Réactions sur le manifeste de François Legault

Mes commentaires à la fin du carnet.


Le politologue de l'École nationale d'administration publique Christian Dufour, qui a participé aux premiers balbutiements du groupe de François Legault, estime que la Coalition pour l'avenir du Québec rate la cible en essayant d'obtenir un trop grand consensus. «On s'en est tenu à des généralités», déplore-t-il, citant l'évacuation de certains éléments controversés du manifeste initial.

Je suis d’accord avec lui, on tente d’obtenir un trop grand consensus


Elle peut néanmoins déjà compter sur le soutien de la présidente de la Fédération québécoise des directions d'établissement d'enseignement, Chantal Longpré, qui a annoncé hier qu'elle se joignait à la CAQ. D'ailleurs, elle ne ferme pas la porte à une éventuelle implication politique si le mouvement lancé par François Legault et Charles Sirois se métamorphose à terme en parti. «J'y réfléchis, la porte n'est pas complètement fermée, car si, pour faire avancer la cause des élèves, il faut faire le saut, je le ferai», affirme-t-elle. Mme Longpré accueille évidemment favorablement la proposition de «donner à l'école les moyens de jouer le rôle qui lui revient».

Cela fait très longtemps, qu’ils veulent avoir des écoles autonomes.


À cet égard, la présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec, Josée Bouchard, exige d'avoir l'heure juste concernant notamment l'avenir des commissions scolaires. «Je ne suis pas en mode panique, mais il faut qu'on réponde à nos questions», a-t-elle dit. «Ils disent qu'il y a trop de bureaucratie, ils disent qu'il y a trop de redditions de compte. Donc, si les écoles deviennent plus autonomes, comment vont-elles gérer tout ça?»

Pauvre Mme Bouchard, en Finlande les écoles sont encore plus disparates géographiquement que celle du Québec, et ça fonctionne très bien,
ce n’est que de la poutine administrative.


La vision axée sur la performance de la CAQ est en ligne directe avec la gestion axée sur les résultats et les dérives du système d'éducation, déplore pour sa part la Centrale des syndicats du Québec (CSQ). «Nous sommes à même de constater, aujourd'hui, que les plans de réussite mis de l'avant par M. Legault, alors ministre, n'ont donné aucun résultat sur la diplomation qui stagne toujours à 70 % depuis 20 ans. Pourquoi nous propose-t-il de poursuivre sur cette même voie qui ne fonctionne pas?», souligne le président de la CSQ, Réjean Parent.

Pauvre syndicat québécois, ils ne changeront jamais,oui M. Parent évaluation, veulent dire rendement et imputabilité, mot que les syndicats ont oublié dans leurs conventions collectives.

C’est pour cette raison que le consensus ne fonctionnera jamais au Québec, nous n’avons pas des syndicats qui travaillent pour le bien commun comme dans les pays scandinaves,  ce sont des syndicats de confrontation comme en Grèce,
mot d’ordre : Ne perdre aucun privilège
.


Au niveau postsecondaire, les étudiants craignent que «répartir de manière plus équitable [la facture] entre l'État et les étudiants» signifie une hausse pour ces derniers. «La proposition de la Coalition équivaut à poursuivre et accentuer la politique actuelle de hausse des frais de scolarité pour s'approcher du modèle canadien, ce qui a eu pour effet d'évacuer les étudiants les plus démunis des bancs d'école», craint le président de la Fédération étudiante universitaire du Québec, Louis-Philippe Savoie.

Pauvre étudiant étude après étude, il est démontré que les coûts ne sont pas le facteur déterminant pour l’accès à l’université, exemple dans les provinces canadiennes, il y a plus d’étudiants à l’université au pro rata qu’au Québec et pourtant les coûts sont supérieurs. Vous devez payer votre juste part.


De Jean François Lisée

L’équipe Legault nous demande d’être patients. D’ici décembre, quatre documents plus mordants seront publiés. On verra alors vraiment de quel bois ils se chauffent.

On trouve sans doute là l’exemple-repoussoir utilisé par le CAQ. Comment introduire, une à une, des propositions de changement sans faire éclater la bulle que constitue l’attrait de la nouveauté ?

Comment passer d’évolutionnaire à révolutionnaire en gardant derrière soi un électorat qui aime le changement mais répugne à passer à la caisse ? Comment, donc, faire une ommellette sans casser d’oeufs ?

