L’endettement des Canadiens en pleine expansion

Extrait : L’endettement des Canadiens en pleine expansion, Naufragés des villes, Radio-Canada,

La situation est désormais sans équivoque : le taux d’endettement des Canadiens est devenu tel que de nombreux ménages sont sérieusement vulnérables à une éventuelle hausse des taux d’intérêt. Une précarité qui inquiète sérieusement la Banque du Canada. Comment en sommes-nous arrivés là? Portrait de la situation.

PLUS D'ENDETTEMENT

Année 2010 : avec une dette moyenne de 96 100 $, représentant 148 % de leur revenu personnel, les ménages canadiens sont désormais plus endettés que les Américains. Il faut dire que depuis la fin des années 1990, le taux d’endettement moyen des Canadiens ne fait qu’augmenter, au point où certains qualifient la décennie 2000 de « décennie de l’endettement ».

Alors que l’hypothèque représentait jadis la principale dette des ménages, on constate désormais que le crédit à la consommation pèse de plus en plus lourd dans la balance. Les chiffres sont éloquents : entre 1998 et 2008, le niveau de crédit à la consommation a augmenté de 112 %, tandis que celui de la dette hypothécaire a augmenté de 72 %. Concrètement, le crédit à la consommation représente désormais 32 % de la dette des ménages, contre 68 % pour les prêts hypothécaires.

Au banc des accusés : le crédit facile, octroyé par des compagnies financières sans scrupule et qui permet désormais à Monsieur et à Madame Tout-le-monde de vivre au-dessus de ses moyens pendant un certain temps… soit tant et aussi longtemps qu’il ou elle réussit à payer le solde minimum de ses factures.

PLUS DE PRÉCARITÉ

De nombreuses études révèlent toutefois que les consommateurs ont de plus en plus de difficultés à joindre les deux bouts et qu’advenant un changement soudain de leur situation financière, ils auraient probablement du mal à s’acquitter de leurs obligations. En septembre 2010, une étude publiée par l’Association canadienne de la paie révélait notamment que 59 % des Canadiens n’ont pas la marge de manœuvre suffisante pour supporter de recevoir leur chèque de paie une semaine plus tard que prévu.

Autre signe de la fragilité économique des ménages : le taux de faillites personnelles a augmenté de 31 % entre 2008 et 2009. Et advenant une hausse des taux d’intérêt – une prévision annoncée par de nombreux experts –, il est certain que les ménages seraient encore plus nombreux à devoir déclarer forfait.

À QUI LA FAUTE?

Acculés au pied du mur, les consommateurs sont souvent montrés du doigt pour leur irresponsabilité et leur insouciance. Mais sont-ils vraiment les seuls à blâmer?

Qu’en est-il des compagnies financières qui inondent les citoyens d’offres de crédit toutes aussi alléchantes les unes que les autres?

Et quel est le rôle du gouvernement dans cette jungle du crédit et de l’endettement des ménages?


La valeur des prêts hypothécaires assurés par la SCHL dépasse les 500 milliards - soit environ 30% du produit intérieur brut canadien. Puisque, 10% concerne les propriétaires qui ont acheté récemment une propriété, aux prix élevés des dernières années. Ce sont eux, qui sont le plus à risque de tomber en défaut de paiement advenant une baisse des prix.

Puisque les prêts immobiliers les plus à risques sont garantis par la SCHL, et la SCHL c’est vous le peuple, alors on risque d’avoir une facture de 50 milliards.

Ma position serait simple, les institutions financières vous allez absorber la perte, moitié-moitié, parce que c’est vous, qui avez délibérément accordé plus de 1.56 trillion de dettes sur les ménages canadiens, par le crédit facile.

Je leurs dirais tout simplement, si vous être capable de faire plus de 20 milliards de profit en une seule année, vous être capable d’absorber la moitié de la perte, point final!, ce n’est pas au peuple de ramasser tous les pots cassés.

C’est exactement ce que les Grecs, Irlandais, les Américains disent pourquoi le peuple devrait entièrement assumer la perte des actifs toxiques, quand entre temps les banques faisaient des milliards de profits.

M. les Politiciens, quelle est votre réponse ?


Extrait de : La dette des ménages augmente, Argent , 14 mars 2011

La dette moyenne des ménages canadiens atteint 100 000$, ce qui correspond à 150% de leur revenu net, d'après une étude rendue publique jeudi par l'Institut Vanier de la famille.

Endettement ménages canadiens

Source : L’endettement des ménages augmente encore, Desjardins Études Économiques, Mars 2011

 

En somme, pour chaque tranche de 1000$ de revenu net, les familles canadiennes doivent 1500$.

En 1990, la dette moyenne des ménages canadiens atteignait 56 800$ et le ratio d'endettement se situait à 93%.

L'institut basé à Ottawa souligne par ailleurs que le taux d'épargne se replie à mesure que l'endettement augmente. En 2010, les familles canadiennes ont épargné en moyenne 2500 $, soit 4,2% de leur revenu net.

Or, il y a 20 ans, le taux d'épargne était de 13%, ce qui correspondant à 8000$ par an, par ménage.

Il importe de noter que montant de la dette moyenne des ménages comprend les dettes hypothécaires.

D'autre part, selon d'autres données compilées par l'Institut, le nombre de ménages qui cumulent trois mois ou plus de retard dans le paiement de leur hypothèque a monté en flèche. Il a atteint 17 400 à l'automne 2010, ce qui représente une augmentation de 50% depuis le début de la récession.

Pour la directrice des programmes de l'Institut, Katherine Scott, «même si les indicateurs économiques habituels indiquent que la récession est techniquement terminée», les gouvernements qui songent à sabrer dans les programmes afin de réduire le déficit «doivent être conscients que la santé financière des familles canadiennes demeure précaire».