Il faut être fier de nos entrepreneurs comme de nos artistes

Sur le blogue de Pierre Duhamel, il y a une entrevue avec  Clément Gignac, le ministre du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation qui essaie de valoriser l’entrepreneuriat au Québec.

Je n’ai pu m’empêcher de commenter sur son blogue.


Extrait de : Il faut être fier de nos entrepreneurs comme de nos artistes, le blogue de Pierre Duhamel, la presseaffaires.ca, 6 mars 2011

« Il faut être fier de nos entrepreneurs comme de nos artistes ».

Cette jolie phrase, Clément Gignac, le ministre du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation, aime la répéter. Le Québec a besoin de plus en plus d’entrepreneurs pour créer des emplois et de la richesse, me dit-il, mais nous en avons deux fois moins proportionnellement que le reste du pays. « Pour renverser les statistiques »,  il s’est donc donné pour mission de revaloriser et de revitaliser l’entrepreunariat.

« Je veux mettre en place les conditions pour stimuler la fibre entrepreneuriale ». dit-il. Voilà un vaste programme. Il a lancé en octobre une tournée de consultation en vue d’élaborer une Stratégie québécoise de l’entrepreneuriat. La tournée a pris fin mardi dernier lors d’un grand Forum tenu à Québec. Le ministre croit être capable de présenter son document ce printemps (« d’ici le 21 juin »).

À quoi peut-on s’attendre ? En interview vendredi Clément Gignac a tracé le paramètre de l’intervention de son gouvernement.

L’école : la présence de la ministre de l’Éducation Line Beauchamp au Forum de mardi dernier n’est pas un hasard. « Il faut valoriser l’entrepreneuriat dès le secondaire », me dit Clément Gignac. Notamment par l’entremise des conseillers en orientation. Il est aussi question de centres d’entrepreunariat dans les universités. « Certains jeunes ont l’entrepreunariat dans le sang, mais il faut tout faire pour que d’autres découvrent cette passion en cours de route. »

Fardeau réglementaire : le ministre est conscient du problème, mais en même temps il prend la peine de stipuler qu’il y a des règles du jeu à respecter, qu’il faut « resserrer les systèmes » et que les entrepreneurs doivent payer leur dû.

Aider fiscalement ceux qui investissent dans des entreprises : « Cela relève du ministre des Finances », répond-il prudemment.

Les nombreux organismes d’aide : Le ministre trouve qu’il y en a beaucoup. « Il faut faire les choses différemment », dit-il et demander une reddition de compte aux organismes de développement. Le ministre me parle du rôle accru que pourraient jouer les préfets de MRC et les chambre de commerce.

Un guichet unique pour les entrepreneurs : Le ministre n’y croit pas. Il penche plutôt en faveur d’un portail unique qui regrouperait les programmes québécois et fédéral ainsi qu’une ligne 800 unique.

Des nouvelles sommes d’argent ? : Le ministre l’a déjà dit, il ne faut pas compter sur un plus grand apport financier du gouvernement.

Des objectifs ciblés  : « Je ne veux pas rentrer dans le piège des chiffres précis », dit-il. La démographie joue contre le Québec et le ministre ne veut surtout voir sa politique évaluer en fonction des créations d’entreprises.

Une campagne de publicité pour valoriser l’entrepreneuriat : Ce n’est pas exclu.

Une préoccupation spécifique : Clément Gignac s’inquiète pour la relève. Il craint que des entreprises passent en contrôle étranger parce qu’il n’y a pas de repreneur au Québec. «Pourrait-on encourager la formation de coopératives formées par les cadres et les employés ? Investissement Québec pourrait-elle développer un programme pour favoriser leur création ?»


Réponse de Québec Droite

Bonjour,

J’ai rarement vu un ministre du Développement économique aussi incompétent.

Comment voulez-vous avec un esprit entrepreneurial, sous de telles conditions?

·        Un coût de la masse salariale d’au moins 25 % supérieure à la moyenne, de plus, réduit sérieusement  ta compétitivité, de plus, c’est une taxe qui est traite, peu importe si tu fais du profit, tu dois l’a payer, beaucoup d’incidence pour un jeune entrepreneur, car son ‘cash flow’ est limité.

·        Une liberté économique qui se positionne en queue de peloton en Amérique du Nord ( 59e), qui est dû à de l'insouciance des politiciens depuis des décennies

·        Une agressivité fiscale sans imputabilité, ce qui est inacceptable, quand tu ne respectes même plus le droit de la propriété, tu ne respectes même plus les principes élémentaires d'une saine démocratie.

·        Un fardeau réglementaire qui est tellement lourd, que l'on se demande si on travaille pour le gouvernement, ou pour nous-mêmes.

Il devrait s’inspirer du discours de David Cameron la semaine passée:

« U.K. Prime Minister David Cameron said government officials need to change their attitude to business if the economy is to grow.

We are taking on the enemies of enterprise, the bureaucrats in government departments who concoct those ridiculous rules and regulations that make life impossible for small firms.»

Par contre, il est toujours égal à lui-même, quand il parle, il ne fait que du bruit, mais sans profondeur.

Québec Droite