Investissement privé et balance commerciale

Cahier spécial : L’avenir se construit aujourd’hui


Investissement privé et balance commerciale

MEQ - Investissement privé

MEQ - Solde balance commerciale

 

Investissement privé défaillant

 

Comment tuer l’Économie québécoise, relativement simple créé un environnement d’affaire qui est inférieure aux provinces ou États avoisinants, ce que le Québec a très bien réussi depuis des décennies (59e position).

 

Tout est une question de confiance par rapport aux décideurs politiques. Si les gens à plus de 95 % n’ont pas ou peu confiance au gouvernement provincial pour gérer la crise économique actuelle.

 

Pensez-vous que les entrepreneurs ou les investisseurs étrangers ont confiance à investir au Québec, surtout si c’est pour faire de l’exportation.

 

Voici une série d’embûche qui démotive l’investissement privé :

 

1)   C’est la province la plus endettée de l’Amérique du Nord, tellement endetté que si le Québec était souverain, il serait le cinquième pays le plus endetté du monde, donc l’État a de la difficulté à gérer ces finances.

 

2)   Vous constatez qu’elle est aussi en déficit structurel, donc il y a une grande chance que les charges fiscales risquent d’augmenter régulièrement, d’autant plus que ce sont des gouvernements foncièrement sociaux-démocrates qui gouvernent le Québec depuis 30 ans.

 

3)   Vous constatez que les impôts personnels sont les plus régressifs de l’Amérique du Nord, donc si vous voulez transférer des cadres dans cette usine, on doit les payer plus cher pour compenser la charge fiscale excessive.

 

4)   De plus, le coût de la masse salariale pour les employés est au moins 30 % supérieur aux autres provinces, donc elle doit l’inclure dans ces coûts de production, ce qui va réduire sa compétitivité. En plus, puisque le Québec est en déficit structurel il y a de grandes chances que les coûts de la masse salariale risquent d’augmenter à cause de la sous-capitalisation (RRQ, FSS, congés parentaux, etc …), donc encore une autre diminution de compétitivité.

 

5)   De plus, le fardeau réglementaire semble être très lourd au Québec, compétitivité ligotée par une réglementation excessive  (exemple : équité salariale, la loi 101, 8000 règles fiscales).

 

6)   Même si vous constatez que le personnel coûte moins chers au Québec, dû au problème de démographie cette différence de coût risque de s’atténuer dû à la rareté de la main-d'œuvre.

 

7)   Vous constatez que le Code du travail est très lourd, dans toute l’Amérique du Nord le taux de syndicalisation diminue autres qu’au Québec, de plus ils possèdent une formule Rand, ce qui oblige que l’usine soit entièrement syndiquée, pas évident, de plus votre n’être pas très chaud d’avoir un syndicat de bord en bord, vous allez préférer de l’installer au sud des États-Unis ou le droit de la non affiliation existe.

 

8)   De plus, vous apprenez que la loi antiscab est globale, donc si votre usine est en grève aucune production ne doit sortir de l’usine, vous n’êtres pas limités seulement à la production au Québec. Puisque votre usine fait des pièces pour l’industrie automobile, vous ne pouvez pas arrêter la production mondiale d’automobile, parce que vous ne pouvez pas fournir de pièce sur les chaînes de production, beaucoup trop dangereux.

 

9)   Il semble aussi que le Québec n’attend pas à la fin du processus d’opposition avant de saisir s’il y a un litige fiscal, une sérieuse agressivité fiscale.

 

10) Puisque le Québec est le deuxième État ayant le plus haut taux de démographie, on risque d’avoir des conflits sociaux futurs devant les iniquités de la distribution de la richesse.

 

11) Les États-unis n’ont pas pu convaincre la Chine de s’engager à réévaluer le yuan n’ayant eu aucun accord avec le G20, ils se sont mis en mode protectionniste, il imprime de l’argent, dévaluant leur monnaie, d’autant plus que le FMI vienne de lui donner raison :

 

«Une nouvelle dépréciation effective du taux de change du dollar contribuerait à une baisse durable du déficit des comptes-courants des États-unis vers un niveau plus en conformité avec les fondamentaux de moyen terme, apportant un soutien à une croissance plus équilibrée», affirme le Fonds.

