Au Québec: 3,6 millions ont payé de l’impôt

Quand j’ai commencé ce blogue, il y a plus de deux ans, j’avais identifié un problème criant, sur une population de 7.8 millions d’habitants, le tiers de la population fait vivre le 2/3 de la population québécoise.

Dans le dernier rapport de Revenu Québec en 2008, plus de 6 millions de Québécois avaient soumis des formulaires d’impôts, plus de 40 % d’entre eux ne paie pas d’impôt, ce qui donne environ 3.6 millions d’habitants.

Enlever toutes les fonctionnaires dans le sens large environ 825,000 personnes (provincial, municipal, entreprise publique et employé fédéral au Québec) + les prestataires du secteur public environ 425,000 personnes, donc un total de 1,250,000 personnes

En faisant un rapport simple, supposément, qu’ils sont dans la même proportion du 40 % qui ne paie pas d’impôts, donc il nous reste 750,000 personnes du secteur public qui paient des impôts.

Soustrayons ce 750,000 sur le 3.6 millions d’habitants, ils restent donc : 2, 850,000 personnes qui travaillent dans le privé et qui paient des impôts, ce qui représente environ un rapport de 36 %.

Eh oui, le tiers de la population tente de faire vivre le 2/3, ce qui est la cause de nos déficits, il n’y a pas assez de gens dans le privé qui paie des impôts, pour supporter toutes les dépenses.

Le troisième facteur de l’immobilisme est créé par cette distorsion entre ceux qui crée la richesse et ceux qui en dépendent, malheureusement la majorité des votes sont ceux qui est dépendent et ne veulent pas perdre aucun privilège, au risque de mettre la province de Québec sous tutelle financière.

Les blogueurs arrivent aux mêmes conclusions.

Le vrai chiffre pourrait être fournis par Revenu Québec, combien de gens dans le privé paie des impôts (entre 30 à 36 % de la population).


Extrait de : Qui veut faire la révolution?, David Descôteaux, Argent, 24/04/2011

Dans mes écrits, j’ai souvent le réflexe de défendre les contribuables contre le gaspillage de leurs impôts. Et contre le détournement de ceux-ci vers des groupes organisés. En faisant cela, j’ai l’impression naïve de parler à l’ensemble de la population. Mais quand je regarde les statistiques fiscales de plus près… Oh boy! Je parle à peu de monde, finalement.

Combien de Québécois payent des impôts, vous pensez? Réponse : moins d’un sur deux. Sur une population de presque 8 millions, 3,6 millions ont payé de l’impôt au net en 2008 (les données les plus récentes du gouvernement). C’est un peu plus de 45 % de la population. En incluant tous les Québécois, retraités et enfants compris.

Quand on dit que le payeur de taxe de la classe moyenne se fait presser comme un citron, on comprend pourquoi.

Faisons payer les riches… encore plus!

Ces chiffres devraient faire réfléchir ceux qui croient que la solution à tous nos problèmes est de « faire payer les riches ».

Ratissons large et définissons les « riches » comme étant ceux qui gagnent 100 000 $ et plus. Ils représentent seulement 3 % de la population. Ils gagnent 22 % des revenus totaux, et payent 32 % des impôts.

En d’autres mots, 3 % de la population payent à eux seuls le tiers de tous les impôts. Et certains trouvent que ce n’est pas assez! Supposons qu’on leur en demande deux fois plus. Ça donnerait quoi? On irait chercher environ 6 milliards $ de plus pour les coffres de l’État. Cela demeurerait insuffisant pour boucler le budget dans les années qui viennent, vu la hausse prévue des coûts de santé.

Mais c’est bien sûr un scénario fantaisiste. Car pour doubler l’imposition des riches, il faudrait leur imposer des taux marginaux d’imposition (fédéral-provincial) de près de 75 %. Qui irait travailler dans ces conditions? Qui ferait des heures supplémentaires? La réalité, c’est que nos riches fuiraient. Et l’État se retrouverait avec encore moins de revenus.

Réduire les dépenses? Non merci!

