Travailler plus pour sauver l'euro

La réponse du blogueur est certainement plus pertinente que les politiciens oligarchiques qui tentent de maintenir l’Euro pour satisfaire les financiers et les gros industriels.


Extrait de :  Les vacances de Madame Merkel, Jacques Garello, IREF, le 26 May 2011

La presse française s’est émue des propos de la chancelière, qui soulignent le contraste entre les européens qui travaillent et prennent peu de vacances et ceux du « Club Med ».

La cigale vie au dépend de la fourmi, mais la « prêteuse » renvoie la chanteuse à ses devoirs. La Nouvelle lettre du 21 mai 2011 (www.libres.org) explique la sévérité d’Angela Merkel.

Certains européens travaillent moins et prennent davantage de vacances. Ils sont au Sud, et Angela Merkel ne les a pas épargnés. La crise de l’euro l’amène en effet à douter de la survie d’un système monétaire où les uns travaillent et s’imposent des sacrifices, tandis que les autres se la coulent douce. Le comportement des Grecs irrite singulièrement la Chancelière, et elle a quelque droit à exprimer cette irritation puisque c’est l’Allemagne qui est le pays principal contributeur du Fonds Européen de Stabilité.

Certains chiffres (bien illustrés par exemple dans les Echos de jeudi 19 mai) sont éloquents.

1)      Age de la Retraite : Allemagne 67 ans, la plupart des autres pays (y compris USA et Japon) 65 ans, France 62 ans

2)      Congés annuels : Etats-Unis (13/15 jours), Allemagne, Italie et Japon 20 jours, Espagne et Portugal 22 jours, France et Grèce 25 jours.

« Nous ne pouvons pas avoir une monnaie commune et certains avoir beaucoup de vacances et d’autres très peu. Nous ne pouvons pas seulement être solidaires et dire que ces pays peuvent continuer comme si de rien n’était. Oui, l’Allemagne aide. Mais elle n’aide que si les autres font aussi des efforts palpables ». On ne saurait être plus clair.

Sans doute ces paroles sont inspirées par la grogne et la lassitude d’une grande partie de la population germanique, qui reproche à Angela Merkel de s’être laissée convaincre d’aider la Grèce, puis l’Irlande puis maintenant le Portugal. Mais elles soulignent aussi la fragilité voire l’incongruité de la monnaie européenne, que nous avons ici dénoncée dès avant Maastricht.

L’euro souffre des mêmes maux que l’Ecu, et avant l’Ecu le serpent monétaire : on ne peut imaginer un « collage monétaire » entre des pays dont les politiques budgétaires et économiques sont différents. Avec l’euro, le collage est devenu fusion, mais le problème n’a pas été réglé pour autant. Mieux encore : il s’est aggravé, car la coexistence de diverses monnaies nationales en Europe créait une concurrence qui pénalisait les devises dévaluées, de sorte que le marché des changes donnait l’alerte aux banques centrales. Dans les années 1980, c’est alternativement le Deutschemark, puis le Franc (avec Raymond Barre) qui a été la monnaie forte. Rien de tel aujourd’hui. Il faudrait : ou bien qu’il y ait une Europe centralisée éliminant toute souveraineté nationale (ce dont les libéraux ne veulent pas puisqu’un Etat gigantesque est pire qu’un petit Etat, ou bien que les divers pays membres de l’Euroland s’alignent sur une politique à peu près semblable, évitant dettes et déficits publics. C’est ce qu’avait prévu le pacte de stabilisation (Amsterdam et Lisbonne). Mais c’est à quoi se refusent les membres du Club Med.


Extrait de : Zone euro: Berlin souhaiterait généraliser la retraite à 67 ans, Patrick Saint-Paul, le Figaro.fr, 18/01/2011

Le gouvernement allemand négocie le renforcement du fonds de sauvetage de l'euro avec le Bundestag.