Toujours égales à lui-même, qui te dis que le peuple doit passer à la caisse pour avoir une gestion publique plus efficace?


Le gouvernement libéral n'a pas attendu le manifeste de François Legault avant de réinvestir dans l'enseignement, a fait valoir vendredi la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp.

«On a déjà fait le choix d'investir plus en éducation, ça me semble indéniable. En sept ans, le budget du ministère de l'Éducation a augmenté de 32 pour cent», a-t-elle déclaré, en marge d'une allocution devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

«Nous avons conclu une entente négociée avec les professeurs, avec une amélioration de leurs conditions de travail, de leur revenu et une clause d'indexation selon la performance économique du Québec. Même nos partenaires syndicaux ont compris qu'on avait une position de gros bon sens, respectant la capacité de payer des Québécois», a-t-elle dit.

Pauvres Libéraux, la question de la qualité de l'éducation n'est pas du tout reliée au salaire, valable aussi pour M. Legault, mais à une question d'imputabilité et, malheureusement ancienneté, sécurité d'emploi et permanence ne font pas bon ménage avec imputabilité et rendement.


Ce gars-là a investi plus de 10 ans dans ce combat (pour la souveraineté) et aujourd'hui, il laisse tomber le Québec. Il nous laisse tomber», a dit le député péquiste de Marie-Victorin, Bernard Drainville, déçu de la décision de l'ancien ministre d'abandonner la militance souverainiste.

«Tu ne peux pas renoncer à te battre pour le Québec et les intérêts du Québec. C'est très décevant que François ait annoncé aujourd'hui qu'il renonce à ça», a poursuivi M. Drainville.

 

Au Parti québécois, on affirme que M. Legault s'illusionne s'il pense pouvoir faire l'économie de la question nationale.

Comme le Québec est prisonnier de son statut constitutionnel, la coalition Legault se retrouvera vite dans un cul-de-sac, a prédit M. Drainville, porte-parole de l'opposition officielle en matière d'affaires intergouvernementales canadiennes.

Typique de ce parti qui a dirigé le Québec pendant des années vers des finances lamentables, tellement préoccupé sur l’identité nationale, qu’il a oublié que ça prenait une économie pour se payer du beurre et d’être capable d’en mettre sur notre tranche de pain.


Francois Legault - 3

Francois Legault - 4

 

Audio :

Legault Dutrizac

Johanne Marcotte - Francois Legault

Mme Marcotte très en forme dans cette entrevue !

 


Mes commentaires :

L’éternel problème le message est diffus, on veut trop plaire à tout le monde, donc, on ne plaît à personne.

·         Le Québec ne pourrait jamais sans sortir avec des consensus, il y a trop d’importants groupes d’intérêts qui ont acquis des privilèges au cours des dernières décennies et ils vont se battre pour n’en perdre aucun.

·         De plus, une partie importante  de la population vit aux dépens de l'État, il ne préfère aucun changement sachant même qu'il se dirige vers un mur.

Trois partis actuels, qui ont des particularités différentes.

1.      Le PQ couche avec les syndicats.

2.      Les libéraux couchent avec tout ce qui bouge aussi longtemps que ça leur donne des votes

3.      L'ADQ qui veut obtenir un consensus et dilue son message.

Donc, dans ce premier manifeste, on ne donne que des lignes directrices sans trop de données de détails, pour ne pas trop offusquer personne. Ils disent qu’ils vont produire d’autres documents, qui auront plus de mordant. Je l'espère, car ce manifeste ne veut pas dire grand-chose, juste de bonnes intentions.

Une autre variable que l’on ne peut occulter, le Québec n’a pas dix ans devant lui.

1.      Le Québec est moins productif que les autres provinces.

2.      Les provinces sont moins productives que les États-Unis.

3.      Et les États-Unis sont moins productifs que les pays émergents (à cause principalement coût salaire).

Alors, vous voyez dans quelle aventure que nous sommes rendus.

On a besoin d’un changement de cap à 180 degrés, car on va tout simplement se faire ramasser.

Donc, Québec Droite va publier deux manifestes au mois de mars, l’éducation et la santé, M. le peuple, on va se parler entre les deux yeux, il n’y aura pas de dentelle, juste les vraies affaires !

En espérant que les partis politiques vont se réveiller, car on risque d’être comme Irlande, nos jeunes vont voter avec leurs pieds et le Québec va se retrouver à être un gros hôpital sans contribuable pour payer la facture.