La vie serait tellement plus belle si on payait moins d’impôts : Impôts et taxes.


Cahier spécial : Impôts et taxes

« LA VIE SERAIT TELLEMENT PLUS BELLE SI ON PAYAIT MOINS D'IMPÔTS. »

Dans The Social Benefits and Economie Costs of Taxation: A Comparison ofHigh- and Low-Tax Countries (2006), les fiscalistes Neil Brooks et Thaddeus Hwong, de l'Uni-versité York, à Toronto, comparent le niveau socioeconomique de quatre pays hautement fiscalisés — Suède, Norvège, Danemark et Finlande — et de six pays faiblement soumis aux impôts — Royaume-Uni, États-Unis, Canada, Irlande, Australie et Nouvelle-Zélande.

Sur les 50 indicateurs utilisés pour mesurer la qualité de vie. 42 ont vu des pays Scandinaves sortir gagnants : niveau de scolarité, espérance de vie, générosité des régimes de pension, égalité homme-femme, taux de criminalité, taux de pauvreté, etc.

« La cerise sur le gâteau, c'est que les hauts taux de taxation ne semblaient pas nuire à l'économie des pays », dit Thaddeus Hwong. Les États hautement fiscalisés ont obtenu une meilleure note pour 19 des 33 indicateurs économiques évalués par l'équipe : produit intérieur brut par habitant, produit intérieur brut par heure travaillée, inflation, innovation, etc.

Le poids des impçots dans l'économie

Ce tableau illustre le poids de la fiscalité (total des fiscales divisé par le produit intérieur brut) dans les différents pays membres de l'OCDE en 2007. À des fins de présentation, le Québec a été isolé des autres provinces canadiennes. Dans l'étude de Brooks-Hwong, le Canada a été considéré dans son ensemble. (Source: Luc Godbout, Chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques de l'Université de Sherbrooke)

 

Source : Trois mythes déboulonnés, l’Actualité.com, p 28, 15 avril 2011


Par contre comme d’habitude, ils ont omis de dire pourquoi, les pays scandinaves sont aussi productifs et efficaces, typiques des demi-vérités.

Ce que vous devez savoir, oui les pays scandinaves ont des impôts élevés  par contre il y a un pacte entre l’État et les concitoyens.

Les Scandinaves paient beaucoup d'impôts, ils exigent en échange des comptes publics équilibrés et des administrations efficaces, performantes, accessibles et transparentes.


COMPARATIF ENTRE LES PAYS SCANDINAVES ET LE QUÉBEC

Les points communs :

1)      Des impôts élevés

2)      Taux de syndicalisation élevée

3)      Distribution de richesse élevée

Ce qui nous différencie :

1)      Les pays scandinaves ont des excédents budgétaires depuis des années.

(Le Québec à des déficits budgétaires depuis des années, eux vivent selon leurs moyens, nous nous vivons au-dessus de nos moyens.)

2)      Possèdent une grande liberté économique pour créer de la richesse, ils sont tous parmi les 15 premiers au monde.

(Le Québec est dans la queue du peloton,  59e sur 60 en Amérique du Nord créant un environnement d’affaires difficile pour créer de la richesse.)

3)      Même s’il y a une forte syndicalisation dans les pays scandinaves, ce sont des syndicats privilégiant la coopération et la négociation vers un consensus entre le bien-être de la population, les politiciens et leurs revendications, un tel bel exemple : est le mode de retraite suédois qui a été dupliqué dans le monde entier en respectant l’équité entre les travailleurs du privé et les intergénérations.

(Au Québec, ce sont des syndicats orientés vers un rapport de force, confrontation et revendication constante, on a juste à souvenir au dernier budget que Claudette Charbonneau demandait au gouvernement d’augmenter les impôts pour ne pas perdre le pouvoir d’achat de ces syndiqués.

4)      Les Scandinaves paient beaucoup d'impôts, ils exigent en échange des comptes publics équilibrés et des administrations efficaces, performantes, accessibles et transparentes.

