Réaction du manifeste de M. Legault sur l’éducation

C’est évident, quand M. Legault parle d’évaluer les professeurs, il y a une forte opposition de la part des syndicats et des professeurs, créant une notion d’imputabilité.

Le même type d’opposition avec les syndicats américains, par contre ils n’ont pas eu le choix de s’y conformer, sous peine de ne plus recevoir de subvention de l’État.

En même temps qu’elles seront les bons critères pour une saine évaluation et objective est une question aussi pertinente que l’évaluation elle-même.

Je vous invite à lire le projet La situation : l’effet Widget, qui tente de répondre à cette question.


M. Legault

Legault -Manisfeste

François Legault présente la plateforme pour l'éducation de la Coalition pour l'avenir du Québec, qu'il dirige avec l'homme d'affaires Charles Sirois.

CSQ et  FCSQ

L'entrevue de François Legault avec Michel Désautels.

·         Évaluations des professeurs.

·         Autonomie des professeurs et des directeurs d’école.

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Geneviève Chacon revient sur les propositions de la coalition de François Legault pour transformer le système d'éducation, et évoque la levée de boucliers qu'elles suscitent au Québec.

CSQ

Chantal Longpré, appuie quant à elle M. Legault « Il n'y a aucune démonstration convaincante que l'évaluation du personnel a pour effet d'améliorer le système éducatif et la réussite des élèves », estime le président de la CSQ, Réjean Parent. Selon lui, ce système a été implanté aux États-Unis, sans succès.

Le chef syndical dit ajoute ne pas comprendre comment les contrats de 3 à 5 ans que la Coalition voudrait offrir au personnel enseignant amélioreront la performance des élèves. Les modalités d'embauche actuelle font l'objet d'un consensus entre les parties, dit la CSQ.

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Chantal Longpré, appuie quant à elle M. Legault,  Réjean Parent, Centrale des syndicats du Québec, et Josée Bouchard, Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ).

Le chef syndical dit ajoute ne pas comprendre comment les contrats de 3 à 5 ans que la Coalition voudrait offrir au personnel enseignant amélioreront la performance des élèves. Les modalités d'embauche actuelle font l'objet d'un consensus entre les parties, dit la CSQ.

Le milieu scolaire est unanime pour dire que le problème le plus criant est l'intégration des élèves handicapés ou en troubles d'apprentissage ou de comportement en classe régulière. La Coalition effleure à peine la problématique. En quoi l'abolition des commissions scolaires, l'évaluation semestrielle des enseignants, le retrait de la sécurité d'emploi, une plus grande autonomie des écoles et le gel des subventions aux écoles privées peuvent-ils améliorer le sort des élèves en difficulté, de leurs parents, des enseignants et des autres enfants de la classe? La démonstration reste à faire.

LA FCSQ

La FCSQ défend également ses membres. Elle soutient que « les commissions scolaires permettent aux parents, au personnel et à la population en général de participer à la prise de décisions par le biais du conseil des commissaires, des comités de parents et des conseils d'établissement. »

Elle ajoute que le commissions « s'assurent d'une distribution équitable des ressources entre les établissements sur leur territoire et l'accès au système public d'éducation à tous les élèves où qu'ils soient et quels que soient leurs besoins ».

« M. Legault veut nous plonger dans un débat de structures et éliminer la possibilité qu'ont les citoyens, et particulièrement les parents, de faire des représentations démocratiques au sein de leurs commissions scolaires », souligne la présidente de la FCSQ, Josée Bouchard.

Mme Bouchard rappelle au passage que les fusions des commissions scolaires en 1998 que les fusions municipales de 2002 n'ont pas permis de réaliser les économies souhaitées.

La FPCQ affirme pour sa part que les petites écoles, notamment dans les milieux ruraux, sortiront perdantes de la réforme proposée. Elle soutient que les parents du Québec « refusent de perdre quelque pouvoir que ce soit » et qu'ils refusent que les enfants hors des grands centres n'aient pas les mêmes chances de réussir que les autres.

Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ)

Legault -Manisfeste - FCSQ

La plateforme de François Legault en matière d'éducation est rejetée en bloc par les syndicats et les comités de parents, rapporte Pierre Duchesne.

La FPCQ affirme pour sa part que les petites écoles, notamment dans les milieux ruraux, sortiront perdantes de la réforme proposée. Elle soutient que les parents du Québec « refusent de perdre quelque pouvoir que ce soit » et qu'ils refusent que les enfants hors des grands centres n'aient pas les mêmes chances de réussir que les autres.

