Les trois quarts des Canadiens sont endettés

Les données de l'Enquête canadienne sur les capacités financières indiquent que, en 2009, 
76 % des Canadiens âgés de 19 à 64 ans vivaient dans un ménage endetté.

·         La dette moyenne était d'environ 119 000 $

La présente étude a recours à des indicateurs comme le rapport entre les dettes et le revenu et le rapport entre les dettes et les actifs pour examiner les types de familles les plus susceptibles de connaître une instabilité financière en raison de leur endettement. Les jeunes familles se trouvaient le plus souvent dans cette situation.

Par exemple, parmi les familles comptant un couple et étant endettées en 2009, celles faisant partie du groupe d'âge de 19 à 34 ans avaient un rapport entre les dettes et le revenu avant impôt de 180 %. Cela signifie que pour chaque tranche de 1 000 $ de revenu avant impôt, ces familles devaient 1 800 $.

·         19 à 34 ans avaient un rapport entre les dettes et
le revenu
avant impôt de 180 %

En revanche, le rapport entre les dettes et le revenu pour les familles comptant un couple dans le groupe des 50 à 64 ans était de 125 %. Pour chaque tranche de 1 000 $ de revenu avant impôt, ils devaient 1 250 $.

Les données d'enquête indiquent également que 4,2 % des ménages avaient des remboursements annuels de la dette équivalant à 40 % ou plus de leur revenu. En général, la Banque du Canada juge que les ménages sont plus exposés financièrement si les paiements de remboursement totaux équivalent à 40 % ou plus de leur revenu.

Le revenu était un facteur clé pour déterminer des ratios d'endettement élevés. Par exemple, les ménages dont les revenus étaient inférieurs à 50 000 $ couraient six fois plus de risques que leurs paiements de remboursement équivalent à 40 % ou plus de leur revenu avant impôt; ils couraient 1,6 fois plus de risques d'avoir un rapport entre les dettes et les actifs de 80 % ou plus, comparativement aux ménages dont les revenus se situent entre 50 000 $ et 79 999 $. Ces résultats se vérifient, peu importe le type de familles.

Pour les personnes nées au Canada, le risque d'avoir des paiements de la dette représentant 40 % ou plus de leur revenu avant impôt était 60 % inférieur à celui des personnes nées à l'extérieur du Canada. Le fait de vivre dans une région métropolitaine de recensement où les prix des logements sont élevés était aussi lié à des ratios d'endettement élevés.


Extrait de : La majorité des Québécois peinent à épargner Martin Vallières, La Presse,le 20 avril 2011

Constituer une réserve d'épargne afin de parer aux imprévus demeure un gros défi pour une majorité de Québécois et de Canadiens, suggère un sondage réalisé par une grande banque canadienne.

Plus de la moitié (54%) des répondants québécois estiment «extrêmement difficile, voire impossible» de mettre de l'argent de côté, selon l'enquête d'opinion effectuée pour TD Canada Trust.

Un peu plus du tiers (35%) des répondants disent même n'avoir «aucune économie en cas d'urgence». Et près du quart (22%) déclarent ne faire «que le paiement minimal sur leurs cartes de crédit» chaque mois.

C’est évident quand tu possèdes les impôts les plus régressifs de l’Amérique du Nord, il en reste très peu pour épargner. Imaginer, cette partie de la population qui va bientôt être à la retraite, on risque d’augmenter sérieusement le seuil de pauvreté.


Statistique Canada : numéro d'enquête 5159.

L'article «Endettement et types de familles au Canada» figure dans le numéro en ligne d'avril 2011 de Tendances sociales canadiennes, no 91 (11-008-X).