3.2 J’ai perdu mon emploi, mes indemnités fondent

Cahier spécial : Croissances et inégalités dues à la mondialisation

Le chômage

La première cause de pauvreté est bien sûr le chômage. Entre 1976 et 1986, le chômage a progressé de façon continue, ce taux de chômage, après avoir baissé à 7,5 % fin 2007, tourne désormais, depuis la crise, autour de 10 %.

Le lien entre pauvreté et chômage relève de l’évidence. Par ailleurs, leur niveau de vie tombe à la moitié du seuil de pauvreté lorsqu’ils arrivent en fin de droits. Car, pour ne rien arranger, la progression du chômage s’est doublée d’une réduction progressive du dispositif d’indemnisation. Réduction du taux d’indemnisation, allongement des durées de cotisations requises pour en bénéficier, diminution de l’allocation versée aux demandeurs d’emploi en fins de droits, ont abouti à accentuer considérablement l’impact de la perte d’emploi sur le niveau de vie de ceux qui en sont victimes.

Bref, depuis vingt ans, il ne fait pas bon perdre son emploi en France : non seulement, il n’existe aucune certitude d’en retrouver un, mais, de plus, les revenus de remplacement sont versés de plus en plus chichement. »

Un redoutable piège

Douloureuse en soi, la baisse imprévue de revenus entraînée par la perte d’un emploi a des effets dévastateurs lorsqu’il n’est plus possible de faire face aux charges fixes, même en compriment drastiquement les autres dépenses, le ménage se trouve en état de faillite, avec tout ce que cela signifie de détresse et d’humiliation. Le noyau central de ces charges fixe est le plus souvent constitué par des loyers élevés, comme nous l’avons vu, en raison du coût des logements en particulier pour des familles nom­breuses. Il est aussi constitué par des remboursements élevés, parce que le ménage a beaucoup emprunté, notamment aussi pour obtenir des prêts immobiliers…

Lorsqu’il se poursuit au-delà de la période d’indemnisation, le chômage constitue donc, avec l’incompressibilité des charges contraintes, un redoutable piège dont il est difficile de sortir. Or, la crise économique actuelle risque d’y précipiter un plus grand nombre de nos compatriotes : en dix-huit mois (de mi-2008 à fin 2009), le nombre de chômeur a augmenté de 800 000 personnes…

Le taux de chômage dans le monde un niveau record

 

Le taux de chômage dans le monde s'est établi à 6,2% en 2010, un niveau record. Le Bureau international du travail est pessimiste pour 2011.

 

Le chômage mondial est resté à un niveau record en 2010 avec 205 millions de personnes touchées dans le monde et devrait rester très élevé cette année, en particulier dans les économies riches, a estimé lundi le Bureau international du travail.

 

2011 sera très probablement la troisième année consécutive avec un chômage mondial supérieur à 200 millions de personnes", le nombre de personnes sans-emploi devrait s'élever à 203,3 millions, soit un taux de 6,1% en 2011.

 

Les pays industrialisés devraient porter le plus lourd fardeau, ayant déjà contribué à plus de la moitié de la hausse du chômage mondial entre 2007 et 2010 alors qu'ils ne comptent que pour 15% de la main-d'oeuvre de la planète.

 

L'oganisation, met en garde contre plusieurs indicateurs qui pourraient peser non seulement sur la reprise mais aussi sur le climat social à venir. Le problème numéro un, selon elle, reste le chômage des jeunes, déjà à l'origine d'émeutes cette année en Grèce ou plus récemment en Tunisie.

 

En outre, un nombre croissant d'entre eux sont découragés et abandonnent leurs recherches, disparaissant des statistiques.

 

Dans 56 pays pour lesquels les données existent, l'organisation a ainsi constaté un déficit d'1,7 million de jeunes sur le marché du travail, en un an.

 

Le chômage des jeunes constitue une priorité mondiale

 

La faible reprise en matière de travail durable ne fait que renforcer l'incapacité persistante de l'économie mondiale à garantir un avenir pour tous ces jeunes.

 

Cela mine la cohésion sociale et familiale ainsi que la crédibilité des politiques mises en oeuvre

 

Le BIT s'alarme en outre d'une baisse de la qualité des emplois disponibles, avec une forte augmentation du travail partiel, des emplois précaires ou encore des "travailleurs pauvres".

 

Source : Le chômage dans le monde restera élevé en 2011, Avril 2011


Table des matières

Pouvoir d'achat et conditions de vie dans la mondialisation

1. UNE CLASSE MOYENNE TIRÉ VERS LE BAS        

1.1 J’ai un pouvoir d’achat qui stagne et même un niveau de vie qui régresse

1.2 J’ai de plus en plus de dépenses contraintes

1.3 Je travaille plus car nous faisons la semaine de… 70 heures !

1.4 Je dépends d’un travail subventionné

1.5 Je suis stressé et dans une situation précaire

1.6 Vivre à crédit sur les générations à venir, est-ce un avenir ?

2. LES PSEUDO-GAGNANTS

2.1 J’ai cru à tort faire partie du « club des winners »

2.2 J’ai gagné comme consommateur… mais tout perdu comme producteur !

2.3 Je suis un cadre en pleine crise de sens            

2.4 Je suis un cadre ou un patron au bord de la crise de nerf

2.5 Je suis un père inquiet pour l’avenir et celui de mes enfants

2.6 Je profite à fond du système… mais jusqu’à quand ?

3. LES VRAIS PERDANTS

3.1 Je suis jeune et je ne peux pas faire de projet d’avenir

3.2 J’ai perdu mon emploi, mes indemnités fondent

3.3 Je suis un travailleur pauvre abonné aux emplois précaires

3.4 Je vis dans une famille nombreuse mais pauvre               

3.5 Je suis seul et je dois élever un ou des enfants

3.6 Pauvre, est-ce notre avenir ?

Le document original des auteurs (PDF) : Pouvoir d’achat et conditions de vie dans la mondialisation

Le document de Québec Droite (PDF) : Croissances et inégalités dues à la mondialisation