Travailler plus pour sauver l'euro

«Travailler plus pour sauver l'euro.» Angela Merkel pourrait faire sienne cette devise. La chancelière a attaqué l'année avec une mauvaise nouvelle pour les députés de sa majorité : la crise des dettes dans les pays de la zone euro risque de coûter encore plus cher que prévu et l'Allemagne va devoir remettre la main à la poche pour augmenter la capacité du fonds de secours européen (FESF).

Mais elle a trouvé une idée pour calmer la mauvaise humeur de ses troupes : obtenir en échange que tous les pays de l'eurozone acceptent de repousser l'âge de la retraite à 67 ans. La frustration monte dans les rangs de la majorité conservatrice-libérale de Merkel, alors que se profile une augmentation des garanties allemandes pour le FESF, qui devra être approuvée par le Bundestag.

«Il est impensable que nous payions tout alors que les pays à problèmes continuent comme avant», s'emporte un député, cité par le Financial Times Deutschland.

Face aux responsables de la majorité parlementaire, le patron du groupe CDU du Bundestag, Volker Kauder, a lancé lundi soir un ballon d'essai au nom de la chancelière, rapporte le quotidien. «Nous voulons imposer des standards communs pour toute l'Europe», a-t-il ainsi affirmé en citant l'exemple du frein à la dette, puis celui de la retraite à 67 ans, adoptés par l'Allemagne.

Stimuler la compétitivité

Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, s'est déclaré disposé à porter la capacité de prêt effective du fonds - qui, dans la réalité, ne peut prêter que 250 milliards d'euros, le reste devant être conservé comme garanties - à 440 milliards d'euros. Mais Schäuble s'oppose à un élargissement du fonds et se montre très réticent à une augmentation des garanties.

Le ministre allemand des Finances commence à poser ses conditions. «Nous voulons proposer un paquet complet de mesures», a-t-il dit, indiquant qu'un renforcement des capacités de prêt du Fonds ne pourrait être décidé sans contrepartie. «Une des leçons à tirer de l'année dernière est que nous devons rendre plus efficace le pacte de stabilité» qui encadre les politiques budgétaires dans l'UE, a-t-il affirmé hier à son arrivée à une réunion avec ses homologues de l'UE à Bruxelles. «Par ailleurs, la coordination économique doit être améliorée afin de stimuler la compétitivité dans tous les pays», a-t-il dit, souhaitant des décisions d'ici au sommet de mars. Berlin se fait ainsi l'écho d'une frustration de plus en plus présente outre-Rhin : après dix ans de réformes et de sacrifices, la reprise de l'économie allemande risque d'être tirée vers le bas par ses voisins européens qui n'ont pas consenti les mêmes efforts.


Blogueurs :

Thierry FOURGEAUD - 27/05/2011

RÉFLEXIONS SUR L'EUROPE

L'Europe a été créée en dépit du bon sens...! Tout comme l'euro...!

Cette monnaie ne connaîtrait pas les problèmes actuels si une analyse objective avait été réalisée en amont, lors de la création de l'Europe, savoir:

1.      Aucun état membre ne peut afficher un déficit budgétaire; à défaut, L'EUROPE NE POURRA VOIR LE JOUR.

2.      Il aurait fallu "inscrire dans le marbre" cette obligation fondamentale.

Du fait de ladite obligation, chaque état devait comprendre que seules une  gestion rigoureuse et la concurrence fiscale devaient s'imposer; à chaque état de prélever une part - la plus basse possible - sur leur secteur privé, afin de rester compétitif vis à vis de ses concurrents; les règles sociales suivent naturellement.

Au lieu de mettre en place, préalablement à toute avancée, ces principes, qui auraient permis d'éviter la crise actuelle de l'euro, nos technocrates et hommes politiques ont conçu une usine à gaz "fédéraliste" où il s'est avéré possible de faire n'importe quoi, le tout dans le cadre de structures collectivistes dignes de l'ex-URSS ..!

