NHS will lead to a radical restructuring of the health service

J’avais promis de faire un manifeste pour l’éducation et la santé, j’ai décidé de le faire dans la période estivale, ou je suis beaucoup moins actif sur mon blogue.

Entre temps, voici de l’information qui pourrait être utile à l’ADQ (pour le second congrès) ou
à M. Legault pour instaurer des réformes majeures sur la santé.


Social care funding and the NHS

Social care funding and the NHS. An impending crisis ?,
Richard Humphries, The King’s fund, 24 pages

« Les propositions du gouvernement britannique visant à réformer le "National Health Service" (NHS) ont ravivé l’intérêt dans l’amélioration de la relation entre le gouvernement local, les services sociaux et le NHS afin d’effectuer une planification des ressources qui tienne compte des besoins des personnes plutôt que des frontières organisationnelles.

(...) Ce document examine les tendances récentes dans les dépenses de protection sociale, résume les éléments de preuve au sujet de l’interdépendance de ces ressources avec celles du NHS et identifie quatre domaines d’action pour améliorer les dispositifs existants.

La réforme du NHS que le gouvernement envisage donnera lieu à des changements majeurs dans le leadership local et à de nouvelles modalités d’organisation qui pourrait déstabiliser les accords existants qui ont bien fonctionné dans le passé entre les municipalités et le NHS.En plus des perspectives de fragilisation du financement des services sociaux, il y a un risque que les récentes améliorations seront perdues et que l’accès aux services appropriés, au bon endroit, au bon moment, sera compromis. »


Extrait de : Menaces sur le système de santé britannique, David Belliard , Alternatives Economiques n° 300 - mars 2011

 « Le gouvernement britannique vient d’annoncer une réforme en profondeur du système de santé britannique, le National Health System (NHS), qui fait craindre une grave désorganisation du système de soins, mais aussi, à terme, sa privatisation. »

Le Premier Ministre britannique, David Cameron, et son ministre de la Santé, Andrew Lansley, viennent d'annoncer une ambitieuse réforme du système de santé britannique, le National Health System (NHS). Ils souhaitent transférer 80 % des 100 milliards de livres du budget du NHS à des représentants des médecins généralistes. Ceux-ci seraient réunis au sein d'environ 500 consortiums locaux, dont l'objet serait:

1.      d'acheter des prestations de santé

2.      les médicaments auprès des hôpitaux

3.      ou autres centres, pour le compte de leurs patients.

Les conservateurs espèrent ainsi coller au plus près des besoins sanitaires locaux.

Leur objectif est de réduire de 1,9 milliard de livres par an, dès 2015, les coûts de fonctionnement des administrations régionales qui gèrent aujourd'hui le budget du NHS.

En outre, le gouvernement britannique souhaite introduire plus de concurrence entre les prestataires publics de soins, tout en impliquant davantage les acteurs privés.

Pour cela, les hôpitaux seront transformés en entités indépendantes d'ici à deux ans et deux instances seront créées pour réguler la concurrence, d'une part, et le contrôle qualité, de l'autre. Le gouvernement estime ainsi pouvoir limiter l'augmentation annuelle du budget du NHS et améliorer sa performance d'ensemble.

Le NHS, dont le niveau de satisfaction enregistré auprès des Britanniques s'est fortement amélioré ces dernières années, assure aux patients la gratuité des soins.

Il compte 1,7 million d'employés et gère huit patients par seconde, ce qui en fait l'un des plus gros services publics du monde. Les mesures annoncées par le gouvernement surprennent donc, et font craindre une grave désorganisation du système de soins, mais aussi, à terme, sa privatisation.


Extrait de : NHS reforms: what will happen and why, Denis Campbell, The Guardian, Wednesday 16 March 2011

Andrew Lansley's shakeup of the NHS will lead to a radical restructuring of the health service

Why is the government planning a big shakeup of the NHS in England?