(Au Québec nous avons les impôts les plus régressifs de l’Amérique du Nord, par contre nos services étatiques appuyés par des monopoles syndicaux, empêchent toute réforme majeure pour améliorer l’efficacité d’où son immobilisme.

5)      Les Scandinaves ayant  un État qui prône vers l’efficacité, décentralise l’essentiel des effectifs publics.

a)       Pour les entreprises publiques (ex. : école, hôpital), ils sont gérés comme des entreprises privées : comptabilités équilibrées, mises en concurrences entre le secteur privé et public, gestionnaires imputables, sous-traitance accélérés.

b)       Pour les employés secteurs publics, contrats temporaires, primes de résultats, salaires individuels, évaluations permanentes et en cas de non-satisfaction, licenciement immédiat.

c)       Imputabilité des employés d’états selon la compétence et le rendement, aucune condition particulière entre un employé d’état ou le secteur privé.

                                                 i.            Le Québec possède une double ou triple structure administratifs, extrêmement lourds, de plus en plus chers et de plus en plus inefficaces.

                                               ii.            Pour implanter une décentralisation efficace, il faut dissocier l’État et le prestataire de services (hôpitaux, écoles, publiques ou privées), il faut que les employés d’états soient imputables en fonction de leurs compétences et leurs rendements.

                                             iii.            Malheureusement au Québec dû aux conventions collectives négociées au niveau provincial, protégée par des monopoles syndicaux qui instaurent permanence, ancienneté, plafond d’emplois et sécurité d’emploi, l’imputabilité individuelle basée sur la compétence et le rendement est quasi inexistante.

6)      Les Scandinaves qui ont une gestion de décentralisation optimale suivent un mantra commun :

Concurrence Ø Comparatif Ø Imputabilité Ø Efficacité

Au Québec, un équivalent ayant une concurrence entre le privé et le public, ce sont les écoles, par contre les écoles publiques ne sont pas imputables sur le rendement scolaire, on a juste à examiner le taux de décrochages actuellement de nos étudiants.

7)      Pour accepter des impôts si élevés, la confiance se traduit par la transparence  et imputabilité totale des dépenses publiques des ministres et des autorités : chaque personne a le droit de demander des comptes aux ministres et aux autorités locales.

Le Québec peut élire un premier ministre majoritaire avec 28% de l’électorat, voter sous bâillon des budgets déficitaires pour 40 milliards et de refuser une commission d’enquête sur la construction demandée par plus de 80 % de la population.

Extrait de : Le modèle Scandinave, Québec Droite, 15 décembre 2010


Donc, de démontrer par un simple graphique que l’État est justifié d’imposer un régime fiscal le plus lourds de l’Amérique du Nord, est une simple démagogie de l’information.

Je demanderai à l’Actualité d’avoir un peu plus de rigueur qu’une simple propagande de bas niveau.

Q.D.


Source : Trois mythes déboulonnés, l’Actualité.com, p 28, 15 avril 2011


Table des matières

Impôts et taxes

Les pauvres paient trop d’impôts

La vie serait tellement plus belle si on payait moins d’impôts

1.        Comparatif entre les pays scandinaves et le Québec

L’évasion fiscale, c’est pour les riches

1.        Examinons-le pourquoi du travail au noir

2.        Corruption étatique

3.        Imputabilité

C’est la faute des riches !

1.        La classe moyenne est trop imposée, dit la fiscaliste Brigitte Alepin

2.        Crise fiscale

3.        Les juridictions fiscales ont perdu énormément d'autonomie.

4.        Mobilité profite aux paradis fiscaux.

5.        Notre régime d'imposition est dépassé

Alerte sur l’impôt sur les sociétés

Multinational - legal fiscal loopholes

G.E.’s Strategies Let It Avoid Taxes Altogether

Et si on créait un impôt mondial

Corporate tax cuts show no clear benefit

The wrong time to cut corporate taxes

La taxe Robin des Bois, la taxe Tobin

La taxe Tobin, point de mire

L’Europe se mobilise - Taxe Tobin

Taxe Robin des Bois - Pétition – Canada - Europe