Ville de Québec : Prix citron pour l'accès à l'information

Pour avoir une saine démocratie, un des piliers fondamentaux est la transparence.

L’accès à l’information de façon traditionnel est tout à fait dépassé, surtout dans l’ère de l’informatique et du Web.

Je vous invite de visiter mon carnet Transparency 2.0 qui est actuellement implanté dans tous les états américains, tous les contrats, toutes les dépenses, même les masses salariales sont en ligne, je vous ai même donné un lien direct, avec l’État de Kentucky pour vérifier comment ça fonctionne.

Même pas besoin de demander de l’information, c’est en ligne, pourquoi ?

Parce que c’est le peuple, qui est le GRAND PATRON  et vous être en droit de vérifier si le gouvernement utilise l’argent de vos impôts et de vos taxes avec justice et discernement.

L’information en ligne est aussi valable pour toutes sociétés d’État, on aurait pu éliminer la saga de Radio-Canada qui refuse une demande d’information à Quebecor, où ce qui est encore plus hallucinant quand Hydro-Québec refuse de divulguer l’information à l’Assemblée nationale en fait, toute instance publique doit divulguer à son peuple leurs dépenses.

Le peuple scandinave l'a très bien compris, ils paient beaucoup d'impôts, ils exigent en échange une transparence totale des dépenses publiques des ministres et des autorités.

Évidemment, le but ultime de cette transparence est de réduire le copinage, la collusion et la corruption.

Extrait de : Prix citron pour l'accès à l'information, Karine Gagnon, Journal de Québec, 07/02/2011

L'accès à l'information est difficile à la Ville de Québec, ont déploré les conseillers Anne Guérette et Yvon Bussières, ce dernier y allant d'un prix citron. Les conseillers se basent sur le fait que la Ville s'est classée 32e sur 39 pour son accès à l'information, selon une enquête de l'Association canadienne des journaux (ACJ).

M. Bussières a donné l'exemple du dossier sur l'amphithéâtre. Mme Guérette a rappelé qu'elle n'arrivait pas à obtenir les dépenses de voyages du maire et des personnes l'accompagnant. Les conseillers Richard Côté et Geneviève Hamelin ont mentionné que la note de la Ville s'était améliorée, et qu'on visait encore davantage d'amélioration. L'attaché de presse du maire, Paul-Christian Nolin, a pour sa part fait remarquer qu'une plainte concernant les délais à répondre aux demandes d'accès avait été logée par le cabinet auprès du service d'accès à l'information de la Ville.

Le maire rêve de faire de Québec la ville la mieux organisée au niveau de l’éthique, «non seulement en terme de réglementation mais aussi de mentalité», a-t-il expliqué.

Extrait de : Ville la plus éthique, Karine Gagnon,  Journal de Québec, 07/02/2011

L’administration Labeaume a décidé d’abolir le comité sur l’éthique qu’avait proposé le conseiller indépendant Yvon Bussières, pour le remplacer par des règles encore plus pointues, comme le rapportait le Journal la semaine dernière. «On va aller beaucoup plus loin, d’abord il faut s’ajuster aux lois (...) mais au-delà des règlements, on veut aller jusqu’aux valeurs éthiques», a précisé le maire.

Ligne de dénonciation

Il est question d’une ligne de dénonciations, d’un comité de vérification des contrats, mais aussi de règles qui s’appliquent non seulement aux élus mais à l’ensemble de l’organisation. Le maire ne veut pas de commissaire à l’éthique, qu’il juge inutile parce que les règles iront encore plus loin, fait-il valoir. Les règles d’éthique de la Ville dataient de 2002, a renchérit le conseiller François Picard, vice-président du comité exécutif. Elles devaient être revues en conformité avec la nouvelle loi 109 adoptée par l’Assemblée nationale.

Le conseiller Bussières a vivement critiqué cette décision.

Président critiqué

(KG) Reprochant son manque de constance au président du conseil, Jean-Marie Laliberté, la conseillère indépendante Anne Guérette s’est portée à la défense de Julie Graff, ex-présidente de Vision Québec. Lors de la période de questions, Mme Graff a voulu savoir ce que François Picard pensait du fait que le maire avait accordé une entrevue à un média de Quebecor, avant les fêtes, sans avoir révélé qu’il avait reçu une offre du propriétaire de ce groupe de presse, Pierre-Karl Péladeau. M. Laliberté n’a pas apprécié que Mme Graff fasse un exposé, réclamant sa question. Cette dernière a répliqué qu’elle avait encore du temps et qu’elle était traitée injustement. Le maire a pris la parole pour qualifier la situation «d’abus démocratique» de la part de Mme Graff. «On va lui souhaiter demain d’être à la télé et dans les journaux», a-t-il lancé. Mme Graff a quitté la salle, estimant avoir été victime d’abus de pouvoir.