Chine : l’importance des entrepreneurs

J’ai répondu sur son blogue.


Extrait de : Chine : l’importance des entrepreneurs, Le blogue de Pierre Duhamel, La Presse affaires, 21 mars 2011

On parle constamment de l’extraordinaire montée en puissance économique de la Chine, devenue la deuxième économie mondiale.

La Chine restant dirigée par un Parti Communiste qui ne tolère aucune dissension, on prend pour acquis que le parti et l’État jouent également un rôle majeur dans l’économie. Que la Chine reste une économie hybride avec de grandes sociétés d’État dominantes et un secteur privé qui prend de plus en plus de place, mais relégué au second rang.

Dans son édition du 12 mars dernier, The Economist rend compte de l’extraordinaire développement de l’entreprenariat en Chine. C’est l’entreprise privée qui est le véritable moteur de la croissance économique chinoise, responsable de son dynamisme et de ses profits.  Le succès de la Chine, c’est d’abord celui de ses entrepreneurs.

Le portrait de l’économie chinoise tracé dans Bamboo capitalism est saisissant.

Les entreprises privées de plus de huit employés ne sont autorisées en Chine que depuis 1981.

On en compte aujourd’hui 43 millions d’entreprises en Chine, dont 93 % sont privées.

Ces entreprises  emploient 92 % des travailleurs du pays.

Le nombre d’entreprises privées ont crû de plus de 30 % par année entre 2000 et 2009.

Dans le secteur de la fabrication, elles accaparent les deux tiers de la production et réalisent de 75 à 80 % des profits.

Le retour sur l’investissement des entreprises d’État ne serait que de 4 %, malgré les conditions favorables accordées par les banques d’État. Le retour sur l’investissement des entreprises privées serait de 14 %, selon deux professeurs de l’Université de Hong


Les blogueurs :

Americanophile : 21 mars 2011

Pendant ce temps au Québec, Revenu Québec persécute de nombreux entrepreneurs, les écolos menacent le développement économique, les syndicats mettent des entreprises privées en faillite, le gouvernement taxe encore et encore, la population se méfie des entrepreneurs, les gens qui ont de l’argent quittent le Québec, l’investissement étranger boude le Québec, la productivité de nos travailleurs laisse à désirer, les charges sociales pèsent sur les entreprises, la fonction publique grossit, on parle de garderies au lieu de parler de productivité, la dette est hors de contrôle,etc. Et on se pense avant-gardiste ici alors qu’on régresse. La Chine avance elle vers la richesse. Nous reculons vers le socialisme rétrograde de style européen

Québec Droite :

@americanophile

Pour le Québec, tant aussi longtemps que nous avons des politiciens qui sont plus intéressés au nombre de votes, que d’améliorer l’économie du Québec, c’est une cause perdue.

Par contre, pour les Chinois, je dois ajouter un bémol sur l’entrepreneuriat, tant aussi longtemps qu’un pays peut manipuler sa monnaie, les règles du libre-échange sont corrompues.

Les entrepreneurs canadiens, américains ou européens sont aussi brillants que les Chinois, par contre il est très difficile de compétitionner contre eux, quand leurs salaires sont dix fois inférieurs aux nôtres, sont aussi brillants et intelligents que nous.

Quand vous avez un pays qui a une balance commerciale positive de plus 500 milliards par année, il y a une sérieuse anguille sous la roche, où vous êtres extraordinaires où les dés son pipés.

La mondialisation débridée dans sa forme actuelle ne profite qu'à trois entités, les banques qui adorent les dettes (44 trillions de dettes souveraines), les multinationales qui ont un terrain de jeu mondial et sont imputables qu'aux actionnaires et les pays émergent.

Pour les pays industriels, tous souffrent de déficit et de chômage persistant.

Tant aussi longtemps que l’on ne corrige pas la situation en cessant de manipuler la monnaie souveraine pour améliorer sa compétitivité, je vais citer Christine Lagarde, qui résume assez bien la situation :

China exports and saves, Europe consumes, United States prints money and consumes.

Is that a balanced model?”