«Notre système n'est pas parfait, mais il est performant. Les propositions de M. Legault nous mèneraient au chaos. (...) Pendant que le chaos va durer, qui va payer la note? Les enfants», dénonce le président de la Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ), François Paquet. Selon lui, rien ne laisse croire que les performances des élèves seraient améliorées avec la «réforme Legault».

«D’après M. Legault la fédération a un problème de représentativité ne représente à notre avis l’opinion de la majorité des parents, qui souhaite qu’on est des écoles plus autonomes, des conseils d’établissements avec plus de pouvoir»

Les collèges et les universités

Les fédérations collégiales et universitaires du Québec ont pour leur part assimilé la proposition de la Coalition à un « un programme d'endettement de la relève québécoise », qui reprend « presque mot pour mot la plateforme du gouvernement Charest ».

La FEUQ et la FECQ disent s'attendre à ce que le Parti québécois « défende fermement sa position de gel des frais de scolarité » lors de son XVIe Congrès nationale, qui s'ouvrira vendredi.

Les politiciens

Le gouvernement Charest rejette en bloc les propositions de François Legault. «Des grands bouleversements et une grande réforme, ce n'est pas le temps en ce moment au Québec. On a surtout besoin d'avoir de l'efficacité et amener les jeunes vers les diplômes et les emplois», a affirmé le ministre de l'Éducation, Line Beauchamp.

Selon elle, François Legault propose «une bataille de structures» et des «luttes de pouvoir» inutiles en voulant «transformer des structures régionales», les commissions scolaires, «en d'autres structures régionales».

La ministre de l'Éducation du Québec, Line Beauchamp, a rejeté en bloc les propositions de la Coalition pour l'avenir du Québec formulées par François Legault et s'est jointe aux nombreux groupes qui ont dénoncé ces propositions.

Elle refuse de se lancer dans une nouvelle réforme de l'éducation qui mènerait à la disparition des commissions scolaires. Elle soutient que les enseignants, pas plus que les parents, ne demandent de tels changements. De plus, elle considère qu'il n'est pas acceptable de mettre fin à la sécurité d'emplois des enseignants.

Enlever la sécurité d'emploi à des Québécois, c'est enlever des droits reconnus depuis longtemps au Québec.

— Line Beauchamp

Un appui

La présidente de la Fédération québécoise des directeurs d'établissements d'enseignement, Chantal Longpré, appuie quant à elle M. Legault. Disant agir en son nom personnel, elle était même assise aux côtés de l'ancien ministre lors de la présentation de la plateforme hier matin. Selon Mme Bouchard, il est inacceptable que Mme Longpré porte ainsi un «double chapeau».

Mme Longpré s'est défendue en disant vouloir «faire avancer le monde de l'éducation». M. Legault a quant à lui rappelé que son groupe est «politique, mais non partisan». La Coalition déposera un plan d'action dès l'automne qui servira à «interpeller les partis politiques». «Si ça ne fonctionne pas, à ce moment la création d'un parti politique n'est pas exclue», a dit M. Legault


Certains blogueurs :

Envoyé par blazzé ,12 avril 2011 à 20 h 15 HAE

Il s'attaque à un gros morceau le monsieur!

Les profs sont déjà parano à l'idée de se faire évaluer, pourquoi ce manque de confiance? Le climat dans les écoles publiques est déjà passablement détérioré. Il faudra inévitablement un gros coup de barre. Il est certain que si les profs se font évaluer, nous assisterons à des règlements de compte au sein du système d'éducation.

Malgré tout, on peut tout de même se questionner sur cette fameuse sécurité d'emploi. Peu de travailleur, ceux qui paient des impôts, peuvent avoir l'avantage de cette "paix" de ne pas avoir à se casser la tête pour leur avenir.

Il est vrai que les profs ont des conditions de travail difficiles, mais de la à dire qu'ils travaillent plus que le autres il y a une limite. Alors que j'étais dans le milieu scolaire, j'entendais certains se plaindre de leur deux journées complètes de travail sur un cycle de neuf jours, alors que les autres journées ils n'avaient qu'à faire deux ou trois périodes par jour (au secondaire bien sûr). Ceci est sans compter, quoique nécessaire, les nombreuses journées pédagogiques, de congés, des fêtes de noël, Paques et la période estivale payé (à même les leur propre salaire par une ponction à la source et répartie durant l'été), peu de gens ont ces avantages. Tout ça pour un bacc? Quand même!

