AVEZ-VOUS LES MOYENS... : : ville ou banlieue ?


Extrait de : Spécial immobilier : ville ou banlieue ? - Page 4 ,par Isabelle Ducas, l’Actualité, 30 Mars 2011

Les aubaines ne se trouvent pas toujours où l’on pense. La ville offre parfois de petits coins de verdure abordables et la banlieue ne cesse de se réinventer. Suivez le guide !

AVEZ-VOUS LES MOYENS...

... de vivre en banlieue ?

Avez-vous remarqué que plus on s'éloigne du centre d'une grande ville, plus les voitures se multiplient dans les entrées ?

Le transport, voilà qui réduit les économies réalisées à l'achat d'une propriété hors de la ville. Prenons un ménage qui achète une maison individuelle dans le quartier Rosemont-La Petite-Patrie, à Montréal : il paiera 2 412 dollars par mois pour son emprunt hypothécaire, ses impôts fonciers et ses déplacements en transport en commun. Celui qui s'installe à Brossard, dans la couronne sud, paiera 2 491 dollars, compte tenu du fait qu'il a une voiture de plus à payer.

Selon CAA-Québec, l'utilisation d'une voiture compacte entraîne en effet des frais de 9 500 dollars par année. Une telle somme permettrait le remboursement d'un emprunt hypothécaire de 136 175 dollars (amorti sur 25 ans). Bien sûr, de nombreux banlieusards n'ont pas besoin de deux voitures. Pour tenir compte de cette situation, il suffit de remplacer le coût du second véhicule par le prix d'un titre de transport mensuel (entre 78 et 225 dollars, selon le secteur et le type de transport).

D'après une enquête réalisée en 2003 par l'Agence métropolitaine de transport (AMT), le nombre de véhicules par ménage était de 0,8 au centre de l'île de Montréal, 1,45 à Laval, 1,63 dans la couronne nord et 1,64 dans la couronne sud. Et évidemment, plus on s'éloigne du centre, plus on passe de temps sur les routes.

Toutefois, de plus en plus de banlieusards travaillent ou étudient dans leur région. À l'heure de pointe du matin, alors que plus de deux millions de personnes circulent dans la région métropolitaine, les résidants de l'extérieur de l'île qui se dirigent vers Montréal représentent 16 % des déplacements, alors que ceux qui ne quittent pas leur banlieue en représentent 39 %.

... de vivre en ville ?

À première vue, les chiffres impressionnent : dans l'île de Montréal, une maison individuelle se vend 335 000 dollars (prix médian), comparativement à 259 000 dollars à Laval, 246 000 dollars sur la Rive-Sud et 218 000 dollars sur la Rive-Nord.

Les 10 villes les plus chères au Québec sont toutes des municipalités cossues du centre de l'île de Montréal - Westmount en tête, avec 1,065 million de dollars pour une maison individuelle. Et les prix continuent leur ascension, moins vertigineuse que lors des années précédentes, toutefois (hausse de 8 % pour Montréal en 2010).

Dans la région de Québec - championne provinciale des hausses de prix (13 % en 2010) -, six secteurs de la périphérie se retrouvent au palmarès des augmentations les plus fortes. La palme va à Saint-Apollinaire, en banlieue sud, où les prix ont bondi de 57 % en un an (156 000 dollars pour une maison individuelle). La même frénésie s'observe dans les secteurs de Boischatel (267 500 dollars), Stoneham (238 000), Lac-Beauport (329 250), Beauport (165 000 pour une copropriété) et Donnacona (170 000).

En raison de ces envolées, les maisons sont maintenant plus chères dans certaines banlieues que dans le centre (227 500 dollars dans La Cité-Limoilou et 285 000 dollars dans Sainte-Foy-Sillery-Cap-Rouge).

AVEZ-VOUS LES MOYENS - ville ou banlieue


Notes sur les tableaux de ce dossier :

  • Données fournies par la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ).
  • Le prix de vente indiqué est le prix médian, c'est-à-dire au centre de l'échelle des prix de vente.
  • Sauf avis contraire, le prix indiqué concerne la vente d'une maison.
  • Maison : comprend les bungalows, maisons à étage et maisons mobiles, entre autres. Ces maisons peuvent être isolées, jumelées ou en rangée.
  • Plex : immeubles de deux à cinq logements.
  • Condo : appartements, lofts et studios, entre autres.
  • Les secteurs où il y a eu moins de 30 transactions immobilières durant l'année ne figurent pas dans les tableaux. Les calculs statistiques ne sont pas significatifs en dessous de ce nombre.

 


Extrait de : Spécial immobilier : ville ou banlieue ? - Page 5, par Isabelle Ducasm, l’Actualité.com, 30 Mars 2011

Les aubaines ne se trouvent pas toujours où l’on pense. La ville offre parfois de petits coins de verdure abordables et la banlieue ne cesse de se réinventer. Suivez le guide !

GÉOGRAPHIE DES AUBAINES

Il existe encore des endroits au Québec où on peut devenir proprio sans y laisser sa chemise.

Les villes les plus abordables

 

Les coins de campagne les plus abordables

Notes sur les tableaux de ce dossier :

  • Données fournies par la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ).
  • Le prix de vente indiqué est le prix médian, c'est-à-dire au centre de l'échelle des prix de vente.
  • Sauf avis contraire, le prix indiqué concerne la vente d'une maison.
  • Maison : comprend les bungalows, maisons à étage et maisons mobiles, entre autres. Ces maisons peuvent être isolées, jumelées ou en rangée.
  • Plex : immeubles de deux à cinq logements.
  • Condo : appartements, lofts et studios, entre autres.
  • Les secteurs où il y a eu moins de 30 transactions immobilières durant l'année ne figurent pas dans les tableaux. Les calculs statistiques ne sont pas significatifs en dessous de ce nombre