Le coût des rentes des fonctionnaires un boulet

Je suis content que l’on commence à parler dans les médias de ce foutu problème, il est impossible économiquement de supporter de tel régime.

Où les politiciens deviennent sérieux et responsables où ce sont les agences de notations qui vont s’occuper de notre cas.

Si on attend trop, et la façon que le Québec se dirige financièrement vers un mur drôlement épais, tel que 13 milliards de déficits publics justes en 2010-2011, et en 2011-2012 on en prévoit autant, les agences de notations vont exiger de nouvelles règles.

Valables pour toutes les conditions actuelles et les prestations qui sont déjà payées par l’État, Grèce : Résumé des mesures d’austérité.

Ce qui est encore plus con, tous les fonctionnaires qui paient des cotisations actuellement ne paient pas pour eux, mais pour tous ceux qui n’en ont pas assez payé…

M. les politiciens, un peu plus de sérieux !


Extrait de : Le coût des rentes des fonctionnaires un boulet, TVA Nouvelles, Argent, 7 avril 2011

Le gouvernement doit assurer la relève de ses fonctionnaires. Mais il n'est déjà plus capable de financer leurs prestations de retraite.

Le Conseil du trésor prévoit embaucher 6 000 personnes d'ici 2015 pour remplacer 13 000 départs à la retraite, annonce Michelle Courchesne, ministre responsable de l'Administration gouvernementale et présidente du Conseil du trésor, en entrevue avec TVA Nouvelles.

Or les nouvelles embauches risquent de coûter cher au contribuable québécois.

Quand nous engageons selon les conditions actuelles un fonctionnaire, on le paie jusqu'à sa mort, en fait s'il est marié jusqu'au décès de sa femme. Évidemment, l’État n’a pas les moyens de supporter une telle dépense, c’est bien beau de jouer à l’autruche, un jour ou l’autre on devra y faire face.

"Le salaire de départ d'un employé du secteur public est de 35 000 $. Considérant une inflation de 2,5 %, et le fait que cet employé va gravir des échelons salariaux au long de sa carrière de 35 ans; son salaire en 2043, année où il prendra sa retraite, sera de 164 170 $", explique Ariane M. Gauthier, coordonnatrice des communications à l'Institut économique de Montréal. .

"Le fonctionnaire aura ainsi droit à une rente de 107 759 $ par année. [...] Le capital requis à l'âge de 60 ans pour garantir le paiement de cette rente est de 1 467 280 $", écrit Pierre Girardin, actuaire et membre de l'institut, dans une note économique.

On va sauter bien avant (2043), devant l’absence
de responsabilité politique depuis 30 ans.

En ajoutant 6 000 postes au nombre de fonctionnaires déjà existants, le gouvernement alourdit sa charge de régime de retraite de 8,8 milliards environ.

Régime très généreux

Il faut dire que le régime offert par le gouvernement est particulièrement avantageux pour les fonctionnaires.

"De plus en plus d'employeurs se tournent vers des régimes de retraite à cotisations déterminées qui présentent moins de risque pour ces derniers. Le gouvernement, lui, reste le véritable bastion des régimes de retraite à prestations déterminées", constate Louis Adam, professeur à l'école d'actuariat de l'Université Laval.

Bien sûr, dans le privé on sait que c'est un gouffre financier, dans le public, c'est le peuple qui paie, le problème, c'est que le crédit du peuple s'approche de la limite du tolérable avant de se faire décoté.

"Le gouvernement accusait déjà un déficit de son régime de retraite de 71 milliards au 31 mars 2011", précise Youri Chassin, de l'Institut économique de Montréal.

Ce chiffre représente l'écart entre l'ensemble des fonds économisés pour payer les prestations et les obligations futures du gouvernement envers ses employés.

Pour combler ce déficit, Québec a mis en place le Fonds d'amortissement des régimes de retraite (FARR), en 1993. Il le finance par des emprunts et parie sur l'idée que le rendement réalisé sur les sommes investies sera supérieur aux intérêts versés.

Une autre connerie que j’avais mentionnée, il y a plus de deux ans, spéculer sur de l’argent emprunté, pas forts, pas graves, ce n’était pas leurs argents.

Le fonds permettrait de réduire les engagements futurs de 42 milliards, selon le plan budgétaire de 2011-2012.

"Le fonds permet théoriquement de gagner au change, ajoute M. Chassin. Mais la tendance peut se renverser. Au cours de 2008, le FARR a perdu le quart de sa valeur marchande, car les placements n'ont pas réalisé les rendements espérés."

Le FARR aurait perdu 10 milliards suite à la crise financière, estime l'économiste.

La charge que représentent les prestations s'alourdit d'année en année. En 2009-2010, le gouvernement a dû verser près de 4,1 milliards pour assumer sa part des prestations payées à ses employés retraités, calcule le ministère des Finances dans son plan budgétaire de mars 2010.

Encore là, ça reste confus est-ce que, ça comprend les intérêts ou la charge additionnelle du FARR, mais ça joue entre 4 à 6 milliards, 4 milliards d’irresponsabilités par simple copinage entre le pouvoir politique et les syndicats pour gagner des votes, soyez assuré M. le Peuple, quand ça va allez mal, tous ces privilèges vont sauter.

Avec les départs à la retraite à venir, le bilan ne fera que s'alourdir.


LE COÛT DE LA RENTE D'UN FONCTIONNAIRE *

- Une rente annuelle de 30 000$ demande un capital de 480 000$

- Une rente annuelle de 40 000$ demande un capital de 640 000$

* Indexée à 75 % de l'IPC pour un homme de 60 ans