Un pont, deux dollars

Encore une autre étude bidon, qui ne pense pas plus loin que son nez, commentaire à l’intérieur.

Extrait de : Un pont, deux dollars, QMI, Journal de Montréal, 10/02/2011

MONTRÉAL – Un péage de 2 $ à l’entrée de chacun des 22 ponts dans la région de Montréal permettrait de dégager 822 millions $ par année pour le financement des projets de transport en commun, en plus d’éliminer presque instantanément le quart des voitures sur les routes.

C’est ce qu’avance David Hanna, professeur en études urbaines à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Le chercheur ne croit pas que les hausses de la taxe sur l’essence – actuellement privilégiées par le maire Gérald Tremblay et le gouvernement du Québec – seront suffisantes pour éponger les quelque 23 milliards $ qu’il faudrait investir en transport en commun au cours de la prochaine décennie.

Évidemment, sa solution, c’est encore de taxer, le Québec n’a pas un problème d’impôts et de taxes, car nous sommes parmi les plus taxés de l’Amérique du Nord, si ça continue, il va être plus rentable de pêcher de la morue au Nouveau-Brunswick que de travailler au Québec.

Le problème du Québec, c'est la gestion de ces dépenses, on maintient un monstre étatique qui est totalement inefficace, il ne viendrait jamais à l'esprit de ce professeur de l'UQUAM, qu'il fait partie du problème, que dirait-on de réduire ton salaire grassouillet avec ton fonds de pension insolvable, on pourrait ainsi libérer des fonds pour payer les infrastructures du Québec ?

Un tel «péage cordon» est l’une des nombreuses sources de financement qui ont été débattues jeudi par 200 spécialistes à l’occasion d’un événement organisé par le forum URBA 2015 de l’UQAM.

Pour qu’une telle initiative voie le jour, il faudrait installer des postes de perception électroniques à tous les ponts qui permettent d’entrer à Laval et Montréal. En opération pour environ 250 jours ouvrables par année, ils prélèveraient 2 $ lors de chacun des 1,6 million de passages de véhicules quotidiens.

Les frais d’exploitation seraient d’au plus 40 millions $ par année, et même en chargeant seulement 1 $, on récolterait tout de même plus de 400 millions $ annuellement, a dit le spécialiste.

«Dans toutes les villes où ça a été implanté, il y a eu une baisse immédiate de 20 à 25 % du nombre d’automobiles sur les routes. Imaginez le quart moins d’autos à Montréal», a-t-il lancé.

«Il faut vendre ça comme quelque chose qui rend la vie plus facile», a-t-il ajouté en parlant de l’expérience «réussie» de Stockholm, en Suède, qui l’applique depuis 2007.

«Farfelu»

Le débat sur un péage pour entrer à Montréal ne laisse personne indifférent.

Si certains politiciens craignent le prix politique d’une telle mesure, Normand Parisien, directeur général de Transport 2000 Québec, a soutenu qu’il s’agirait tout de même de «la mesure la plus populaire, avec au moins 40 % d’adoption».

Populaire, pour qui ?, pour les politiciens ou pour le pauvre concitoyen ?, évidemment un autre fonctionnaire qui pense pas plus loin que son nez !

Pierre Giard, directeur général de la Société de transport de Laval (STL), doute cependant de son efficacité.

«Il m’apparaît complètement farfelu d’imaginer une baisse de 25 % de la congestion; 62 % des gens qui se rendent au centre-ville en voiture habitent déjà à l’intérieur du cordon de péage», a-t-il remarqué.

D’autres sont plus nuancés. Michel Leblanc, président-directeur général de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, croit qu’il faudrait utiliser un tel outil avec précautions, car il pourrait «pousser les emplois à l’extérieur de Montréal».

Enfin, quelqu’un qui raisonne avec intelligence, déjà à Montréal, on augmente les taxes sans arrêt comparativement aux principales villes canadiennes.

De plus, depuis des années la ville de Montréal subit une migration négative à cause des taxes trop élevées et des services qui se réduisent à chaque année. 

Property Tax Rates -2

Montréal a connu une tendance à la hausse pour les taxes

Migration Montréal - 2

Migration municipalité

«Les péages sur les ponts, ça donne une image un peu médiévale de paiement à l’entrée de la ville», a pour sa part observé Gilles Sénécal, professeur d’urbanisme à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), qui propose plutôt qu’on prélève l’argent «à toutes les entrées d’autoroutes».

Jeudi, les experts ont également débattu de la possibilité de financer le transport en commun grâce à des taxes sur l’essence, sur l’immatriculation, sur la valeur foncière, ou sur les investissements immobiliers près des pôles de transport. Il a même été question d’une taxe sur la masse salariale qui serait imposée aux entreprises, comme à Portland, en Oregon.

Nos chers experts, si vous pensez encore augmenter les taxes,
retourner faire vos devoirs.