Conclusion : L’avenir se construit aujourd’hui

Cahier spécial : L’avenir se construit aujourd’hui


Conclusion : L’avenir se construit aujourd’hui

Recommandations : sur les rails d’un développement économique durable

Le Québec n’échappera pas à une véritable discipline budgétaire. Le Plan de retour à l’équilibre budgétaire constitue le point de départ d’un changement de culture dans la gestion des finances publiques mais sans garantir que le Québec va entrer effectivement dans une dynamique durable de réduction de la dette:

·         La résorption des déficits annuels est incertaine : un milliard de dollar restent à identifier pour compléter le Plan de retour à l’équilibre budgétaire et atteindre une balance équilibrée en 2013-2014.

·         Selon les perspectives établies par le gouvernement dans son dernier budget, la dette et le service de la dette continueront à progresser au cours des prochaines années.

·         La progression du PIB dépend d’une économie mondiale relativement incertaine et de la capacité des entreprises québécoises à croître dans le contexte d’une concurrence accrue.

·         Au cours des prochaines années, le poids du facteur démographique va avoir un impact autant sur la hausse des dépenses publiques que sur la baisse des revenus de l’État. Une hausse de la productivité au sein de l’appareil gouvernemental est une nécessité et qui doit passer par une restructuration globale des programmes. Rien n’est vraiment prévu à cet égard.

L’impasse des finances publiques entrave la croissance future et MEQ est d’avis que la structure actuelle des dépenses publiques n’est pas tenable : notre modèle social est payé à crédit et ne pas le réformer pour en augmenter l’efficacité reviens à le mettre tout simplement en péril.

Le gouvernement doit mieux harmoniser ses dépenses de programmes avec ces moyens si nous voulons à plus long terme assurer la soutenabilité de notre système socio-économique.

La sortie de l’impasse budgétaire ne se fera pas sans l’augmentation du potentiel de l’économie québécoise et l’atteinte de gains de productivité conséquents.

L’efficacité de la politique économique ne dépend des mesures mises en place mais aussi de la cohérence des actions de l’État dans l’économie. En d’autres termes, le gouvernement doit s’assurer que les aides qu’il fournit d’un côté ne sont pas s’annulées par des mesures appliquées d’un autre côté. Il convient notamment de porter une attention particulière sur l’impact économique des taxes et autres prélèvements sur la masse salariale : financer des choix sociaux en pénalisant le capital humain à la hauteur de ce qui est pratiqué au Québec est contre-productif.

La fiscalité joue un rôle pivot dans la politique économique du Québec. Avec les réglementations, le régime fiscal des entreprises détermine la qualité des conditions d’affaires. MEQ est d’avis que l’amélioration de ces conditions doit s’inscrire dans une politique globale qui s’applique à des mesures visant l’ensemble des entreprises.

En cette période de grand changement, une approche qui vise l’intégralité du système économique doit être privilégiée pour que le levier politique soit suffisant fort à une remontée de la compétitivité globale de la province.

En particulier, le Québec doit absolument rétablir un surplus commercial afin que les gains de croissance économique ne soient pas réservés au seul financement des importations.


Tables des matières :

MEQ : L’avenir se construit aujourd’hui

1)       Mondialisation

2)       Crise économique

3)       Fiscalité

4)       Efficacité de l’État

5)       Plan de retour à l’équilibre budgétaire

6)       L’avenir du Québec se construit aujourd’hui

7)       La réalité est têtue

Les finances publiques du Québec restent-elles plongées dans une impasse ?

1)       Pas de soutenabilité sans baisse de la dette

2)       Des dépenses élevées et peut-être mal réparties

La limite de notre capacité fiscale est atteinte

1)       L’impact des prélèvements fiscaux sur la croissance économique

Le Plan de retour à l’équilibre budgétaire : des efforts nécessaires, des résultats insuffisants

Les principes d’une solution dynamique et durable

1)       La promotion de la productivité et de l’efficacité de l’appareil gouvernemental tant sur le plan opérationnel et administratif que dans la structure des dépenses

2)       L’augmentation effective du potentiel économique du Québec avec une nouvelle politique industrielle.

Investissement privé et balance commerciale

1)       Investissement privé défaillant

2)       Déficit commercial et déficit de compétitivité.

Le secteur manufacturier est la colonne vertébrale de ton économie

1)       Délocalisation du savoir vers l’Inde

2)       Pourquoi l’Allemagne réussie très bien en pleine crise économique ?

Statistiques Québécoises de notre système manufacturier

1)       Pourquoi une priorité manufacturière ?

Améliorer la compétitivité fiscale

1)       Le régime fiscal du Québec n’est pas compétitif

2)       Taux d’imposition nul pour les PME

Taxe sur la masse salariale

Conclusion : L’avenir se construit aujourd’hui