Ces chiffres font aussi réfléchir sur le débat gauche-droite qui fait rage au Québec. Entre ceux qui veulent un État plus petit, et ceux qui veulent un État plus gros encore. Un débat divertissant, mais qui risque peu de changer les choses.

Je rappelle que moins d’un Québécois sur deux paye des impôts à la fin de l’année. Aussi, quelque 500 000 contribuables font partie de la fonction publique et des réseaux de la santé et de l’éducation.

(Le nombre de 500,000 ne représente que le secteur public du Québec)

Si ces gens veulent des emplois ou une augmentation de salaire, ils doivent souhaiter que l’État dépense plus, pas moins. C’est aussi vrai pour tous ceux — artistes, agriculteurs, plusieurs entreprises — qui vivent des subventions de l’État.

Ça laisse bien peu de gens qui souhaitent voir l’État se serrer la ceinture!

Bien sûr, les gens ne sont pas simplement des froids calculateurs qui additionnent des plus et des moins. Et plusieurs fonctionnaires aimeraient sûrement avoir un État plus efficace et moins gros. Aussi, les gens qui ne payent pas d’impôts payent quand même des taxes quand ils achètent des biens et services.

Par contre, ceux ne payent pas des impôts, même s’ils payent TVP, TPS… ne compensent même pas le coût de la santé, environ 5,096 $ par habitant.

Mais quand même. Pour une bonne partie des électeurs québécois, le message de la droite, ou des « défenseurs des contribuables », passe dans le beurre.

Exactement, malheureusement elle représente la majorité, tout un beau problème !


Les blogueurs :

Ace dit : avril 25, 2011 à 10:20

Il faut ajouter au 500 000 fonctionnaires de la province, les fonctionnaires du fédéral qui travaillent au Québec et les fonctionnaires municipaux. Ce sont tous ces gens que notre endettement, nos taxes, impôts, impôts fonciers, taxes scolaires, taxes de bienvenue, tickets payent.

Donc 55% de la population ne payent rien. Un autre 8%-10% a comme employeur la source de notre appauvrissement collectif(les gouvernements). Donc près de 65% en faveur du statut quo.

Dans ceux qui payent, une bonne partie payent peu. Appelons ces gens ceux qui en ont pour leur argent. Peut-être un autre 15%-20%. Ça nous amène à 80% ou 85% en faveur du statut quo.

Effectivement ça laisse peu de gens (15% à 20%) pour être réceptifs à vos idées. Et dans ceux-ci certains sont à l’extrême et scraperaient tout le système. D’autres, comme moi, croient que les fondements du système sont bons. Le problème c’est qu’on l’a dénaturé. D’un système qui devait assurer les besoins primaires (santé, éducation, sécurité, handicapés), on est rendu à un système qui doit faciliter la vie du plus grand nombre de gens. Donc même votre bassin d’auditeurs n’est pas homogène et a des opinions fondamentalement divergentes.

Yves Lacombe dit : avril 25, 2011 à 10:46

Tous les chiffres viennet de l’ISQ (Institut de la Statistique du Québec).

L’information n’était pas groupé dans un seul rapport, il fallait creuser!

·         Population du Quebec en 2009 7,750,000

·         Population active apte au travail en 2009 4,203,500

·         Sur cette population active apte au travail, on retrouve: 377,300 Chômeurs, 369,413 Assistés sociaux

·         755,782 Employé au Secteur publique (Fédéral + Provincial + Municipal)

·         Donc, sur la population active apte au travail …  1,502,495 Vivent directement du gouvernement

A cela, on doit rajouter tout ceux qui travaillent pour le privé, mais avec des contrats octroyés par le publique. Je n’ai pas de chiffre exacte, mais j’estime peux-être qu’il existe un demi-million de gens (contruction, ingénieurs, techniciens) qui vivent de contrat gouvernementaux.

·         500,000 Au privé, mais vivant de contrats publics

·         Grand total des dépendants directs et indirect du gouvernement: 2,022,495

Combien de gens travaillent vraiment a 100% pour le privé?2,181,005

Il ne faut pas oublier que sur la population totale, il y à 1.5 millions de gens qui vivent des rentes — donc des retraités, qui vivent aussi de l’état. Il reste donc 2.25 millions de gens (enfants et dépendants).

