ADQ - RENFORCER L’ÉTHIQUE ENVERS LES FUTURS RETRAITÉS, Table régionale – Proposition 2

Commentaire à la fin de la proposition


PROPOSITION 2 : RENFORCER L’ÉTHIQUE ENVERS LES FUTURS RETRAITÉS

Table régionale des Laurentides

Contexte

La Régie des rentes du Québec a été instituée en 1965. Depuis 1996, on observe des lacunes importantes du régime des rentes. Tout d’abord, le financement actuel n’est pas équitable envers les futurs cotisants. De 1966 à 1986, le taux de cotisation au Régime de rentes du Québec est demeuré à 3,6 %. À compter de 1987, le taux a augmenté de 0,2 % par année pour atteindre 5,6 % en 1996. La Loi sur le régime de rentes du Québec ne prévoit pas le taux de cotisation pour les années subséquentes. Selon la dernière analyse actuarielle du Régime de rentes du Québec (au 31 décembre 1994), le taux de cotisation doit être augmenté graduellement pour maintenir les avantages actuels du Régime. Il passerait de 5,6 % en 1996 à 13,0 % en 2023.

Différentes études indiquent qu’avec les taux de cotisation et de prestation actuels, la RRQ sera vide en 2037. C’est un grave manque d’éthique que de forcer de futurs retraités à cotiser à un régime alors que le gouvernement ne peut plus garantir qu’ils recevront une rente une fois à la retraite.

Enjeux

Les bénéficiaires actuels de la RRQ croient que leur rente est un juste retour de leurs contributions. Alors que ce n'est absolument pas le cas. C'est une ponction sur les contributions des travailleurs actuels. À titre d'exemple, un retraité qui a contribué le nombre minimal d'années (10 ans), soit moins de 5 000 $, peut avoir reçu à ce jour plus de 100 000 $.

Il faut dans un premier temps que le gouvernement (RRQ) produise un relevé annuel de la valeur actualisée de nos contributions. Puisque tout cet argent est placé à la Caisse de dépôt et que nous connaissons bien les rendements annuels de la caisse, un simple calcul nous donnerait la valeur actualisée de notre fonds à une date donnée. Pour ceux qui sont déjà retraités, le relevé montrerait le solde de la valeur actualisée moins les prestations versées. Pour beaucoup de rentiers, comme mon père, le solde serait négatif. Le bénéficiaire comprendrait alors que cette rente n'est pas un retour de ses placements, mais bien une prestation d'aide sociale.

Proposition

Un gouvernement de l’Action démocratique du Québec révisera les contributions à la RRQ afin qu’elles soient acquises au nom de chaque contribuable, qu'un relevé annuel soit produit

montrant la valeur actualisée et le rendement du fonds de chacun. La rente sera prélevée du fond de chacun comme tout autre régime enregistré d'épargne retraite. Le contribuable pourra déposer ses contributions ailleurs qu'à la Caisse de dépôt et placement du Québec s'il croit qu'il peut avoir un meilleur rendement dans une autre institution.


Je comprends et je sympathise sur la problématique, Q.D.

Québec - Budget 2011- RRQ - Impact -1

Qu’arrive-t-il quand la moitié des baby-boomers du secteur privé va être sous le seuil pauvreté, car ils n’auront pas assez cumulé pour leur retraite, et ont travaillé toutes leurs vies, pour recevoir un pauvre 960 $ par mois de RRQ, tu vas les convertir en chèque de BS.

Je sais que vous voulez vous approcher du modèle Chilien (2), tout à fait justifiable, mais malheureusement c’est trop peu et trop tard, on aurait dû prendre cette décision, il y a au moins 10 à 15 ans.

Nos politiciens le savaient que le système est insolvable, mais comme d’habitude, préférant satisfaire leur petite carrière, ils ont pelleté les problèmes à plus tard, et laisser aux futurs politiciens les conflits sociaux qui sont inéluctables.

Ce n’est pas en augmentant constamment les hausses de cotisations qu’on résout le problème surtout pour justifier l’irresponsabilité et l’immoralité de nos dirigeants, de plus, il ne faut pas oublier que la moitié est payé par l’employeur, déjà on a un sérieux problème de compétitivité dû à une masse salariale trop élevée par rapport au Canada, autant leur faire hara-kiri si on augmente encore les coûts de la masse salariale.

Le RRQ est encore un modèle Ponzi, de plus en plus de prestataires et de moins en moins de cotisants, le même phénomène se produit avec le système des retraites du secteur public.

Lisez ce carnet : Pensions : Falling short, ce problème n’est pas unique au Québec, c’est l’ensemble des régimes de prestations déterminées qui sont insolvables (en vous garantissant une prestation fixe).

Voici une piste que je propose, tel que mentionné dans le carnet ADQ - REVOIR LA GESTION DES CAISSES DE RETRAITES DU SECTEUR PUBLIC, Proposition 6

Imposer une taxe de solidarité intergénérationnelle, comme certains pays d’Europe l’ont fait, c’est une taxe sur les retraites dorées des employés du secteur public, le but est de réduire l’iniquité de distribution de richesse entre le secteur public et privé et intergénérationnel.

Et cette taxe serait transférer directement au RRQ, réduisant les hausses des cotisations, d’autant plus le RRQ est plus équitable, car il représente l’ensemble des travailleurs.

J’avoue, qu’il n’y a pas de solution facile !