Ce qui fait le plus de tort au système scolaire est la réforme qui nous est imposée depuis dix années et son échec en terme de décrochage, la culture de la rue véhiculée dans ces lieux qui n'ont plus grand chose à voir avec l'"éducation" et le goût du savoir et surtout, la démocratie à outrance et le droits et libertés qui font trembler les directions et les profs, très lourd

L'évaluation servira possiblement à émonder toute cette cohorte de nouveau profs formés à l'enseigne du socio-constructivisme, dont le 1/3 sont diplômés avec des résultats douteux, et son échec avec son objectif de nous faire oublier qui nous sommes afin de mieux accueillir...

De toute façon, viendra le jour que nous le voulions ou non de remettre en cause les projet des années 1960, nous avons stagné trop longtemps et le statu quo ne durera pas éternellement. On ne cesse de se dire que nous sommes riches, mais c'est la panique lorsque l'essence augmente de 0.10 cents, tout le monde en ligne pour sauver 10$ au plein, pour le bien commun, pas de problème!

Éliminer des structures représentatives qui ne veulent plus rien dire en ce qui concerne ce terme ne serait pas une mauvaise chose


Envoyé par Donovan, 12 avril 2011 à 19 h 31 HAE

M. François Legault, je vous remercie sincèrement d'attirer l'attention des médias sur un sujet aussi délicat que l'éducation au Québec. L'éducation et la culture au Québec nous concernent depuis toujours.

Je serai bref. J'ai choisi l'enseignement au primaire par choix. J'ai reçu plusieurs étiquettes et pour ne nommer que celles-là, je nommerai: raccrocheur et cégépien, universitaire et bachelier, spécialiste et titulaire, enseignant et délégué syndical, pigiste et tuteur.

La politique ne m'intéresse pas si ce n'est par tradition. La démocratie par contre, réussit là où la dictature échoue.

1.      Les écoles doivent gérer leur propre budget en "maintenance et entretien". Les employés du Ministère de l'Éducation (commissions, agences, directions, etc) doivent se consacrer à budgeter l'enseignement et cesser de gérer les balais, les photocopieurs, les craies à tableaux, les déneigements et les bardeaux. Le Ministère accompagne chaque responsable de l'entretien de chaque école pour qu'il incorpore son entreprise d'entretien.

2.      Comparez le ratio: fonctionnaire de l'Éducation / contribuable entre les provinces et voyez par vous-mêmes l'étendue des écarts entre le Québec et l'Ontario et réduire notre 'fonction publique'.

3.      Mesurez le rendement: dollar investi vs dollar reçu dans la classe pour chaque catégorie d'élèves et répartir les ressources équitablement au prorata.

4.      Adaptez les cotes R;

5.      Uniformisez l'évaluation des connaissances au primaire;

6.      Au secondaire, mettez en place des diplômes reconnus par l'industrie: parcours individualisés entre la 5e année du primaire et la 3e du secondaire qui mènent au marché du travail;

Mesures concrètes = votes


Envoyé par Mon.Grain.De.Zèle , 12 avril 2011 à 17 h 43 HAE

Tout en espérant que la fin du droit de sécurité d'emploi par les commissions scolaires; ne créeront pas si appliqué, un réseau de roulement plus qu'il est.

Dans la meilleure des chances, si cela peut permettre à plusieurs bons jeunes professeurs d'enseigner dans leur matière, cela serait bénéfique à moyen-long terme.

Mais véritablement, avec le vieillissement de la population, je crois que c,est une bonne opportunité qu'ils puissent augmenter leurs salaires, qui je le mentionne, sont plus bas vis à vis le ROC, les USA, et plusieurs pays d'Europe.

Et pour ajouter, si le projet de réforme de monsieur Legault passe et le travail de professeur devient une libre-entreprise publique, nous devons tout de même garder des contrôles stricts et sévères lié non seulement au talent, mais aussi aux critères de réussite de groupes.

En ce sens les moyennes de réussite d'examen pratique qui précède les examens du ministère, à mon avis, resteront le standard d'évaluation des professeurs.

Cependant, le contrôle de compétence peut se faire par tutorat entres les professeurs, au lieu de simplement laisser cela la lourdeur des commissions scolaires!


Envoyé par Constantinople, 12 avril 2011 à 17 h 36 HAE

Qui dit d'evaluer le publique avec le prive? Y en qui font vraiement tout pour couper les cheveux en quatre!

C'est pourtant simple, tu as 5 classes de 3e annee, 1 classe qui echoue annee apres annee, est-ce que c'est du a un probleme de circulation d'oxygene dans la classe, ou bien a l'enseignant?