Conclusion:

·         Chaque travailleur au privé fait vivre un travailleur au publique, un enfant et un retraité. Et vous vous demandez pourquoi les Québécois sont les plus imposés en amérique du nord?

·         Le Québec n’a d’autre choix que de s’endetter car c’est mathématiquement impossible que les 2 Millions « D’autonomes » fassent vivre tout le reste.

·         Le Québec est le plus gros récipiendaire de péréquation car il ya trop de gens tributaire de l’état (il n’y à pas assez de gens qui vivent du privé, car c’est le privé qui fait la richesse).

·         Que c’est impossible de réformer le Québec car sur la population votante — disons, 4M Actif + 1.5M de ceux qui sont sur les rentes = 5.5M), 37% de la population votante vit du privé tandis que 63% de la population votante vit du publique. Cette dernière est largement majoritaire et rébarbative a toute forme de changement.

·         Que le Québec n’est pas une société « Durable » au chapitre économique. Nous allons frapper le mur de façon spectaculaire et ce, très bientôt.

** Je sais que je simplifie. Ceux qui travaillent pour le gouvernement paient de l’impôt aussi. J’essaye d’illustrer que le gouvernement prend peux-être un peu trop de place dans nos vies.

red dit :avril 26, 2011 à 2:27

Bernard, juste une petite question.

Si les employés du public cessaient de payer de l’impôt, est-ce que le privé disparaîterait? Non.

Mais si le privé cessait de payer des impôts, veux-tu me dire où tu prendrais l’argent pour payer le public.

Oui le public paie des impôts mais ce sont des impôts sur un revenu payé avec les impôts du privé. Il n’y a pas création d’argent par le public.


Lecture complémentaire : Nombres de créateurs de richesse (version 2)


 

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    # by Anonyme - 17 mars 2012 19:07

    L’État a suffisamment d'argent pour assurer les services et fonctions avec les taxes perçues sur les biens, produits et services. Tous ceux qui travaille donne à l'état, car appox 40% du salaire est prélevé à la source. La déclaration d'impôt annuelle n'est qu'une mesure pour que ceux bien connaissant des failles du système puissent récupérer l'argent prélevé à la source, et pour les autres un sale mécanisme d'intimidation et de manipulation psychologique.

    Lâchez nous la grappe avec vos conneries de propagande que 20% font vivre les 80% des gens... C'est de la foutaise! De l'argent il y en a plein à craquer, et ce sont les banques et les riches qui partent avec, pour ne pas mentionner les magouilles des "initiés" et membres des sectes d'élites psychopathes.

    Vous n'êtes qu'un autre blogger qui n'a rien de véritable à contribuer à la société, de par le fait que ton cerveau à été lavé...

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    # by Québec de Droite - 28 mars 2012 12:07

    Il ne faut pas mélanger les choses.

    Peu importe, ce que tu dis les chiffres sont là, seulement le 1/3 de la population travaille dans le privé et paie des impôts, ce n’est pas être condescendant, c’est une triste réalité, ça a toujours été un dilemme majeur des ministres des Finances au Québec.

    Deuxième point, je suis tout à fait d’accord avec toi, il y a de l’évasion fiscale par les grosses multinationales, le problème c’est que le G20 ne s’entend sur rien et aucune sérieuse décision n’est prise pour réduire ce fléau des paradis fiscaux

    Mon blogue est un blogue de bonne gouvernance, il y a une sérieuse iniquité de distribution de richesse aussi bien entre le secteur privé et les jeunes au Québec, mais, il y a aussi une sérieuse iniquité mondiale entre le 1 % et le 99 %

    Certains carnets sur le sujet :

    http://www.quebecdroite.com/2011/11/on-legalise-le-paradis-fiscal.html

    http://www.quebecdroite.com/2011/10/trillion-dollar-tax-holiday.html

    http://www.quebecdroite.com/2011/04/l-la-corruption-etatique.html

    http://www.quebecdroite.com/2011/04/scandal-isn-what-illegal-it-what-legal.html

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    # by Stéphane Beauchamp - 19 octobre 2013 16:34

    Et ces données c'est bien avant la commission Charbonneau.