2. Instaurer les écoles autonomes

2.   Instaurer les écoles autonomes

Le gouvernement devrait adopter une loi pour encadrer le processus par lequel une école publique ordinaire pourra acquérir la personnalité juridique, se détacher de sa commission scolaire et acquérir le statut d'école autonome.

Une fois dotée du statut d'école publique autonome, l'école pourra choisir les approches pédagogiques qu'elle estime les mieux adaptées à sa clientèle. Elle pourra notamment choisir les livres scolaires et le matériel pédagogique, établir elle-même le degré auquel elle recourt à la pédagogie par projet vs l'enseignement magistral. Répartir à sa guise les heures d'enseignement entre les matières, modifier le calendrier scolaire.

Cette autonomie des écoles publiques suppose également soit l'abolition du syndicat unique des enseignants et du libre choix du travailleur contractuel.

L'heure des réformes émanant du centre est révolue. Les artisans de l'éducation ont désormais l'autonomie pour mettre à profit leurs talents d'éducateurs, tout en rendant des comptes à la collectivité. Les bons coups feront tache d'huile. Les mauvais coups seront sanctionnés, à terme, par une baisse de la fréquentation scolaire. Néanmoins, les erreurs des uns serviront quand même à éclairer les choix des autres.

La contrepartie de l'autonomie, c'est l'imputabilité. Le ministère de l'Éducation, des Loisirs et du Sport devra développer sa capacité en mesure et évaluation de la qualité de l'enseignement, dans l'ensemble des écoles financées publiquement, afin que les parents et les éducateurs soient bien renseignés sur les succès et les échecs à l'échelle locale. Toutes les écoles seraient assujetties : les écoles régulières, les écoles autonomes, les écoles privées.

Elles remplacent la "bureaucratie" de l’Éducation

Ce sont les écoles autonomes qui recueillent actuellement le plus de suffrages parmi les classes dirigeantes, cette tendance mondiale pour améliorer l’efficacité de l’éducation se reflète sur les réformes américaines et du Royaume-Uni.

Ce qui permet de vendre ces écoles autonomes c’est qu’elles remplacent la "bureaucratie" de l’Éducation par un modèle de gestion plus efficace et plus moderne calqué sur le fonctionnement de l’entreprise privée.

C’est la responsabilité individuelle qui prime, avec des objectifs clairs et des résultats qui sont évalués selon des normes nationales. Ce qui implique que les mauvais gestionnaires peuvent être licenciés à cause des piètres performances de leurs élèves. Il en va de même pour les enseignants, puisque les écoles privées suppriment la titularisation.

Décentralisation

Une décentralisation pour une plus grande performance et une plus grande souplesse, la gestion de l’éducation est décentralisée.

En effet, un plan d'étude national fixe les objectifs globaux à atteindre, mais chaque école dispose d'une grande autonomie dans la réalisation de ces objectifs.

En pratique, cela signifie que chaque école n’a pas de programme strict à suivre, mais uniquement des objectifs à atteindre. On a donc une grande diversité pédagogique.

Dans ce modèle décentralisé, c’est le directeur qui doit organiser cette «machine éducative», il gère son budget.

Pour les écoles publiques, ils sont gérés comme des entreprises privées :

1)      comptabilités équilibrées,

2)      mises en concurrences entre le secteur privé et public,

3)      gestionnaires imputables,

4)      sous-traitance accélérée.


La recette redoutable de Québec Droite en éducation en 5 étapes :

 

1.  Casser la formule RandÉducation réforme 5 étapes

2.  Instaurer les écoles autonomes

3.  Engager les professeurs contractuellement

4.  Subventionner à 100 % les écoles privées

5.  Donner des chèques d’éducations aux parents