Ces "génis" ont oublié la barrière des LANGUES, ce qui nous interdisait déjà, à l'évidence, d'imiter les Américains..!

Les conséquences:

·         Presque tous les états membres ont emprunté en euro au maximum; la règle consistait à vivre au dessus de ses moyens...! sans que personne ne s'en inquiète...???!

Nous avons vu le résultat; tous les états faisant partie de l'Europe et utilisant l'euro sont, à l'exception de l'Allemagne, en faillite, compte tenu de leur gestion catastrophique des finances publiques.

Concernant l'Allemagne, il faut être prudent car des prêts bancaires très importants ont été consentis à certains autres pays Européens.

Comment ces pays pourront-ils rembourser....???

La situation actuelle globale ne peut, à mon sens, être redressée car le mal est trop profond et les décisions absurdes qui sont en train d'être décidées, vont AGGRAVER le phénomène.

Aucune mesure de soutien, tous les plans envisagés discutés actuellement par la BCE (fonds de stabilisation en tout genre) sont voués à l'échec car ils reposent sur une fuite en avant des dépenses basées sur la création d'ARGENT VIRTUEL qui n'existe pas...! pourquoi imiter la FED....???

Une dévaluation de l'euro en l'état, ne semble pas possible puisqu'elle s'appliquerait à chaque Pays, sans tenir compte des vertueux et des autres....!

Dès lors, il resterait à organiser au plus vite la sortie de l'euro pour la totalité des états concernés.

Les conséquences:

1)      Chaque état devra reprendre sa monnaie d'origine, négociera avec ses créanciers, et dévaluera celle-ci massivement, en fonction de l'importance de ses déficits et de sa mauvaise gestion et sera tenu d'imposer au minimum à ses banques des règles strictes qui restent à inventer d'urgence.

2)      Chaque Pays qui aura retrouvé sa liberté d'action se trouvera en concurrence directe avec les autres... état de fait sain sur le fond même si le niveau de vie de nombreuses populations sera, au départ, en chute libre..! (il faut bien réparer un jour et payer les erreurs de nos irresponsables).

3)      Celui qui gérera le mieux ses finances publiques retrouvera peu à peu la croissance en développant, grâce à son SECTEUR PRIVÉ, ses exportations(recherche, créativité, etc...)

4)      Le secteur privé retrouvera sa liberté de manœuvre - UNIQUEMENT si les prélèvements obligatoires sont limités à 30 % de la richesse créée et cela DE MANIÈRE DÉFINITIVE- et pourra à nouveau investir en fonction de la confiance retrouvée.

5)      La création de valeurs tangibles permettra de retrouver la croissance, seul critère à considérer pour le bien être et le niveau de vie des populations.

6)      Le développement des échanges commerciaux entre les différents pays du monde pourra fonctionner à nouveau, dès l'instant où le secteur privé ne sera plus entravé par des réglementations INUTILES, IMBÉCILES et PARALYSANTES.

A chaque Pays de démontrer qu'il peut être le meilleur ou le plus mauvais...!? seule une économie de marché libre, non entravée, peut mettre fin à tous les errements du passé et aux faillites....!

Nos gouvernants étant ce qu'ils sont ....! de nombreux référendums seront éminemment souhaitables pour les aider.... à éviter de recommencer les grosses bêtises.. à condition que les résultats soient pris en compte, ce qui n'a pas été le cas concernant l'Europe récemment .....!?? ( l'on ne peut durablement se moquer des peuples...!)

Enfin, les dirigeants de l'Europe ne sont pas obligés de copier les mêmes "crétineries" mises en place par M. BERNANCKE, Président de la FED, qui est en train d'emmener tranquillement le monde entier vers l'abîme...! en faisant "tourner au maximum" la planche à billets....!

Le lundi 27 décembre 2010.

Thierry FOURGEAUD

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