Espagne décotée parce qu’elle ne contrôle pas les finances des gouvernements régionaux

Intéressant, l’Espagne a le même problème que le Canada, notre gouvernement fédéral n’a pas de contrôle sur les déficits des provinces.

Une des raisons que l’Espagne s’est faites décotés parce  qu’elle ne contrôle pas les finances des gouvernements régionaux, exactement la même chose pour le Canada.

Alors, des provinces irresponsables financièrement peuvent faire décoter le Canada !, soyez avisée.


Extrait de : Moody's sanctionne l'Espagne avant même d'en savoir plus sur ses banques, La Vie Éco, 10 Mars 2010

Trois mois après sa mise en garde, l'agence Moody's a dégradé jeudi d'un cran la note souveraine de l'Espagne, à "Aa2", annonçant sa décision avant même de laisser parler la Banque d'Espagne, qui doit communiquer dans la journée sur la santé du secteur bancaire.

L'agence de notation, qui avait fait sa mise en garde le 15 décembre, ouvrant une période d'examen de trois mois, avait jusqu'à mardi prochain pour se prononcer.

Elle a choisi de le faire dès jeudi, semblant désavouer par avance l'annonce de la banque centrale, pourtant très attendue par le marché.

Elle a abaissé la note à "Aa2" contre "Aa1" auparavant, avec perspective négative, se disant toujours sceptique sur la capacité du pays à redresser ses finances et s'inquiétant du coût de la restructuration bancaire.

La ministre espagnole de l'Economie, Elena Salgado, a contesté le tableau brossé par Moody's, maintenant "certaines divergences" et assurant que la restructuration du secteur bancaire ne va pas coûter autant que l'estime cette agence.

Moody's avait déjà retiré fin septembre sa note maximale "Aaa" à l'Espagne, dans la sillage de Standard and Poor's et Fitch quelques mois plus tôt.

Sans surprise, la nouvelle a plongé dans le rouge la Bourse de Madrid, qui perdait 1,26% à 09H40 (08H40 GMT).

L'Espagne reste toutefois bien notée. "Moody's continue de croire que la viabilité de la dette de l'Espagne n'est pas menacée" et "n'anticipe pas un besoin du gouvernement espagnol pour demander un soutien financier du FESF" (Fonds européen de stabilisation financière).

Mais l'agence estime que "le coût éventuel de la restructuration bancaire dépassera les estimations actuelles du gouvernement, entraînant une nouvelle hausse du taux de dette publique".

Elle dégrade donc d'un cran le fonds public spécial d'aide au secteur, le Frob, à "Aa2" contre "Aa1" auparavant, avec perspective négative.

Cette annonce survient le jour même où la Banque d'Espagne doit chiffrer les besoins de financement des banques et caisses d'épargne espagnoles, plombées depuis l'éclatement de la bulle immobilière en 2008, pour répondre aux nouvelles exigences des autorités en termes de solvabilité.

Sur l'enveloppe globale dont a besoin le secteur, l'estimation du gouvernement de 20 milliards d'euros (après 12 milliards de fonds publics en 2010) est généralement jugée trop optimiste par le marché.

Moody's "pense que le coût total devrait être plus proche des 40-50 milliards", selon son communiqué.

Deuxième motif d'inquiétude selon Moody's, "la capacité du gouvernement espagnol à parvenir à la nécessaire amélioration structurelle et durable des finances gouvernementales, compte tenu des limites du contrôle du gouvernement central sur les finances des gouvernements régionaux et du contexte de croissance économique seulement modérée à court et moyen terme".

Tandis que les autorités espagnoles tablent sur une croissance de 1,3% en 2011 (après -0,1% en 2010), l'agence n'espère qu'une hausse de 0,8%. "Le chemin de la consolidation budgétaire reste flou pour certains gouvernements régionaux", affirme Moody's.

