Budget fédéral 2011 – Réductions des dépenses


Cahier spécial : Budget fédéral 2010-2011 – Réductions des dépenses

Extrait de : Objectif : économiser 34,8 milliards $ d'ici 2016, Mathieu Lavallée , les affaires.com, 22-03-2011

Le gouvernement fédéral cherchera à réduire les sorties d’argent des ministères de 5 % et entreprendra un important exercice de révision des dépenses des programmes directes dès cet été.

Avec les réductions annoncées dans son budget de l’an dernier et celles qui sont déjà prévues dans son budget de cette année, le ministre des Finances Jim Flaherty se fixe un objectif pour le moins ambitieux : économiser un total de 34,8 milliards $ d’ici 2016.

Le chantier annoncé aujourd’hui doit s’étirer sur un an et mener à des économies de 4 milliards $, que les différents organes de l’appareil gouvernemental devront mener à terme sur une période de trois ans.

Sur un échéancier de cinq ans, cet exercice doit mener à des économies totales de 11 milliards $. Une fois ajoutées les mesures d’économies prévues cette année, c’est 17,2 milliards $ qu’Ottawa aura dépensés en moins d’ici l’exercice 2015-2016.

PLUS : Budget fédéral 2011 :
Flaherty veut accélérer la compression des dépenses

À cela, il faut ajouter un autre 17,6 milliards $ en rationalisations de toutes sortes que le gouvernement fédéral avait planifiées dans son budget l’an dernier pour une période de cinq ans se terminant lors de l’exercice 2014-2015.

Le total des compressions que le gouvernement Harper cible dans le budget de cette année et celui de l’an dernier se porte ainsi à environ 34,8 milliards $.

Le budget de M. Flaherty exige aussi des différents ministères qu’ils accélèrent le rythme auquel ils abaissent le niveau de leurs dépenses.

C’est que l’ensemble des organes gouvernementaux vient de passer à travers un exercice récurrent de révision de leurs dépenses qui dure généralement quatre ans et qui vient tout juste d’être complété l’an dernier. Les ministères et organismes avaient ensuite une période de trois ans pour atteindre les objectifs fixés.

Ottawa reprend sa ronde, mais en planifiant l’examen des dépenses sur une période de 12 mois. Autrement dit, pour les ministères ayant subi l’épreuve au début du processus précédent, on recommence une nouvelle fois alors qu’on a terminé d’appliquer les cibles fixées il y a quatre ans.

Mais pour ceux qui venaient tout juste d’identifier leurs cibles de réduction des dépenses, ils devront en trouver des nouvelles et appliquer les deux séries de mesures presque en même temps.


Extrait de : Ottawa : le plan de réduction des dépenses est-il réalisable ?, La Presse Canadienne . les affaires.com . 20-01-2011

Le directeur parlementaire du budget, Kevin Page, met en doute l'efficacité du plan fédéral de réduction de ses dépenses de 300 millions $ cette année.

Dans un rapport rendu public jeudi, M. Page souligne qu'à peine 180 millions $ d'économies potentielles ont été identifiées alors qu'il ne reste que trois mois à l'exercice fiscal.

Le directeur parlementaire du budget a toutefois précisé qu'il avait eu du mal à obtenir toute l'information dont il avait besoin sur les programmes de compressions des ministères.

M. Page a souligné que des coupes dans la main d'oeuvre seront nécessaires, comme le gouvernement l'a reconnu, étant donné que 67 pour cent des dépenses de fonctionnement des ministères sont reliées au personnel.

Mais le directeur parlementaire du budget a mentionné qu'un questionnaire acheminé à dix des plus importants ministères employant plus de la moitié des fonctionnaires a montré que les responsables n'avaient aucun plan pour réduire leur personnel ou projetaient des coupes insuffisantes.

Et un organisme fédéral, le Service correctionnel du Canada, va à contre-courant avec l'embauche prévue de 4119 employés, annulant la majeure partie des coupes dans les neuf autres ministères.

Parmi les 10 ministères comptant environ 160 000 employés, les projections actuelles entraîneraient seulement une réduction d'environ 1000 travailleurs à moyen terme, indique le rapport.

De plus, Ottawa a signé des contrats avec les syndicats du secteur public impliquant des augmentations de salaire d'environ 5,3 pour cent au cours des trois prochaines années.

"Peu d'organismes ont pris en compte dans leur gestion des ressources humaines le gel des budgets de fonctionnement ou présenté une stratégie pour y faire face", a noté M. Page.

Le chef du Parti libéral du Canada, Michael Ignatieff, a salué le travail accompli par M. Page pour démontrer que les projections du gouvernement sont irréalistes.

"(Le ministre des Finances) Jim Flaherty continue de faire des promesses vides et vaines sur la gestion du déficit le plus grand qu'a connu le Canada", a déclaré jeudi M. Ignatieff.

Le ministre établit des cibles et ne les atteint jamais, a fait valoir le chef libéral.

