Les prévisions actuarielles de la Caisse sont carrément irréalistes

Extrait de : La Caisse a toute une côte à remonter, Jean-François Cloutier, Argent, 31 janvier 2011

La Caisse de dépôt et placement du Québec a toute une côte à remonter pour assurer le versement des pensions promises à tous ses cotisants dans les prochaines décennies.

C’est ce qu’a reconnu implicitement le pdg de la Caisse, Michael Sabia, en entrevue ce midi à BNN.

M. Sabia a souligné que la Caisse avait besoin de générer un rendement annuel moyen de 6,7% pour assurer le versement des pensions à tous ses déposants, en fonction de ses propres prévisions actuarielles, (qui sont déjà douteuses).

Or, au cours de cinq dernières années, la Caisse, plombée par la crise du PCAA et l’effondrement des marchés financiers, a généré un rendement moyen de l’ordre d’a peine 2,7%. En 2008, le portefeuille de la Caisse a fondu de 25%, perdant 40 G$ en une seule année.

M. Sabia a reconnu que la question des pensions serait un enjeu très important dans l’avenir.

De plus en plus, des voix s’élèvent pour questionner la capacité des gestionnaires de caisses de retraite à remplir leurs obligations.

Aux États-Unis, des États sont déjà acculés à la faillite en raison des obligations de versement de pension auxquelles ils sont confrontés.

Irréaliste

Pour l’expert Michel Nadeau, qui a un temps été numéro 2 de la Caisse, les prévisions actuarielles sur lesquelles se base la Caisse sont carrément irréalistes.

« Entre 2000 et 2010, la Bourse de New York a offert un rendement négatif, alors penser que la Caisse de dépôt sera en mesure de livrer 6,7% par année à long terme est difficile à imaginer», a-t-il dit.

M. Nadeau signale que dans le secteur privé de nombreuses entreprises ont déjà pris des mesures pour mitiger l’impact de rendements plus faibles, en transférant le risque de rendements inférieurs à leurs employés. Les régimes à prestations déterminées sont aujourd’hui l’apanage du secteur public et d’une poignée de grandes entreprises, a dit M. Nadeau.

Je ne suis pas toujours d’accord avec M. Nadeau, mais cette fois-ci il a tout à fait raison.

Prenez un exemple simple, supposément au début de votre carrière, vous avez commencé à 30,000 $ et vous avez fini à 70,000 $, supposons une moyenne de 50,000 pour simplifier le calcul, en cotisant 8 % par année.

Après 32 ans de service, vous avez contribué environ à 322,000 $ avec un rendement de 5% composé (et là je suis encore généreux avec toutes les bulles que nous avons eues depuis 20 ans).

Donc, si vous vivez 25 ans après votre retraite, à 70 % de votre salaire final, ce qui représente une valeur actuarielle de 1, 250,000 $, alors où va-t-on prendre le manque à gagner ?

·         quand l’État n’est même pas capable d’équilibrer son budget,

·         la moitié des baby-boomers du secteur privé qui vont être sur la retraite vont être sur le seuil de la pauvreté,

·         qu’on estime juste à cause de la démographie, on va être 2 fois plus pauvre dans moins de 15 ans,

·         et je n’additionne même pas la crise économique actuelle,

allo, réveillez-vous !

Pourquoi les villes et les États américains font faillite, parce que ce sont des promesses INSOLVABLES !

Arrêtez de vous fier à vos chefs syndicaux et aux politiciens corrompus, prenez vos affaires en main et de façon sérieuse.

Savez-vous ceux qui sont ‘morts de rire’ actuellement, ce sont ceux qui reçoivent des prestations, le 322,000 $ que vous a payés, ne sert pas à vous, mais à ceux qui n’en ont pas assez payé.

Ça prend plus de 5 cotisants ( et là, je suis très conservateur), pour payer un prestataire qui a fini de payer sa part, et le rapport actuellement est environ 2 cotisants par prestataire, voyez dans quelle merde qu’on est rendu.

M. les fonctionnaires, vous être en train de vous faire arnaquer sur des promesses qui sont totalement irréalistes, ding, ding, on se réveille!

Miser sur la Chine… à Toronto

Dans l’entrevue, M. Sabia a aussi élaboré sur la stratégie pour tirer son épingle du jeu dans les prochaines années. Il a souligné que l’essentiel de la croissance mondiale aurait lieu dans les pays émergents, mais qu’il existait de très nombreuses façons d’en profiter. «Investir à la Bourse de Toronto est une façon de miser sur la Chine», a-t-il dit.

C’est n’importe quoi, misez sur la Chine, nous sommes en pleine guerre économique, on ne sait même pas comment l’économie va être dans 6 mois, les pays industriels sont au bords de la faillites et libre-échange pète de tous bords.

 «Enlevez les titres financiers du TSX et vous avez essentiellement un groupe de producteurs de ressources et d’énergie qui servent à alimenter la croissance chinoise», a-t-il expliqué. Selon le plan de M. Sabia, la Caisse veut investir dans les marchés qu’elle connaît bien et où elle dispose d’un avantage comparatif important.

Blah, blah, blah …