Certes, l'économie espagnole, engagée dans un processus d'assainissement de ses comptes, a atteint fin 2010 des niveaux de déficit (9,24% du PIB) et de dette publique (60%) légèrement meilleurs que prévu.

Mais le déficit des 17 régions autonomes a grimpé à 2,83% du PIB après 1,92% en 2009, dépassant largement l'objectif officiel de 2,4%. Plus de la moitié des régions (neuf) n'ont pas respecté cette limite.

Au moins, aux États-Unis, les États ne peuvent faire des déficits d’opérations, ici nos provinces, ont l’art de pelleter tous les problèmes sur les futurs contribuables.


Source : Moody's Downgrades 30 Spanish Banks, IHS, Global Insight, 25 Mars 2011

IHS Global Insight Perspective

 

Significance

Moody's has downgraded its debt ratings for 30 Spanish banks on 23 March by one or more notches.

Implications

The Bank of Spain and government are placing significant pressure on Spanish banks to show their estimated loan losses after the abrupt end to the decade-long housing boom, and reveal their consequent capital requirements and the contribution of promised balance sheet requirements.

Outlook

The Bank of Spain calculates that the country's credit institutions need to raise EUR15.15 billion to satisfy the government and Bank of Spain's higher minimum core capital requirements. Moody's believes the overall cost could be nearer EUR40-50 billion, and warns that could even rise to EUR110-120 billion in a worst case scenario.

Moody's has downgraded its debt ratings for 30 Spanish banks by one or more notches. This followed its recent decision to downgrade Spain's sovereign credit rating by one notch from Aa1 to Aa2, citing concerns about the banking sector. The rating agency's decision to downgrade debt ratings for 30 banks reflects the "combination of heightened financial pressures on the country and its weakest banks, as well as a declining systemic importance of many smaller and regional banks." The downgrade did not affect Spain's largest listed banks, Santander and BBVA, or the large savings bank La Caixas. Moody's believe the final cost of the recapitalisation of the Spanish banking sector could be considerably higher than official estimates. Moody's believes the overall cost could be nearer EUR40-50 billion, and warns that could even rise to EUR110-120 billion in a worst-case scenario. This is significantly higher than the Bank of Spain's calculations that the country's credit institutions need to raise EUR15.15 billion to satisfy the government and Bank of Spain's higher minimum core capital requirements. Overall, the central bank has told 12 banks to increase their capital. The 12 credit institutions consist of two Spanish banks, two subsidiaries of foreign banks and eight saving banks.

Outlook and Implications

Spain's Achilles' heel continues to be parts of its still-traumatised banking sector. The Bank of Spain and government are placing significant pressure on Spanish banks to come clean about their estimated loan losses after the abrupt end to the decade long housing boom, and then reveal consequent capital requirements and the contribution of promised balance sheet requirements. The central bank governor Miguel Angel Fernandez Ordonez is hoping the whole process will help markets to have a "perfect understanding of the circumstances of the Spanish banking system."

It remains difficult to quantify the banks' capitalisation needs with confidence given the lack of a credible benchmark house price series to reveal the true fall in property prices since they peaked in early 2008. The official house price series appear to understate the weakness of the housing market during the crisis, given that they are calculated from valuations rather than final transaction prices.


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    # by Anonyme - 26 mars 2011 à 15 h 18

    Question est-ce que le gouvernement du Canada a le pouvoir de passer une loi qui interdirait aux provinces de faire des déficits?

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    # by Québec de Droite - 27 mars 2011 à 08 h 46

    Malheureusement, contrairement aux États américains où cette restriction est inscrite dans leur constitution à ne pas faire des déficits d’opération.

    Dans nos provinces,c’est laisser à la bonne volonté des dirigeants provinciaux, autant dire le type de politicien carriériste qui pige dans les coffres du peuple pour mousser leurs prochains votes.

    On avait une prétendue loi sur le déficit zéro, mais il y avait tellement de magouille comptable, que la dette du Québec augmentait quand même.