Les taxes municipales étranglent les commerçants

Si j’ai inséré ce carnet, c’est surtout à cause de la réponse irréaliste de la ville de Montréal a donnée.


Extrait : Les taxes municipales étranglent les commerçants, Carl Renaud
Argent, 24 février 2011

Les taxes municipales minent la rentabilité des détaillants de l’avenue Mont-Royal à Montréal. Une dizaine d’établissements, dont un Tim Hortons, ont fermé leurs portes récemment.

Le phénomène pourrait prendre de l’ampleur car la ville vient de hausser les évaluations foncières de 38% en moyenne sur la populaire artère. La situation inquiète la Société de développement de l’avenue du Mont-Royal (SDAMR), le regroupement qui représente les 500 détaillants de la rue commerciale, car les propriétaires immobiliers refilent la note à leurs locataires.

«Pour nous, la crise n’est pas terminée! Les revenus des détaillants ont baissé alors que leurs comptes de taxes et leurs loyers ne cessent d’augmenter», a exprimé Michel Depatie, directeur général de la SDAMR.

Un sondage réalisé par cette société indique que les ventes des détaillants de l’avenue Mont-Royal ont chuté de 8% entre décembre 2009 et décembre 2010. Malgré le recul de leurs revenus, les commerçants pourraient encaisser une majoration annuelle de leurs taxes municipales d’environ 10% au cours des deux prochaines années.

La Société de Développement de l’avenue du Mont-Royal craint de nouvelles fermetures, surtout que le prix des loyers varie maintenant entre 30$ et 50$ le pied carré. Un détaillant doit débourser de 30 000$ à 50 000$ par année pour un petit local de 1000 pieds carré.

Il faut comprendre que l’individu doit prendre plus de 30,000 $ à 50,000 $ de profits, juste pour payer le compte de taxe, ça ne comprend même pas les salaires, l’électricité, le chauffage …

Les rues marchandes menacées

«Ça fragilise les indépendants parce que leurs marges de profits sont plus petites que celles des grandes chaînes. La Ville doit modérer les augmentations de taxes car les rues commerciales vont se vider», a ajouté Michel Dépatie, précisant que Montréal menace le commerce de proximité dans plusieurs quartiers.

Les détaillants indépendants ne sont pas les seuls qui éprouvent des difficultés. Tim Hortons a fermé mercredi un établissement corporatif situé au coin de la rue Papineau. La direction de la bannière n’a pas retourné les appels d’Argent mais, un franchisé de la chaîne indique que le restaurant n’était plus rentable.

La Ville de Montréal n’est pas convaincue que les hausses de taxes affectent la rentabilité des commerçants.

Voici, une réponse qui est tellement absurde que ça mérite un carnet, pourquoi pensez-vous qu’un commerçant démarre une boutique, c’est pour faire du profit, non des pertes.

Si le propriétaire au nombre d'heures qui travaillent associées aux risques qu'il court, constate qu'il n'est plus rentable ou il y a beaucoup trop d'efforts pour le peu qu’il en récolte, il ferme boutique.

Typique, d’une ville qui a perdu le sens de la réalité économique, comme le Québec d’ailleurs, une entreprise existe pour faire du profit, sinon il arrête d’opérer.

Un courriel expédié à Argent, par une porte-parole de l’administration municipale, précise que le compte de taxe de l’immeuble qui abritait l’ancien Tim Hortons a bondi de 8% de 2010 à 2011 pour atteindre plus de 40 300$.

Les taxes foncières de l’immeuble pourraient cependant se chiffrer à près de 50 000$ par année au terme du présent rôle d’évaluation en 2013.