 

12) Donc pour un exportateur canadien, le désavantage d'un dollar fort dépasse de beaucoup tout avantage que l'on peut tirer du fait de payer moins cher pour des choses comme de la machinerie importée, exemple pour améliorer la productivité.

 

13) Libre – échange; elle avait peut-être un sens au début, créer des produits de masse qui demandait peu de savoir faire, mais maintenant la situation se corse, les pays émergents sont de plus en plus brillants et intelligents, faire des micro-ondes ne suffit plus, ce qu’ils veulent faire ce sont des trains, des avions et des voitures.

 

C’est le transfert de la production manufacturière ayant une forte valeur technologique vers les pays émergents.

 

En termes clairs, les compagnies à fortes teneurs technologiques se délocalisent pour réduire les salaires des employés que les pays industriels ne lui permettent pas d’accomplir.

 

On pourrait comprendre leur décision si la compagnie était déficitaire, que la productivité était faible et que la compétition internationale était trop forte.

 

Or, il n’en est rien. La délocalisation vers le Tiers-monde n’a qu’un objectif : utiliser la faiblesse de la masse salariale.

 

14) Tant aussi longtemps on ne rééquilibrera pas le libre-échange, nos voisins du Sud vont dévaluer leurs monnaies, pour s’assurer que leurs compagnies exportatrices restent compétitives.

 

Donc, le Québec est dans un le pétrin, 75 % de nos exportations se dirigent vers les États-Unis, si le gouvernement n’est pas capable de démontrer qu’il veut sérieusement améliorer la compétitivité des entreprises québécoises, les entrepreneurs québécois et étrangers vont être frileux à investir au Québec.  

 

Q.D.

 

Déficit commercial et déficit de compétitivité.

Le solde commercial du Québec est passé d’un surplus de 4,2 milliards de dollars en 2002 à un déficit de 35 milliards de dollars au troisième trimestre de 2010.

La dégradation de la balance commerciale a été telle que les points de croissance enregistrés par la hausse de la consommation et des dépenses publiques permettent à peine de compenser les pertes sur les marchés extérieurs.


Tables des matières :

MEQ : L’avenir se construit aujourd’hui

1)       Mondialisation

2)       Crise économique

3)       Fiscalité

4)       Efficacité de l’État

5)       Plan de retour à l’équilibre budgétaire

6)       L’avenir du Québec se construit aujourd’hui

7)       La réalité est têtue

Les finances publiques du Québec restent-elles plongées dans une impasse ?

1)       Pas de soutenabilité sans baisse de la dette

2)       Des dépenses élevées et peut-être mal réparties

La limite de notre capacité fiscale est atteinte

1)       L’impact des prélèvements fiscaux sur la croissance économique

Le Plan de retour à l’équilibre budgétaire : des efforts nécessaires, des résultats insuffisants

Les principes d’une solution dynamique et durable

1)       La promotion de la productivité et de l’efficacité de l’appareil gouvernemental tant sur le plan opérationnel et administratif que dans la structure des dépenses

2)       L’augmentation effective du potentiel économique du Québec avec une nouvelle politique industrielle.

Investissement privé et balance commerciale

1)       Investissement privé défaillant

2)       Déficit commercial et déficit de compétitivité.

Le secteur manufacturier est la colonne vertébrale de ton économie

1)       Délocalisation du savoir vers l’Inde

2)       Pourquoi l’Allemagne réussie très bien en pleine crise économique ?

Statistiques Québécoises de notre système manufacturier

1)       Pourquoi une priorité manufacturière ?

Améliorer la compétitivité fiscale

1)       Le régime fiscal du Québec n’est pas compétitif

2)       Taux d’imposition nul pour les PME

Taxe sur la masse salariale

Conclusion : L’avenir se construit aujourd’hui