Exportations - (Libre-échange (2))

Cahier spécial : Exportations (Libre-échange (2))


Libre-échange

Au Canada, pas moins de six accords commerciaux bilatéraux sont entrés en vigueur depuis 2002 et près d’une douzaine de nouvelles ententes sont actuellement en négociation.

Lorsqu’il est question de libre-échange au pays, c’est toutefois l’Accord de libre-échange nord américain (ALENA) entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, entré en vigueur en 1994, qui retient davantage l’attention.

Exportations

Un certain ralentissement des échanges commerciaux avec les États-Unis est toutefois observé depuis le début des années 2000 (graphique 1). Il faut dire que la dernière récession et la crise financière ont grandement affecté la demande nes doivent aussi faire face à une plus grande concurrence en provenance de certains pays émergents, comme la Chine et l’Inde.

Les échanges commerciaux avec les États-UnisNos exportations subissent une double pression extérieure, une vraie souricière, d'un côté, ont subis  la pression des produits provenant des pays émergents et de l'autre côté notre marché de proximité qui a le plus important bassin de population est en pleine crise économique et en mode protectionniste.

Cela dit, même si les exportations de l’industrie canadienne de l’automobile vers les États-Unis ont effectivement ralenti depuis le nouveau millénaire, les autres industries affichent également un certain plafonnement de leurs exportations (graphique 4). Visiblement,le phénomène du ralentissement des exportations destinées aux États-Unis est généralisé et n’est pas seulement l’affaire de l’industrie de l’automobile. américaine. Par contre, force est de constater que la stagnation des échanges avec les États-Unis est un phénomène qui est apparu plusieurs années avant cette période trouble. Visiblement, d’autres facteurs sont aussi à l’oeuvre.

Le plafonnement des exportations États-Unis

Exportation en baisse

De nombreux éléments peuvent expliquer les difficultés des échanges avec les États-Unis.

1)     En outre, la productivité des entreprises canadiennes a été nettement inférieure à celle des entreprises américaines au cours des dernières années. Il en découle une perte de compétitivité, qui a contribué à amoindrir les gains obtenus par les exportateurs canadiens.

2)     De plus, l’appréciation du dollar canadien survenue depuis 2002 a accentué l’écart entre les coûts unitaires des entreprises canadiennes exprimés en dollars américains et les coûts unitaires des entreprises aux États-Unis.

3)     La montée du protectionnisme américain depuis quelques années peut aussi expliquer en partie les difficultés qu’éprouvent les exportateurs canadiens au sud de la frontière. Le secteur du bois d’oeuvre a été particulièrement touché par cette problématique.

4)     Parallèlement, les entreprises canadiennes doivent aussi faire face à une plus grande concurrence en provenance de certains pays émergents, comme la Chine et l’Inde.

5)     Finalement, une dernière explication de l’essoufflement généralisé des exportations canadiennes est l’atteinte d’une certaine maturité de l’ALENA. Les principaux gains pouvant être facilement réalisés ont cependant été complétés au fil des ans. Ainsi, il est maintenant plus difficile d’obtenir de nouvelles parts de marché au sud de la frontière.

Les 4 premiers facteurs suffisent amplement à une décroissance de nos exportations aux États-Unis .


Table des matières

1.      Libre-échange (1)

2.      Exportations - (Libre-échange (2))

3.      Union européenne - (Libre-échange (3))

4.      Position déficitaire - (Libre-échange (4))

5.      Conclusion - (Libre-échange (5))