Mais la neige est dure comme de la glace

Cet extrait n’a pas un grand contenu informatif, par contre, il démontre à quel point que l’on peut écœurer son peuple.

Ce qui ne faut pas faire pour avoir des revenus, surtout pour payer des policiers avec avantages sociaux, qui nous coûtent plus de 130,000 $ par année.

En tout cas, ce policier, on ne l’a pas engagé à cause de son jugement.


Extrait de : Des tickets à cause de la neige, Mathieu Turbide, Journal de Montréal, 12/02/2011

Stationner sa voiture à moins de 15 cm du trottoir, par les temps qui courent dans les rues du Plateau Mont-Royal, c'est impossible. Mais pas aux yeux des policiers de Montréal qui ont distribué des dizaines de contraventions pour cette raison, sur la rue Brébeuf.

Olivier Corbeil n'en revient pas. Même s'il a pris la peine de coller sa voiture le plus près possible du banc de neige qui borde le trottoir devant son appartement, il s'est retrouvé avec une contravention de 52$, jeudi après-midi.

«C'est incroyable. Toutes les autos stationnées sur la rue avaient des contraventions. J'en ai vu au moins une quinzaine» dénonce-t-il.

Sur sa contravention, il est écrit noir sur blanc son crime : avoir «stationné un véhicule routier à plus de 15 cm du bord de la chaussée».

«C'est impossible de se stationner plus près. Il y a un banc de neige glacée en raison du froid qui n'a toujours pas été enlevé par l'arrondissement», plaide le Montréalais.

Jusqu'à 5 pieds de neige!

Avec l'aide du concierge de son immeuble, Robert Morissette, il a mesuré ce monticule de neige durci. Selon les endroits, ça va de 3 pieds à plus de 5 pieds (de 100 à 150 cm environ). C'est 10 fois plus que la distance maximale permise pour se stationner.

«Tous les résidants de la rue qui ont reçu une contravention se sont insurgés contre le zèle du policier.

Une de mes voisines a vu le policier en train d'émettre les constats. Elle lui a dit que ça n'avait pas de bon sens. Il lui a répondu qu'elle n'avait qu'à aller se chercher une pelle. Mais la neige est dure comme de la glace», souligne M. Corbeil.

Une piste cyclable l'été

Le porte-parole du SPVM, Ian Lafrenière, explique qu'il est difficile de faire du cas par cas. «Nous, on essaie de travailler en fonction d'assurer la sécurité et de garder la fluidité. Il y a des gens, parfois qui exagèrent et qui se stationnent très loin de la chaussée. Il y a des véhicules d'urgences et des déneigeuses qui doivent passer», explique-t-il.

Les citoyens de la rue Brébeuf rétorquent que les déneigeuses ont suffisamment d'espace pour passer et qu'elles ont passé au cours des derniers jours.

La preuve, disent les citoyens, c'est que, l'été, à cet endroit précis, se trouve une piste cyclable. «Donc, l'été, on est stationné encore plus au milieu de la rue et ça ne cause aucun problème. Ça démontre que ce n'est pas une question de sécurité», souligne Olivier Corbeil.

Les citoyens peuvent toujours contester leur contravention, rappelle Ian Lafrenière, du SPVM.

«C'est ce qu'on va faire. Un des voisins a même pris en note toutes les plaques d'immatriculation des voitures pour documenter la cause», indique M. Corbeil.

Quant à la qualité du déneigement dans le Plateau Mont-Royal, les citoyens se disent découragés. Ils sont très critiques envers l'administration du maire Luc Ferrandez.

«Ils sont fous, réagit M. Morissette. C'est tellement mal déneigé. Je vais être obligé de mettre les poubelles sur le trottoir et les vidangeurs vont devoir escalader le banc de neige pour venir les ramasser.»