Dans le cadre de son plan de lutte au déficit, Ottawa prévoit pourtant des économies de 300 millions $ cette année, de 900 millions $ l'an prochain et de 1,8 milliard $ par an à partir de 2012-13.

La réduction des dépenses est au coeur des efforts qu'Ottawa entend réaliser pour éliminer son déficit en cinq ans. Cette vision a de nouveau été remise en question par le directeur parlementaire du budget, jeudi, dans un document distinct relevant que même le Fonds monétaire international (FMI) estime que l'objectif du gouvernement canadien ne sera pas atteint.

Le FMI s'attend à un déficit d'environ 5,4 milliards $ en 2015-16 pour le Canada, comparativement à la projection, par le ministre des Finances Jim Flaherty, d'un excédent de 2,6 milliards $ pour cette année, ce qui représente un écart de 8 milliards $.

Le rapport de M. Page ne soutient pas explicitement qu'Ottawa est en retard dans son plan de réduction des dépenses, en partie parce que le directeur parlementaire du budget reconnaît que le gouvernement n'a pas dévoilé toutes les informations pertinentes en prétextant la confidentialité des délibérations du cabinet.

M. Page a demandé aux parlementaires de favoriser l'obtention des informations pertinentes en invitant les sous-ministres devant des comités pour qu'ils expliquent leur plan de gestion des ressources humaines.

Il a salué le travail d'un ministère, Ressources humaines et Développement des compétences Canada, pour avoir mis en place une stratégie de réduction du personnel de 3558 employés tout en maintenant le service à la population.

Deux organismes, le Service correctionnel du Canada et la GRC, n'ont même pas répondu à la requête d'information, a dit M. Page.


Extrait de : Kevin Page sceptique, La Presse Canadienne – Radio-Canada, 11 mars 2010 à 16 h 47

Perspectives économiques et financières présentées dans le Budget de 2010

Le directeur parlementaire du budget, Kevin Page, ne partage par les prévisions de retour à l'équilibre budgétaire du gouvernement conservateur au-delà de 2012-2013. « La structure budgétaire du gouvernement n'est toujours pas viable à long terme », a-t-il déclaré dans son évaluation du budget fédéral, déposé jeudi.

M. Page, qui est indépendant du gouvernement qui relève du Parlement, estime qu'Ottawa enregistrera des déficits de 16,3 milliards de dollars en 2013-2014 et de 12,3 milliards en 2014-2015. Le gouvernement conservateur prévoit quant à lui des déficits de 8,5 milliards et de 1,8 milliard pour ces deux années.

Le gendarme budgétaire ajoute que les mesures d'économie de 17,6 milliards proposées par le gouvernement ne suffiront pas à éliminer un déficit structurel qui devrait se chiffrer à 13,7 milliards en 2014-2015.

Kevin Page contredit la vision de la crise du gouvernement

D'autre part, M. Page conteste « l'image globale de la conjoncture et des perspectives de l'économie canadienne que l'on donne dans le Budget de 2010 ».

Selon lui, le Fonds monétaire international prévoit une récession aussi grave au Canada que dans les autres pays du G7. Le budget clame pour sa part que « le Canada a mieux résisté à la crise que tous les autres grands pays industrialisés ».

Des déficits moindres que précédemment

Kevin Page note toutefois que « par rapport à la taille de l'économie, [les] déficits structurels sont bien moindres que ceux qu'on avait enregistrés dans les années 1980 et au début des années 1990 ».

Il réitère que le gouvernement devra prendre des mesures pour augmenter les revenus ou réduire les dépenses et que l'économie « tourne sensiblement au-dessus de son potentiel » pour revenir à l'équilibre.

Enfin, M. Page partage les prévisions du rapport de la dette au produit intérieur brut, à 31,9 % en 2014-2015. « C'est un niveau relativement bas sur une base historique, par ailleurs sans doute sensiblement inférieur à ce que réussiront à obtenir les autres gouvernements centraux sur une base comparable », note-t-il.


Table des matières :

Budget fédéral 2011

1.       Extrait de : Pompiers volontaires et leçons de piano

Budget fédéral 2011: The Tories’ high-tax plan

Budget fédéral 2011 – Dettes et déficits

1.        Extrait de : Budget fédéral, de la triche et de la tondeuse

Budget fédéral 2011 – Réductions des dépenses

1.        Extrait de : Ottawa : le plan de réduction des dépenses est-il réalisable ?

2.        Extrait de : Kevin Page sceptique

Budget fédéral 2011 - Villes et régions

Budget fédéral 2011 - Investissements en régions

Budget fédéral 2011 - Éducation et recherche

1.        Extrait de : La recherche, gagnante du budget Flaherty

Budget fédéral 2011 - Particuliers

Budget fédéral 2011 - Aînés et familles

Budget fédéral 2011 – Entreprises

1.       Extrait de : Le milieu des affaires réagit favorablement au budget de Jim Flaherty

2.       Extrait de: Budget 2011: No break for savers

Budget fédéral 2011 – Environnement et énergies