Conclusion - (Libre-échange (5))

Cahier spécial : Conclusion (Libre-échange (5))


CONCLUSION :

UN PREMIER PAS VERS UNE MEILLEURE DIVERSIFICATION DE L’ÉCONOMIE CANADIENNE

·         De façon générale, nous pouvons conclure qu’un éventuel accord économique et commercial entre le Canada et l’UE serait bénéfique pour les deux zones. Cela favoriserait une meilleure diversification géographique du commerce international canadien, si bien que le Canada serait moins vulnérable aux soubresauts du marché américain.

·         De plus, l’appréciation du huard relativement à l’euro et à la livre britannique a été moins importante que par rapport au dollar américain. L’écart de compétitivité entre les entreprises canadiennes et européennes est donc moins défavorable que l’écart entre les entreprises canadiennes et celles situées au sud de la frontière, ce qui facilitera les échanges vers l’UE.

Exact, le risque que le dollar américain soit encore dévalué est élevé. À cause de leur dette publique monstre, il y a de grandes chances que le gouvernement américain va imprimer de nouveau de la monnaie pour acheter ses propres bonds, ce qui dévaluera leur monnaie et réduira notre propre compétitivité.

·         Il y a cependant un risque d’une plus grande spécialisation sectorielle de l’économie canadienne, en particulier au sein des ressources naturelles. Cela pourrait accroître la fragilité du Canada au mal hollandais, un syndrome qui relie l’exploitation de ressources naturelles à une vive appréciation de la devise et à un déclin de l’industrie manufacturière.

Il a tout à fait raison, si le ministre Harper favorise les ressources naturelles au détriment du secteur manufacturier, tu risques d’avoir une économie fragile, ne pas oublier, que ton secteur manufacturier est la colonne vertébrale de ton économie.

·         Il est donc évident qu’un accord avec l’UE nécessitera des ajustements au sein de l’économie canadienne, que ce soit sur le plan de la production, de l’emploi ou des investissements.

Dans ce contexte, certains secteurs seraient avantagés alors que d’autres seraient désavantagés. Des mesures gouvernementales transitoires pourraient être mises de l’avant afin de minimiser les effets néfastes sur les entreprises, les consommateurs et les travailleurs.

Très peu de détails ont coulé des négociations en cours. Il est donc difficile de se prononcer sur les aspects ne couvrant pas les échanges commerciaux. Par exemple, quelles mesures toucheront les domaines comme l’investissement, la science, la technologie, l’environnement, la culture et lamain-d’oeuvre?

·         Enfin, même si le libre accès aux marchés de l’UE pourrait profiter à de nombreuses entreprises canadiennes, la plupart des pays de l’UE sont arrivés à maturité avec, par conséquent, un potentiel de croissance économique plus limité.

Dans ces conditions, il pourrait être difficile pour certaines entreprises canadiennes de faire leur place au sein de ces marchés.

·         À moyen et à long terme, le gouvernement fédéral aurait donc avantage à conclure d’autres accords de libre échange en privilégiant des pays ou des zones à haut potentiel de croissance, comme les pays émergents d’Asie ou d’Amérique du Sud. Ainsi, les négociations en cours avec l’Inde semblent particulièrement prometteuses, d’autant plus que le commerce avec ce pays est déjà facilité par des règles communes régissant les pays membres du Commonwealth.

Sa dernière conclusion, on aurait pu s’en passer, dumping social, ça vous dit rien ?
Évidemment, c’est un économiste d’une grande  institution financière oligarchique du Canada, il ne risque pas de se faire délocaliser.

D'autant plus, ce sont les pays émergents dus à leurs faibles coûts de la main-d'œuvre qui incite la délocalisation des entreprises vers les pays émergents, on constate, l'inconséquence du raisonnement de l'économiste, on ne veut pas créer le mal hollandais, mais la mondialisation fragilise justement les secteurs industriels des pays modernes par la délocalisation.

Ce n’est pas grave, pour une institution financière, plus que les pays et les gens sont endettés, plus ils sont riches.

On sécurise les profits des banques tout en nationalisant leurs pertes sur le dos du peuple, enfin …

Benoit P. Durocher

Économiste principal


Table des matières

1.      Libre-échange (1)

2.      Exportations - (Libre-échange (2))

3.      Union européenne - (Libre-échange (3))

4.      Position déficitaire - (Libre-échange (4))

5.      Conclusion - (Libre-échange (5))