The health secretary, Andrew Lansley, says that while the NHS is world-class in some respects, and employs leading medical figures, it is still not good enough in some key areas of care. "For example, rates of mortality amenable to healthcare, rates of mortality for some respiratory diseases and some cancers, and some measures of stroke, have been among the worst in the developed world.

International evidence also shows the NHS has much further to go on managing care more effectively," says the Department of Health. Doctors have cast doubt on the evidence underpinning some of Lansley's claims about the quality of NHS care, and critics argue that his "modernisation" changes will usher in widespread privatisation of NHS services.

What is the government proposing?

Arguably the most radical restructuring of the NHS since it was created in 1948. England's 150 or so primary care trusts will be wound up in 2013 and their work, commissioning healthcare, will pass to groups of GPs called general practice commissioning consortiums (GPCCs).

Each GPCC, perhaps including scores of existing practices, will have its own budget. The consortiums will have £80bn of NHS funds in all, and agree contracts with hospitals and others. Almost 200 GPCCs have already been set up.

Why are GPs getting this role?

Lansley says GPs know their patients and their local hospitals, so are best-placed to decide on treatments. Family doctors know better than PCT managers, says Lansley, though many trust staff are experts in particular areas of healthcare, such as cancer. That transfer will shed 24,000 PCT jobs.

The Department of Health claims that while the initial cost of removing bureaucracy will be £1.7bn – others say £2bn-£3bn – it will save that amount annually by 2014-15.

What difference will patients notice when the new system starts?

Probably not much at first. Appointments to talk to a GP will not be altered. But GPs may refer patients to a wider range of treatment centres because of the government's policy of letting "any willing provider" – be that NHS, a private group, or the third sector – provide healthcare paid for by NHS funds.

Anything like this been done before?

Yes. Lansley says his switch to GP-led commissioning is a logical extension of two projects: GP fundholding, a Tory government initiative in the early 1990s, and practice-based commissioning, introduced by Tony Blair in 2005. Under the latter, GP surgeries were able to hold budgets, and in co-operation with trusts decided on appropriate care. But the new plan is more radical, and some doctors fear the changes will mean the end of the NHS as we know it, since the service will cease to be a cohesive single entity.

Do GPs want the extra responsibilities?

Doctors have been arguing for years to be given greater control over clinical decisions. But a series of opinion polls have revealed widespread concern that many doctors feel unqualified to deal with, and are uninterested in discharging, the administrative and financial responsibilities that come with being a commissioner. And there are growing fears that their other new responsibilities, such as rationing access to healthcare and helping to decide which hospital units need to close, will threaten their long-established popularity among, and bond of trust with, their patients.


United Kingdom (England). Health system review,
Seán Boyle, European Observatory on Health Systems and Policies, Health Systems in Transition, vol. 13, no. 1, 514 pages

Traduction du résumé :

United Kingdom (England). Health system review

« Les profils HiT sont des rapports offrant une description détaillée d’un système national de santé ainsi que des initiatives politiques en cours.

Les profils HiT examinent différentes approches envers l’organisation, le financement et la prestation des services de santé et le rôle associé des principaux acteurs dans les systèmes de santé.

Il décrit également le cadre institutionnel, la mise en œuvre des politiques de soins de santé et souligne les défis et les zones qui nécessitent une analyse plus approfondie. »


Source initiale :  Transformation du système britannique de santé et services sociaux


Lecture complémentaire :

23/01/11

Une sérieuse réforme de la santé au Royaume-Uni, il sépare le rôle du payeur (État) et les pourvoyeurs de service.En termes d’incitations, l’objectif de ce nouveau rôle de financement du gouvernement central est d’encourager l’échelon local à améliorer l’efficacité du système de santé en lui faisant supporter le poids financier de ses décisions. Il remet l’imputabilité aux groupements régionaux, 2 x vidéos, une en particulière de David Cameron qui est particulièrement intéressant.