Le secteur manufacturier est la colonne vertébrale de ton économie

Cahier spécial : L’avenir se construit aujourd’hui


Le secteur manufacturier est la colonne vertébrale de ton économie

Si elle est bien encadrée politiquement, elle peut résister encore à la délocalisation ou à la désindustrialisation vers les pays émergents.

L’économie du savoir et du service est encore plus facilement délocalisable :

Délocalisation du savoir vers l’Inde

 

Avec Bombardier Aéronautique, Bom­bardier Transport, La Senza, CGI, Aldo, La Vie en Rose et SNC Lavalin, entre autres, CAE fait partie des entreprises québécoises qui ont succombé aux charmes de l'Inde.

 

Et pour cause. Elle leur ouvre un marché potentiel de centaines de millions de consommateurs avides.

 

Elle leur fournit aussi des millions d'ingénieurs, informaticiens, scientifiques, rédacteurs techniques, ouvriers de la construction à des salaires inimaginables au Canada: un ingénieur touche de 5 000 à 7 000 dollars par année à l'embauche. En Inde, c'est le salaire de la classe moyenne. « Tous ces gens ont le goût de participer à l'essor du pays

 

Le nombre d'employés d'entreprises québécoises en Inde bondit lui aussi. CAE en avait 40 en 2004; elle en compte aujourd'hui 350.

 

Chez le géant du service-conseil en informatique CGI, le personnel a presque décuplé au cours des six dernières années, passant de 400 à 3 000 employés. «Le succès des entre­prises indiennes est fondé sur l'emploi du plus grand nombre possible de petits salariés», explique Pradipta Banerjee, directeur des ressources humaines de CGI en Inde.

 

Ces bas salariés — ce sont entre autres les ingénieurs — représentent environ 45 % du personnel de CGI.

 

Ces emplois ne verront donc jamais le jour au Québec. Faux, rétorque Pradipta Banerjee. « Nous ne forçons personne à faire affaire avec nos bureaux indiens, dit-il. C'est le client qui choisit l'endroit où sera exécuté le travail qu'il nous confie.

 

Et rien ne dit que le travail aurait été fait au Québec, car nous avons des bureaux dans de nombreux autres pays. »

 

Source : Justice sociale et mondialisation

 

 

Pourquoi l’Allemagne réussie très bien en pleine crise économique ?

Parce que des politiciens allemands matures ont pris des décisions économiques pour préparer leurs économies au libre-échange.

Deuxièmement, ils ont établi une industrie manufacturière de haut calibre.

Allemagne : Des secteurs performants dans l’industrie

 

La compétitivité de l’économie allemande ne repose pas seulement sur les 30 groupes cotés au DAX, l’index des valeurs allemandes, tels que Siemens, Volkswagen, Allianz, SAP ou BASF, elle repose aussi sur des dizaines de milliers de P.M.E./P.M.I. (ayant jusqu’à 500 salariés) travaillant dans l’industrie de transformation, en particulier dans la construction mécanique et la sous-traitance, et dans des domaines riches d’avenir relevant des nanotechnologies et des biotechnologies, celles-ci étant souvent regroupées en grappes industrielles.

 

Considérées comme la colonne vertébrale de l’économie, les P.M.E./P.M.I. emploient, avec plus de 25 millions de salariés, le plus grand nombre de personnes en Allemagne et offrent la majorité des postes d’apprentissage aux jeunes.

 

Néanmoins, l’industrie est aussi un pilier important de l’économie allemande.

 

Comparée à celle d’autres pays industrialisés comme les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne, elle possède une large base offrant de nombreux emplois, cinq millions de personnes travaillant dans des entreprises industrielles.

 

La production industrielle classique y joue un rôle prépondérant qu’on ne trouve dans aucun autre pays traditionnellement industrialisé, contribuant à hauteur de 37 % aux performances économiques allemandes.

 

L’Allemagne est spécialisée dans le développement et la fabrication de biens industriels complexes, notamment de biens d’équipement et de technologies de production sophistiquées.

 

Les principaux secteurs industriels sont : 

a)      la construction automobile,

b)      la construction mécanique,

c)      l’électrotechnique

d)      et l’industrie chimique.

 

2,9 millions de personnes travaillent dans ces quatre secteurs qui génèrent un chiffre d’affaires de plus de 800 milliards d’euros.

 

La construction automobile est aussi un moteur de l’innovation : quelque 30 % des investissements des entreprises allemandes en R&D proviennent de ce secteur.

 

Avec les six constructeurs:

 

a)      Volkswagen,

b)      Audi,

c)      BMW,

d)      Daimler,

e)      Porsche (VW) et

f)       Opel (General Motors)

 

L’Allemagne compte parmi les grands producteurs d’automobiles au monde à côté du Japon, de la Chine et des Etats-Unis – avec de belles parts de marché dans les moyennes et grosses cylindrées.

 

Sources : Allemagne Faits et réalité, 11,03,2011


Tables des matières :

MEQ : L’avenir se construit aujourd’hui

1)       Mondialisation

2)       Crise économique

3)       Fiscalité

4)       Efficacité de l’État

5)       Plan de retour à l’équilibre budgétaire

6)       L’avenir du Québec se construit aujourd’hui

7)       La réalité est têtue

Les finances publiques du Québec restent-elles plongées dans une impasse ?

1)       Pas de soutenabilité sans baisse de la dette

2)       Des dépenses élevées et peut-être mal réparties

La limite de notre capacité fiscale est atteinte

1)       L’impact des prélèvements fiscaux sur la croissance économique

Le Plan de retour à l’équilibre budgétaire : des efforts nécessaires, des résultats insuffisants

Les principes d’une solution dynamique et durable

1)       La promotion de la productivité et de l’efficacité de l’appareil gouvernemental tant sur le plan opérationnel et administratif que dans la structure des dépenses

2)       L’augmentation effective du potentiel économique du Québec avec une nouvelle politique industrielle.

Investissement privé et balance commerciale

1)       Investissement privé défaillant

2)       Déficit commercial et déficit de compétitivité.

Le secteur manufacturier est la colonne vertébrale de ton économie

1)       Délocalisation du savoir vers l’Inde

2)       Pourquoi l’Allemagne réussie très bien en pleine crise économique ?

Statistiques Québécoises de notre système manufacturier

1)       Pourquoi une priorité manufacturière ?

Améliorer la compétitivité fiscale

1)       Le régime fiscal du Québec n’est pas compétitif

2)       Taux d’imposition nul pour les PME

Taxe sur la masse salariale

Conclusion : L’avenir se construit aujourd’hui