L'evaluation existe dans tous les organisations. Aucunes raison que ce soit different dans l'enseignement.

Envoyé par tashunka47, 12 avril 2011 à 17 h 17 HAE

Ceux qui disent qu'il y a eu trop souvent des profs incompétents dans les écoles, il faut dire que les directions qui devaient les encadrer, les évaluer et les rapporter sont demeurées muettes pour ne pas créer de trouble.

Quand on a des directions d'école ou de commission scolaire qui n'ont pas de perspective, de cran et n'osent pas appliquer la convention collective de peur des syndicats, on se demande comment Monsieur Legault changera les choses?

De plus, de ces temps-ci, des profs ça ne pleut pas. Alors, allez les écoeurer davantage en surplus des changements que votre gouvernement du temps et les autres leur ont imposés et vous verrez que vos candidats à l'enseignement seront ces sans diplômes qui iront faire de la garderie(excusez le terme...) au lieu d'enseigner, d'élever et d'ouvrir les esprits.

Vos réformettes et solutions magiques, Monsieur Legault, relèvent du rêve de ceux qui n'ont pas mis les pieds dans une classe depuis belle lurette. Venez voir comment vos gouvernements ont raté l'intégration des élèves en difficulté, ceux qui ont des troubles de comportement en enlevant presque toutes les structures d'aide en othopédagogie. Vos erreurs du passé, zélotement mises en place par votre haute fonction publique, sont à l'origine de la plupart de maux de nos écoles.

Enfin, je n'entends rien de votre part concernant l'implication des parents auprès de leurs enfants et d'une revalorisation de l'éducation au Québec. Nos politiciens se régalent des belles réussites des écoles privées, mais refusent de reconnaître que ces dernières fonctionnent en marge du système éducatif québécois et peuvent se permettre toutes sortes de dérogations, d'exclusions et modulation des programmes sous prétexte qu'elles sont privées. Les écoles publiques, elles, doivent ouvrir toutes grandes les portes de l'entrée et de la sortie, car votre seul but est d'être satisfait du taux de réussites de élèves, que ces taux soient vrais ou faux ou arrangés


Envoyé par P. Lagasse ,12 avril 2011 à 16 h 53 HAE

"On a tous eu des profs qui était incompétent."

A remarquez que certaines écoles semblent affliger d'un grand nombre d'incompétents alors que d'autres n'en ont pas.

Simple hasard statistique ?

Ou plutôt que la qualité de la direction ait son rôle à jouer ? Quand la direction est ouverte envers ses profs, appuie leurs démarches et crée véritablement une équipe, on ne trouve que des profs compétents.

Quand la direction fait de la "gestion", ne veut pas entendre parler des problèmes des profs, distribuent les tâches et les horaires sans tenir compte, et des élèves, et des profs, c'est curieux: le nombre "d'incompétents" augmentent.

Se pourrait-il alors que les plus motivés (souvent les plus compétents) s'écoeurent et partent. Ou s'ils ne peuvent se le permettre (il faut bien nourrir et loger sa famille), finissent par "partir" mentalement, se contentant de "puncher" comme on dit. "La direction veut que tout le monde passe, que les parents ne se plaignent pas ? Ben alors, c'est ce que je vais leur donner. Écoeuré de me battre pour donner un bon cours, ça ne m'apporte que des problèmes"

Le même phénomène est visible dans certaines grosses entreprises. Certaines fonctionnent très bien avec une atmosphère de travail stimulante. D'autres semblent meublées par des zombis qui se contentent de faire ce qu'on leur demande, même en sachant les problèmes que cela va causer plus tard (programmes mal structurés, pleins de "bogues", etc.). Ces employés, dont certains sont compétents ou l'ont été, ont perdu toute motivation, parce que les batailles livrées jadis pour faire du bon travail ne leur a apporté que des ennuis sans rien changer dans les façons de faire.

Alors croire "qu'évaluer" ces employés, qu'ils soient programmeurs ou enseignants, syndiqués ou non, va brusquement changer les choses relève du délire managérial. Mettez les "incompétents" (et démotivés) à la porte, engagez de nouveaux motivés, vous allez simplement les briser (à moins qu'ils partent avant) et rien ne sera régler.

C'est d'ailleurs ce qui se passe quand, soudainement les gestionnaires se rendent compte que "quelque chose ne va pas": ils engagent des consultants, lancent une "réforme" des manières de faire (les "procédures"), sortent des formulaires d'évaluation, des grilles de salaire "au rendement", mais refusent d'imaginer des changements de leur côté (se croyant "ouverts"). Et rien ne change vraiment.

