3. Engager les professeurs contractuellement

3. Engager les professeurs contractuellement

Une sur syndicalisation nuisible

On ne peut responsabiliser un enseignant et l'amener à être imputable de son enseignement si on ne le laisse pas être maître de son enseignement.

·         La convention collective, la loi en éducation imposent la règle du commun dénominateur, de la standardisation: tout le monde, il est égal bon prof mauvais prof. tout le monde est semblable.

·         Pris dans un système qui privilégie la norme au détriment des singularités, le personnel des écoles se démotive, ayant l'impression que son travail est désavoué par les commissions scolaires et le gouvernement, les écoles étouffent, victimes de la bureaucratie et de la technocratie

Une tendance, la non syndicalisation des enseignants.

Les enseignants qui travaillent dans les écoles publiques autonomes normalement ne sont pas syndiqués, une situation pratiquement impensable au Québec.

On ne vit pas les mêmes problèmes que dans les grosses bureaucraties, l'absence de profs syndiqués permet aux élèves de recevoir de meilleurs services éducatifs, c'est un avantage pour les enfants. Dans une école très syndiquée, il y a toujours un climat de confrontation entre le syndicat et la direction. Cela limite beaucoup la flexibilité et le potentiel du groupe de travailler ensemble.

En l'absence d'une convention collective, les directeurs d'école doivent néanmoins faire preuve de leadership pour valoriser le travail de leurs profs.

Gérer son école de façon juste, en soutenant ses enseignants, en respectant ce qu'ils font et en leur laissant de l'autonomie, ça dépasse toute entente syndicale.

Le recrutement des professeurs par les responsables de l’école autonome

·         Chaque établissement engage directement les professeurs sur dossier et sur entretien, un comité  de gestion des établissements composés d’élus, de parents d’élèves et de professeurs, participent aux choix.

·         Ce système a pour conséquence la mise en concurrence des professeurs et donc l’amélioration des performances.

·         De plus, chaque professeur a la possibilité de négocier individuellement sa prime ce qui stimule un réel engagement dans le travail.

Les directeurs de ces écoles embauchent et sélectionnent eux-mêmes chacun de leurs employés, du prof au concierge, en passant par le chauffeur d'autobus et la secrétaire. Ce sont eux qui déterminent les priorités de leur école et les services dont leurs élèves ont besoin. Les sommes dépensées vont directement dans les services aux élèves pas au bureaucrate.

Dans une société de plus en plus complexe et en mutation, une approche trop réglementée n’était plus viable.

a)      L’objectif est de construire un système suffisamment souple (ce que permet la décentralisation) capable d’évoluer rapidement en fonction des mutations de la société.

b)      Enfin, il est important de souligner que ce système décentralisé permet de mieux percevoir la qualité et le contenu des activités du secteur public et donc d’en être plus proche.

c)      L’administration centrale devient aussi plus performante, car elle a moins à gérer.

L’évaluation : une obligation légale

Un des points importants est l’obligation faite à tout établissement scolaire de procéder à des évaluations régulières de son fonctionnement et de ses résultats et de les rendre publiques. Ces évaluations doivent être organisées par l’établissement lui-même. Mais des évaluations externes sont aussi exigées.

Ne pas évaluer périodiquement les enseignants, c'est faire l'économie d'une confrontation sur l'essentiel: la direction de l'école fait comme si la compétence allait de soi en l'attribuant automatiquement à tous les permanents, et le syndicat voit là une manière de faire qui respecte les acquis des travailleurs qui sont des professionnels de l'éducation.    

Une meilleure évaluation ne bénéficiera pas uniquement aux étudiants par l'amélioration systématique de la conduite et la croissance de leurs enseignants, mais les enseignants eux-mêmes, en les traitants comme des professionnels, pas de pièces interchangeables.

Une évaluation juste, exact et crédible

Pour ce faire, les districts scolaires doivent commencer à distinguer l’excellent au bon, du bon au moyen, et du moyen à celui qui est inefficace.

Un enseignement efficace doit être reconnu, l'enseignement inefficace doit être adressé.

1)      Adopter un système d'évaluation de rendement global qui est juste, exact et crédible qui différencie les enseignants en fonction de leur efficacité sur la réussite scolaire de l’étudiant.

(Je vous invite à lire : La situation : l’effet Widget, Le projet MET)

2)      Des administrateurs et évaluateurs qui seront entraînés dans le système d’évaluation et de les tenir responsables de leur utilisation.

3)      Intégrer le système d'évaluation dans le dossier de l’enseignant, qui aura une incidence sur l'affectation de l'enseignant, son perfectionnement professionnel, sa rémunération, sa rétention et son licenciement.

4)      Adopter des politiques de licenciement qui est juste et équitable, mais qui offrent peu d’options pour les enseignants inefficaces que tout simplement de quitter l’école.

En fait, on remplace deux concepts qui sont liés au milieu syndical

(Ancienneté – Permanence) par (Compétence – Imputabilité)

Deux notions qui fait rarement bon ménage, si on veut de l’imputabilité dans le milieu de l’éducation, il faut que la notion de ‘l’ancienneté et la permanence’ disparaissent, car beaucoup de gens sont inefficient et se protège sous ce parapluie.

Puisque les enseignants vont être rémunérés selon le rendement fondé sur l’excellence, cette notion d’ancienneté et de permanence doit être éliminée.

Les enseignants seront évalués et compte tenu de la rémunération au rendement fondée sur l’excellence.

Les critères

Pour les employés de l’éducation :

1)      contrats temporaires,

2)      primes de résultats,

3)      salaires individuels,

4)      évaluations permanentes et

5)      en cas de non-satisfaction, licenciement immédiat.


La recette redoutable de Québec Droite en éducation en 5 étapes :

 

1.  Casser la formule RandÉducation réforme 5 étapes

2.  Instaurer les écoles autonomes

3.  Engager les professeurs contractuellement

4.  Subventionner à 100 % les écoles privées

5.  Donner des chèques d’éducations aux parents