Le peuple assume les prêts à risque.

 

«Cette société de la couronne (SCHL) assure environ 60 % des prêts hypothécaires des banques – généralement les plus risqués.

 

L’an dernier, le gouvernement a permis à la SCHL de mettre sur ses livres jusqu’à 600 milliards $ d’hypothèques, (2010).

Presque l’ensemble de tous les prêts à risques immobiliers sont assumés par la SCHL, donc par le peuple.

 

 

Taux usuraire sur les cartes de crédit.

M. Flaherty estime que nous avons un des meilleurs systèmes bancaires au monde.

Petite question à M. Flaherty combien ça coûte
en lobbying pour maintenir des oligopoles ?

 


 

Extrait de : Banques canadiennes: 20 milliards de profits!, Martin Vallières, La Presse, 08 décembre 2010

Pour la première fois, leurs profits annuels totalisent plus de 20 milliards de dollars en 2010, en hausse de 6 milliards par rapport à l'année précédente. Il s'agit d'un rebond significatif de 42% en un an.

Et même remarquable (+67%) par rapport au creux de 12,1 milliards de profits atteint en 2008, pire année de la crise financière. En 2007 et 2006, les profits avaient totalisé un peu plus de 19 milliards par année.

Cette année, le retour des profits records a été confirmé par l'annonce hier de résultats meilleurs que prévu pour la Banque de Montréal (BMO). Elle était la dernière des six principales banques canadiennes à publier les résultats de l'exercice financier terminé le 31 octobre.

À son quatrième trimestre 2010, la BMO a encore rehaussé son bénéfice net de 14%, à 737 millions, ou 1,24$ par action, au-delà des prévisions d'analystes.

Pour tout l'exercice 2010, la BMO est parvenue à faire rebondir son bénéfice net de 57%, à 2,81 milliards, ou 4,75$ par action.

Banques canadienne - Bénifices

À l'instar de ses consoeurs, la BMO a bénéficié en fin d'exercice d'un rabaissement de ses provisions pour les pertes sur prêts. Il s'agit d'un ajustement comptable qui découle directement d'une sortie de récession, grâce à la réduction du risque de crédit parmi la vaste clientèle d'emprunteurs.

Par ailleurs, la Banque de Montréal a mieux fait que ses consoeurs pour endiguer le recul des revenus et bénéfices de son importante division des marchés financiers, après quelques trimestres forts.

Par conséquent, la BMO a terminé son exercice 2010 avec son sixième trimestre consécutif de hausse de profits, une particularité notable parmi les principales banques canadiennes.

En Bourse, les investisseurs ont manifestement apprécié les résultats de la quatrième banque canadienne en importance, selon la taille de l'actif.

Les actions de la BMO ont gagné un peu plus de 3% pour terminer à 61,87$, alors que l'indice de marché S&P/TSX était en légère baisse.

Il s'agit toutefois d'une cote sous le sommet des 52 dernières semaines (65,41$) atteint en avril dernier, et encore inférieure au record de 72,75$ par action qui, lui, remonte à avril 2007.

De l'avis d'analystes, ces bons résultats financiers montrent que le secteur bancaire canadien serait bel et bien sorti de la crise financière et de la récession.

«Les banques canadiennes ont retrouvé une bonne cadence. La première moitié de l'exercice 2010 fut bonne, la deuxième moitié un peu moins. Mais, dans l'ensemble, les banques ont relativement bien fait», a résumé John Kinsey, qui gère 1 milliard en placements chez Caldwell Securities, à Toronto.

En contrepartie, en dépit du rebond de leurs profits à un niveau record, une seule des six principales banques - la Nationale - a jugé bon de rétablir la hausse de son dividende trimestriel, après trois ans d'interruption.

Les analystes et les investisseurs boursiers s'attendent à ce que les autres banques emboîtent le pas à la Nationale dès les prochains trimestres. À moins qu'elles préfèrent utiliser leur capital disponible pour réaliser des acquisitions au Canada et à l'étranger.

Le fort rebond des profits des banques en 2010 ne se répercute pas autant sur les primes salariales distribuées parmi leurs employés et leurs dirigeants.

La hausse de cette rémunération incitative se limite à 1,1% durant l'exercice 2010, comparativement à 16% l'année précédente, selon un relevé de l'agence Bloomberg. La cagnotte des primes salariales dans le secteur bancaire demeure plantureuse. Elle totalise 8,9 milliards parmi les six principales banques en 2010, 100 millions de plus qu'en 2009.

Pourquoi une faible hausse en 2010? L'explication tient au fait qu'une part importante des primes chez les banques dépend des résultats de leurs filiales des marchés boursiers.

Or, ces résultats sectoriels ont ralenti ces derniers trimestres, par rapport aux résultats forts de 2009. Par exemple, la valeur des financements d'entreprises par des émissions de titres (actions, obligations) a reculé d'un tiers en 2010 au Canada par rapport l'an dernier.