Surtout si vous confier l'évaluation à ceux qui font partie du problème.


Envoyé par P. Lagasse , 12 avril 2011 à 16 h 35 HAE

"Augmenter le salaire sonne alléchant, mais quand les élèves deviennent de plus en plus nombreux, plus d'argent ne vaut pas grand chose. "

Surtout quand on sait que certains enseignants préfèrent prendre une retraite anticipée, sachant que leur pension va gravement être amputée, parce qu'ils ne se sentant plus capables d'attendre 2 ou 3 ans, voire même un an.

Et pas seulement à cause du nombre d'élèves, mais aussi de la forte proportion d'élèves en difficultés (autisme, troubles d'apprentissages, troubles comportementaux, etc.) qu'ils doivent gérer sans avoir de ressources, de la tâche administrative croissante (de plus en plus de paperasse), du manque d'appui souvent fréquent de la direction (qui elle veut que les problèmes soient "gérés" en classe, bref qu'on la laisse tranquille et que les parents ne se plaignent pas), etc.

Dans cette situation, les profs se brûlent, les élèves en difficultés sont malheureux puisque plongés sans soutien dans un milieu dans lequel ils ne peuvent progresser et les autres élèves aussi puisque le niveau de bruit est élevé, l'atmosphère désagréable et que leur instruction est compromise.

Peut-être que les gestionnaires arrivent à se débrouiller, mais j'imagine que les plus lucides d'entre eux se doutent que ça ne va pas bien.

C'est là que devrait porter la "réforme", sur les problèmes les plus graves, au lieu de se contenter d'être une solution de gestionnaire (salaire, "réformes" des structures administratives, évaluation du personnel, etc.).

J'aime beaucoup cette citation, que la proposition Legault me rappelle irrésistiblement:

"Mais l'éthos managérial a épousé l'idée que les problèmes ne se résolvent pas, mais qu'ils se gèrent." (John Saul)


Envoyé par Olivier Ménard, 12 avril 2011 à 14 h 45 HAE

Je suis d'accord, en tant qu'enseignant, d'être évalué sur la base de la réussite de mes élèves. Aucun problème ! Je n'aurai qu'à m'arranger pour faire réussir le plus d'élèves possible pour éviter d'être congédié, peu importe s'ils auront appris quelque chose ou non, peu importe s'ils auront remis leurs devoirs ou non, l'important, c'est la réussite, n'est-ce pas ?

Vous trouvez cette manière d'agir scandaleuse ? Moi aussi. Mais c'est vers ça que le système tend déjà : le nivellement par le bas. Il y aura bel et bien 85% d'élèves diplômés, mais qui n'auront absolument rien foutu de toutes leurs études.

Je ne veux pas d'augmentation de salaire. Je veux simplement moins d'étudiants par classe pour pouvoir faire mon travail comme il faut - de façon compétente. Comme ça, je serai aussi plus motivé. C'est pas l'argent qui me motive : c'est la qualité de mon travail.

Bientôt, on va coter les taux de réussite en bourse


Envoyé par Nossfu, 12 avril 2011 à 14 h 32 HAE

Je suis d'accord avec la majorité des éléments avancés. Il est normal que les commissions scolaires protestent puisqu'elles seraient supprimées. Mais je suis contre donner plus de pouvoir aux parents. J'ai longtemps travailler dans le milieu de l'éducation et lorsqu'il arrive des incidents entre parents et enfants, les parents ont trop souvent tendance à croire leurs enfants (ce qui est normal) au détriment de la vérité sur les actes qui se sont dérouler, donc ils ne sont pas assez objectif pour trancher dans un conflit.

Je suis également contre l'évaluation des enseignants basée sur le rendement académique de leur classe. C'est totalement ridicule de penser qu'un prof qui obtient un rendement moindre qu'un collègue n'offre pas autant d'effort. Il y a trop d'éléments extérieurs aux compétences du professeur pour le lui attribuer.

Par contre, je suis pour qu'on laisse aux directeurs le choix de leur professeurs et que ceux-ci soient engagés avec des contrats de 3 ou 5 ans. Ceci éviterait de garder des professeurs trop incompétents et offrirait une stabilité à un professeur qui vient à peine de terminer ses études.

Bref, de bonnes intentions, mais il manque beaucoup de vision dans cette réforme que propose Legault


Différentes sources :

1.      Les propositions de François Legault sont largement rejetées

2.      François Legault veut modifier le système d'éducation

3.      François Legault recalé