Pour trop de Québécois, les entreprises sont une nuisance

Je sens que mon humeur acide, c’est transférer sur la nouvelle chronique de Pierre Duhamel, j’avais traité le ministre Clément Gignac d’incompétent sur son blogue.

Comment un ministre du Développement économique, qui nous baragouine la valorisation de l’entrepreneuriat et au même moment détruit les entreprises Québécoise parce qu’ils sont devenus non compétitifs à cause du fardeau fiscal et réglementaire du gouvernement.

À quoi ça sert de générer des entrepreneurs, si tu es incapable de garder ceux qui sont opérationnels. Je ne fais même pas référence à me battre contre les Chinois, mais juste à rester compétitifs avec nos voisins immédiats, tel que les provinces ou les États américains.

Devant l’irresponsabilité lamentable de nos politiciens, il y a de moins en moins de compagnie manufacturière au Québec, alors M. Gignac avant de parler d’entrepreneuriat fait donc, tes devoirs, pour maintenir ceux qui ont la chance d’avoir survécu aux incompétences du gouvernement.

Pour le carnet de M. Duhamel, il utilise le rapport Manufacturiers et Exportateurs du Québec , demain je vais le décortiquer et le publier sur le blogue.


Extrait de : Faire des affaires au Québec , Pierre Duhamel, Actualités, 9 mars 2011

Pour trop de Québécois, les entreprises sont une nuisance.

Il faudrait les taxer au maximum, ce dont nous ne nous privons pas. Selon les Manufacturiers et Exportateurs du Québec,

La province représente 21 % de la population canadienne :

·         mais elle prélève 33 % des impôts sur le capital prélevés par l’ensemble des provinces canadiennes;

·         51 % des impôts sur la masse salariale prélevés par l’ensemble des provinces canadiennes et

·         45 % des contributions aux régimes de sécurité sociale prélevées par l’ensemble des provinces canadiennes.

Il faudrait s'assurer que les entreprises ne soient ni bruyantes ni salissantes. Pour nous en assurer, donnons au BAPE le droit de vie ou de mort sur tous les projets énergétiques et miniers, cela va de soi, et pourquoi pas industriels tant qu'à y être.

Exigeons aussi, quelle trouvaille, des tables de concertation régionale pour bien alourdir tout processus décisionnel et s'assurer que le syndrome « pas dans ma cours » devienne l'un des principes de base du développement économique au Québec.

Leurs patrons ne devraient pas être trop riches et, s'ils ont le malheur de l'être, une bonne grosse ponction fiscale s'impose. Nous sommes déjà pas mal bon là-dedans puisque 29 % de l’ensemble des impôts provinciaux sur le revenu des particuliers et 24 % de l’ensemble des taxes à la consommation prélevées par l’ensemble des provinces canadiennes le sont au Québec.

La richesse ? Assurons-nous de bien la partager
avant qu'elle ne soit créée.

Et pourquoi faut-il au juste des entreprises quand il y a notre vaillant État miraculeux qui sait tout faire ? Claude Béland et Gérald Larose ont eu la bonne idée de nous le rappeler la semaine dernière.

L'administration publique est une des richesses du Québec, aussi bien le reconnaître.

·         Le secteur public québécois compte presque autant d'employés que le secteur public ontarien (87 000 vs 93 000, même si l'Ontario a 5 millions d'habitants de plus.

·         Encore un petit effort et on va les rejoindre ! Là où on les bat décisivement, c'est pour le pourcentage des dépenses publiques par rapport à la taille de l'économie. 27 % au Québec et juste 18 % en Ontario.

La dette publique ? Depuis 2000, la dette publique nette par habitant a augmenté de 58 % au Québec, de 42 % en Ontario et elle a baissé de 20 % dans les provinces de l'Ouest.

Mais ce n'est pas grave, car d’ici à mars 2014, nous aurons la chance de payer :

·         2,6 milliards de dollars pour la nouvelle contribution santé,

·         1,2 milliard de dollars de plus avec la hausse des taux de taxe sur les carburants et

·         3,5 milliards de dollars de plus en taxes de vente dès janvier prochain.

J'ai déjà hate.

Alors, quand M. Gignac parle, je ne suis plus capable, qu’il cesse de dire n’importe quoi, c’est mieux pour la sérénité de la population québécoise.


Les blogueurs :

Davender Gupta : 9 mars 2011

Et ne pas oublier les dédales administratives. Maintenant QUATRE semaines que le Registre des entreprises est en panne… combien de projets ne peuvent pas lever parce qu’ils ne peuvent pas ouvrir de compte de banque? (incluant mon projet à moi…)

Répondre  Dominic Mercier :9 mars 2011

Concernant le Registre des entreprises qui est en panne, ce n’est pas terminé. Voici la réponse que nous avons reçue hier d’une fonctionnaire (après plusieurs tentatives de les contacter pour savoir ce qui se passait avec notre certificat de constitution) :

« Pour le moment la direction du Registraire des entreprises de Revenu Québec n’est pas en mesure de nous fournir des délais de traitement. Notez que, jusqu’à la fin du mois de mars, les délais de traitement des demandes pourraient être prolongés.

Yvon St-Louis : 9 mars 2011

En toute amitié Pierre tu es inconséquent. Nous sommes bien obligés de prélever autant de taxe pour soutenir des entrepreneurs comme PKP qui vont investir nos régimes de retraite (3,2 milliards investit par la caisse de dépôt dans Québécor) dans un colisé à Québec que l’on va payer avec nos taxes….

Pour avoir travaillé avec les cabinets comptables les plus réputés je peux te dire que ce n’est pas une situation extraordinaire.

Donc il est normal de faire en sorte que ceux qui manipulent l’opinion publique aillent voler les entrepreneurs réguliers, qui respectent les règles, en passant par le gouvernement. Tous les détails sont dans le livre « Mafia »

Crois-moi Pierre. Si on veut un Québec entrepreneur il faut d’abord tasser les entrepreneurs qui ne font rien sans que l’état s’implique à plus de 50% des coûts et 0% des profits.