Le secteur manufacturier québécois sévèrement ébranlé

Extrait de : Le secteur manufacturier québécois sévèrement ébranlé, Argent, 16 février 2011

Le secteur manufacturier est durement touché depuis une dizaine d'années au Québec. Dernier événement en date : la fermeture annoncée des usines de Vêtements RGR en Beauce.

·         La remontée constante du dollar canadien depuis 2002,

·         la mondialisation,

·         la crise de l'industrie forestière et le

·         krach économique de 2008 ont sévèrement ébranlé l'industrie.

Rien qu’au cours des trois dernières années, le Québec a perdu plus de 100 000 emplois dans le secteur manufacturier. Mardi, l'entreprise Vêtements RGR annonçait la fermeture définitive de ses cinq usines en Beauce, privant près de 400 personnes de leur emploi.

Au cours des dix dernières années, la région de la Beauce a perdu plus de 30 % de ses emplois industriels.

Le secteur manufacturier demeure toutefois important pour le Québec, car il emploie plus de 500 000 personnes et représente 20 % de l'économie de la province.

La concurrence ne vient pas seulement d’Asie, qui bénéficie de bas salaires. On n'a qu'à rappeler l'exemple d'Electrolux qui quittera bientôt l'Assomption pour Memphis au Tennessee.

« On peut toujours rester compétitif, mais il ne faut pas oublier qu'au Québec, les taxes pour les entreprises sont très élevées, 25 % plus élevés qu’en moyenne au Canada.

Ce qui est inacceptable, typique du politicien irresponsable qui ne pense qu’à rester au pouvoir sans voir les conséquences économiques, en plus on ne parle même des entraves du fardeau règlementaire ou du Code du travail.

Il faut dire que les conditions d'affaires ne sont pas excellentes au Québec », affirme Simon Prévost, président de Manufacturiers et exportateurs du Québec.

Les entreprises qui vont tirer leur épingle du jeu sont celles qui produisent des biens à grande valeur ajoutée notamment dans le secteur aéronautique. Mais même dans des secteurs plus difficiles comme l’industrie forestière, si les sociétés profitent du dollar fort pour acheter des équipements qui les rendent plus productives, elles vont rester, estime M.Prévost.


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